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Annaba: Marché informel de la devise - 1 000.000 d’Euros échangé par jour

Publié le 24/08/2015
2270367« Euro, Casse, Dollar », c’est la phrase prononcée par les animateurs du marché informel de la devise, postés au niveau des rues du centre-ville de la commune chef-lieu de la wilaya d’Annaba dont la célèbre et la très animée rue Ibn Khaldoun. Devises et dinars algérien à la main, ils sont plusieurs dizaines de personnes à proposer aux passants d’effectuer le change de la monnaie. Avec la chute des prix du pétrole et la dévaluation du dinar algérien, les taux de change ne cessent de grimper. En effet, 16.050 DA c’est l’équivalant de 100 euros sur le marché parallèle au moment où il faut plus de 13.000 DA pour 100 dollars. Avec l’approche de la saison d’El Hadj, les vacances d’été et l’arrivée des algériens résidant à l’étranger, l’échange de monnaie est de plus en plus intensif. « C’est vraiment un véritable marché. C’est vrai que c’est informel mais sans ça on n’aurait pas d’argent pour aller à l’étranger pour étudier, se faire soigner, faire le Hadj ou tout simplement pour passer des vacances », a expliqué un des habitants d’Annaba habitué à voyager à l’étranger. « Il ne faut  pas nier que c’est un marché régulateur qui permet de modérer l’offre par rapport à la demande », a expliqué un enseignant universitaire interrogé sur le marché informel de la devise.

Les promesses non tenues de la Banque d’Algérie

Un marché en pleine expansion en raison du retard de la Banque d’Algérie dans l’augmentation de l’allocation touristique fixée à environs 135 Euros ou encore de permettre aux étudiants algériens poursuivant leurs études à l’étranger de bénéficier d’allocations pour études. Pourtant le gouverneur de la banque d’Algérie avait annoncé, il y’a environs deux ans, que des mesures seront prise en vue de revoir à la hausse l’allocation touristique à 500 Euros par an et de permettre aux étudiants et aux citoyens algériens allant effectuer des soins à l’étranger de bénéficier d’allocations. Des mesures qui ont été annoncée, en exclusivité, quelques semaines avant la déclaration du gouverneur de la Banque d’Algérie par « Le Provincial ». Ces mesures ne seraient jamais entrées en vigueur pour plusieurs facteurs, entre autres la crise économique traversée par l’Algérie actuellement suite à la chute des prix du baril de pétrole.

L’absence des bureaux de change justifiée

D’après un des commerçants basé au centre-ville de la commune chef-lieu de la wilaya d’Annaba, certains animateurs du marché parallèle de la devise peuvent fournir la somme de 1 million d’Euros en seulement quelques heures. En effet, implantés dans leur commerce, ils sont qualifiés de « banques parallèle ». Machines à compter et détecteurs de faux billets, certains opérateurs possèdent l’équipement nécessaire pour ouvrir leur propre bureau de change. Un commerce non autorisé par la loi algérienne. « L’état ne peut pas dans les conditions actuelles autoriser les bureaux de change car on a une économie faible. Une économie qui repose principalement sur l’exportation des hydrocarbures. Il faut d’abord créer une économie à fort potentiel de production en redynamisant tous les secteurs à même de permettre des exportations hors hydrocarbures. Ces actions pourraient enclencher un processus actif favorable à une économie prospère et dont une des conséquences serait l’élargissement du marché intérieur, notamment du point de vue de l’offre avec pour effet le renforcement de la parité du dinar par rapport aux devises. Il ne faut pas oublier que la stabilité politique constitue la condition sine qua non de la création d’un climat favorable au développement de l’économie de manière générale », a expliqué un expert en statistique et économétrie, enseignant-chercheur à l’Ecole Préparatoire aux Sciences Economiques, Commerciales et sciences de Gestion d’Annaba, interrogé par nos soins. Par ailleurs, plusieurs inconvénients sont à relever au niveau du marché parallèle de la devise entre autres, le risque de la fausse monnaie et du blanchiment de l’argent. Même avec ces points, le marché informel de la devise reste toléré par l’état algérien. Son éradication pourrait faire flamber le prix de la devise à des taux dépassant le seuil de l’entendement. Comme c’était le cas à Alger, il y’a quelques mois de cela, lorsque le marché parallèle de la devise a été éradiqué. En effet, 100 Euros valaient environs 20.000 DA.

Le provencial - 24 août 2015 - R.A

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