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Annaba: Hommage à M BAGHDADI LALAOUNA - Annaba n’oublie pas ses bâtisseurs

Publié le 07/09/2015
1Vingt- huit ans après son départ d’Annaba, le nom de son ex : Wali est toujours évoqué, pour les formidables réalisations qu’il a laissées derrière lui. En quatre années d’exercice, ce commis d’Etat aux mains calleuses, dynamique et pragmatique, a déjoué tous les pronostics en matière du nombre de projets réalisés, et du respect des délais de leur réalisation. El Hadj Baghdadi a séjourné à Annaba de 1983 à 1987, ville au sein de laquelle il laissa une image indélébile de véritable icône.

Avant de nous étaler sur son exemplaire parcours de premier gestionnaire de la wilaya d’Annaba, voyant plutôt son parcours d’ancien moudjahid et de commis de l’Etat. Si Baghdadi a vu le jour à Bordj Bou Arreridj, le 09 janvier 1936.Il avait dix-neuf ans à peine, lorsqu’il a rejoint l’Organisation Centrale du FLN et devint fidai en 1955. En 1956, il rejoint les rangs de l’ALN et assuma plusieurs responsabilités au niveau de la Wilaya 1, zone 1. Le 26 octobre 1957, il est condamné par contumace à la peine capitale par le tribunal militaire des forces armées Françaises de Constantine. En 1960, il rallie la base de l’Est en Tunisie où on lui confia le service habillement du M.A.L.G. Officier de l’ALN à la proclamation de l’Indépendance, on lui confia le service renseignement et liaison de Batna, dépendant de l’ALN. Son cursus de commis de l’Etat dura trente- quatre longues années. De 1962 à 1976, il occupa les postes de chef de daira à Barika(Batna), M’sila, Timimoun(Adrar), Arzew(Oran) et Meliana dans la wilaya de Chlef. De 1977 à 1988, il fut tour à tour Wali d’Adrar, de Tiaret, de Sidi Bel Abbes, d’Annaba et d’Oran. Avant de devenir wali hors cadre, il fut chargé du Fond de Participation des collectivités locales et Consul Général d’Algérie à Tanger. Il conduisit également plusieurs délégations des collectivités locales à l’étranger, notamment aux USA, en Pologne, au Japon et en Argentine.

ANNABA LUI DOIT BEAUCOUP

Avant l’arrivée de Baghdadi Lalaouna en tant que Wali de la ville des jujubes, soit en 1983, cette dernière accusait énormément de retard dans plusieurs domaines stratégiques. Il avait alors pour mission des hautes autorités du pays à cette époque, de réaliser ce qui doit l’être. C’est ainsi qu’il entreprit de réaliser les doubles voies routières entre Annaba et Berrahal, et Annaba /El Hadjar. Ensuite il réalisa la construction du palais de la culture Med Boudiaf, le téléphérique, le stade omnisport du 19 mai 1956 et octroya plusieurs lots de terrains à des privés pour l’érection d’hôtels, et de stations balnéaires notamment sur la corniche Nord. Parallèlement, il s’était attelé à résorber l’habitat précaire et les bidonvilles. La cité Bouhamra qui devint Boukhadra sur son initiative, fut débarrassée de tous ses taudis, et fut entièrement modernisée par de jolis lotissements symétriques. Il en fut de même au niveau de Sidi Salem qui connut un essor considérable, en matière de construction de logements sociaux. Plusieurs villages et bourgades de la wilaya qui étaient enclavés, bénéficièrent de la réalisation de chemins goudronnés, de dizaines d’établissements d’éducation, de santé de proximité, de mairies et leurs annexes et d’autres mesures d’accompagnement d’utilité publique. Toutes ces réalisations d’envergure ont été concrétisées, par la seule vertu du travail, alors que les caisses de l’Etat subventionnant les collectivités locales, touchaient le fond de l’escarcelle. Et encore, nous n’avons pas inventorié fidèlement tout ce que ce commis d’Etat a réalisé avec des moyens dérisoires. Lorsque je l’ai rencontré dernièrement à Alger, il m’avait confié, que s’il y avait autant d’argent qu’aujourd’hui dans les caisses de la wilaya, il aurait fait d’Annaba la seconde capitale après Alger, sur le plan infrastructurel bien sûr.

BAGHDADI LALAOUNA DANS LE CŒUR DES BÔNOIS

De tous les walis qui ont transités par Annaba, seul le nom de Hadj Baghdadi est toujours vivace dans la mémoire des Annabis, qui ne cessent de l’évoquer en toute occasion. Non seulement pour ses qualités intrinsèques de gestionnaire modèle, mais surtout pour son sens des relations humaines, son équité, son amour pour son prochain sans distinction de sexe ou de rang social. Missionnaire infatigable, dès l’aube il était déjà sur pied pour aller inspecter les chantiers en cours. Il n’hésitait pas à venir me chercher à six heures du matin pour lui tenir compagnie, alors que j’exerçais au journal Horizon. On prenait le café sur le pouce en mon domicile, il ne voulait même pas s’asseoir et avait hâte d’être sur les chantiers. Surtout celui de la construction du complexe omnisport, dont il avait tenu le pari de le réaliser dans les délais prescrits par feu Président de la République Chadli Bendjedid. Effectivement, le stade fut réceptionné vingt- quatre mois à peine après le début des travaux, alors qu’il devait l’être douze mois plus tard. Un record réalisé avec très peu de moyens, mais avec beaucoup de volonté, de pragmatisme, de dynamisme et d’initiative. Au nom de la population Annabie, nous rendons un grand hommage, à celui qui fut durant quatre ans le précurseur du développement à Annaba.

Le Provencial - 05/09/2015 - Omar Touati

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Les Commentaires

"Annaba serait elle une ville délaissée"

Talai ministre du transport a posé hier le premier rail du tramway a Sétif et a insisté sur le strict respect des délais de réalisation des projets...le gouvernement a accordé des sommes colossales pour la concrétisation des projets!lire la suite sur "Liberté" (de Amar Loucif)...mais de qui on se fout et notre tramway a nous, quant est-il?...sommes nous maudits?.
"Un tramway nommé désir"

On entend parler du projet depuis 2008, la crise pétrolière a un bon dos!, notre rêve fini dans "les calendes grecques"! pauvres de nous!.
"a l'approche de l'aïd on peut toujours rêver"

"Ay dalia a3tini la3nab, ou la3nab el moussici, bech moussici, da3tini bay3ssici, bech bay3ssici nal3abih, nahar el aïd mou3ayd", pour les annabis qui veulent faire un tour dans le tramway pourront toujours aller a Constantine ou attendre celui de Sétif.
"si généreuse"

Angéla on t'aime, on t'attend aussi a Annaba.
"Faire rêver les hommes est souvent le moyen le plus sûr de les tenir endormis-précisément parce que le rêve leur donne l'illusion d'être éveiller. (G.Thilbon)
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