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Annaba : AID EL ADHA - La cherté des moutons donne le tournis

Publié le 02/09/2015
La cherté des moutons donne le tournisPar ouï-dire, le mouton de l’Aïd ne sera pas à la portée du citoyen au faible revenu. Son prix oscillerait entre 45 et 50000 DA. « Si cette information est vraie, je ne serai pas en mesure d’acheter un mouton dont le prix dépasse l’entendement. Mon salaire est très faible. Donc, je dois faire l’impasse sur cette grande fête religieuse au grand dam de mes enfants et tenter de les convaincre de la cherté du mouton », nous a dit un ouvrier. Selon certains revendeurs qui négocient les prix avec les maquignons sur les places du marché aux bétails connues sur le territoire national à l’exemple de Djelfa, Tébessa, etc., le mouton sera cher et ils craignent, pour la circonstance, qu’une baisse des prix soit envisagée. Cependant, à l’approche de l’Aïd El Kébir, une certaine appréhension se lit sur le visage du citoyen qui ne sait plus à quel saint se vouer. Écartelé entre l’achat des fournitures scolaires et les préparatifs de l’Aïd qui coûtent les yeux de la tête, l’homme de la rue ne peut joindre les deux bouts. Et, à en croire certaines sources, beaucoup de familles démunies vont se contenter de l’achat des abats et de deux ou trois quartiers de viande. « Même les abats se font très rares avant l’Aïd. A une semaine du sacrifice, le client doit passer commande auprès de son boucher pour s’offrir une fressure », nous ont indiqué ces mêmes sources. C’est pourquoi, l’Etat doit intervenir pour venir à bout des problèmes auxquels fait face la classe ouvrière. « Par exemple, le mouton devra être porté sur la liste parmi les produits « made in Algerie » accordés dans le cadre du crédit à la consommation. Et, ce seront les banques nationales qui parraineront l’opération », nous a encore dit ce quinquagénaire. « Si la banque nous accorde un tel crédit, ce sera une excellente idée qui atténuera sans doute nos souffrances et nous facilitera la tâche en nous permettant d’acheter un mouton à crédit », a affirmé son voisin qui a apporté de l’eau au moulin et qui s’est montré plus au moins confiant quant à l’issue de cette situation dans laquelle il se débat avant d’ajouter : « A l’époque, on n’entendait pas parler de revendeurs. On n’avait uniquement affaire qu’aux maquignons qui intervenaient souvent sur le marché sous l’œil vigilant des contrôleurs relevant des services compétents. Aussi, le prix du mouton était non seulement négociable mais aussi il était très abordable ». Par ailleurs et pour réguler le marché du bétail, les responsables devront agir vite et sévir contre les revendeurs qui sucent le sang des citoyens qui n’arrivent pas à boucler ses fins de mois. Enfin, une lutte sans merci doit être menée par les gardes-frontières pour démanteler les réseaux spécialisés dans le vol et la contrebande du cheptel au niveau de nos frontières, des opérations de contrôles inopinés sur nos routes nationales devront être effectuées et la saisie automatique des troupeaux introduits clandestinement ainsi que la mise à l’amende de certains maquignons indélicats et complices des opérations de transactions scabreuses, augmenteraient sans doute le nombre de têtes du cheptel ovin et contribueraient beaucoup à la baisse du prix du mouton.

lestrepublicain - 02 septembre 2015  - Nejmedine Zéroug

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