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Annaba: BÂTIMENT - Un déficit en main-d’œuvre

Publié le 07/08/2014
La devise « Lorsque le bâtiment va, tout va » s’applique à Annaba. Les promoteurs immobiliers, dans cette ville, se comptent par dizaines. Les immeubles en chantiers aussi. Sauf que les délais de construction ne vont pas aussi vite que les maitres d’ouvrages ne  l’espèrent. Il y a une raison à cela et celle-ci n’a rien à voir avec une quelconque lourdeur administrative ou un problème d’encaissement. C’est tout simplement un manque de main- d’œuvre non qualifiée. Or chacun sait que les chantiers ont surtout besoin de gros bras car les maçons, les électriciens en bâtiment et les plombiers, la wilaya en dispose et largement. Par contre les manœuvres, c'est-à-dire tous ces auxiliaires de la construction n’ayant aucune qualification, il en manque et même douloureusement. Des entrepreneurs et des artisans nous ont affirmé qu’ils se mettent, quotidiennement à la recherche de cette « denrée rare » qu’est devenu le simple manœuvre. Ils proposent ainsi aux jeunes de les recruter le temps d’un chantier en leur offrant une paie forfaitaire calculée à la journée (500DA) assortie d’une inscription à l’assurance durant leur période travaillée. La plupart de ces jeunes, nous a-t-on dit, déclinent cette offre et expliquent leur refus par le fait qu’ils ne veulent pas « avoir des mains calleuses » préférant le circuit informel et l’argent facile. Certains promoteurs se sont alors tournés vers ceux qu’on appelle aujourd’hui les « Blacks », de plus en plus nombreux à faire halte dans notre pays, espérant gagner quelque argent leur permettant de poursuivre leur aventure vers « l’eldorado européen ». Ces catégorie de personnes aiment bien se salir les mains et sont contentes d’être payées à 500 DA la journée. Il y a cependant un problème et il est incontournable, celui de l’interdiction de faire travailler les étrangers en situation irrégulière. Certains promoteurs bravant l’interdit se sont vus infliger des amendes sévères. Pendant ce temps les chantiers tournent cahin caha. Lorsqu’on voit ceux pris par les Chinois avancer à un rythme plus que satisfaisant, on se passe tout simplement de commentaire.

lestrepublicain - 06 août 2014 - Djamel Saadi.

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Les Commentaires

On ne peut qu'être consterné, quand on apprend qu'en dépit d'un taux élevé du chômage on n'arrive pas à trouver de simples manoeuvres.
Cependant, si on arrivait à éradiquer le marché informel,les jeunes ou autres, seront obligés de se rabattrent sur ce genre de métiers, qu'il faut rappeller sont des métiers honorables. Puisque pour l'instant personne ne veut accomplir la tâche de manoeuvre, les autorités doivent comprendre qu'une attitude pragmatique et souple s'impose. Car les enjeux sont colossaux du moment qu'il s'agit de résoudre entre autre la crise de logement, cette épine que nous portons au pied. Si c'est la seule solution qui reste, alors pourquoi ne pas autoriser temporairement ces africains à travailler sur notre territoire? Suspendre provisoirement cette obligation, en accordant à ces subsahariens la permission de travailler sur les chantiers par exemple, permetterait de résoudre le problème de la main d'oeuvre et également cela donnerait à ces subsahariens la liberté d'être un peu moins dépendant financièrement des autres. En Sommes, pour une période plus ou moins longue, tout le monde trouverait son compte.
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