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Annaba: ZET DE CHÉTAÏBI - Le wali ordonne la démolition des constructions illicites

Publié le 20/10/2015
Le wali ordonne la démolition des constructions illicites Vu de l’extérieur, le village de Chétaibi est un petit Eden. Vu de l’intérieur, il incite à tirer la sonnette d’alarme. Chétaibi mérite un meilleur sort . Hier, lors de la visite du wali de Annaba à Chétaibi, à 70 kilomètres à l’Ouest du chef-lieu de Annaba, c’est un amer constat qui a été relevé par le chef de l’exécutif. En effet, de l’AEP à l’alimentation en énergie électrique, en passant par  le logement, les équipements publics, l’emploi, la santé, les routes, l’agriculture et l’industrie, tout est déficit et négation.  D’ailleurs, quoi de plus paradoxal et de navrant, que de découvrir que l’un des plus beaux village d’Algérie, dans l’une des plus belles baies au monde est l’une des communes les plus pauvres et les plus isolées, de l’antique Tacatua. C’est ce qu’a constaté de visu le wali de Annaba, à l’issue d’une visite de travail et d’inspection à Herbillon de l’époque coloniale, situé dans le prolongement des monts de l’Edough et construit sur le flanc d’une montagne qui se jette dans le golf de Takouch. Le village est un véritable tableau de maître : Chétaibi la baie est un véritable don du ciel. Chetaibi le village, est un merveilleux tatouage architectural épousant les traits de la nature et mariant la montagne à la mer. Chétaibi la commune, pourtant, en plein exercice depuis plus d’un siècle, vit malheureusement encore à l’heure de l’isolement et du néant. Les insuffisances ont été constatées dès l’inspection du 1er point, d’un programme de 140 unités de type logement public locatif, à Zaoui, à une dizaine de km sur les hauteurs du chef-lieu de la commune. Le taux d’avancement des travaux est insignifiant. Le promoteur signale l’absence de la main d’œuvre spécialisée. Les ouvriers évitent de venir travailler à Chetaibi, dira-t-i. Le wali n’est pas allé avec le dos de la cuillère en direction des élus et de l’entreprise en charge,  a donné un délai de 5 mois pour la réception des logements. Comme il a instruit le P/APC à trouver une solution au problème de l’AEP qui caractérise cette localité, dans les 10 jours qui viennent. 2ème découverte surprise de la journée: la caserne de la Protection civile, construite sur les hauteurs de la fontaine romaine à l’entrée principale du village, dont les travaux de réalisation ont été lancés en 2008 et qui n’a pas été encore réceptionnée. La raison : cette infrastructure a été  construite sur un terrain meuble, strictement déconseillé à la construction bien avant même l’indépendance. D’ailleurs, l’engagement des travaux de ce projet a provoqué un glissement de terrain qui a coûté une seconde enveloppe de plus de 4 milliards. Pour beaucoup de spécialistes en géologie, un glissement de terrain destructeur n’est pas à écarter, surtout avec l’absence maintenant des arbres qui assuraient autrefois la fixation des terres. Cette zone, autrefois très boisée, fait l’objet d’un massacre systématique et non stop, notamment au niveau du versant donnant sur le site de la fontaine romaine. Dernière et grosse stupéfaction de cette visite, les travaux d’aménagement de la ZET de la baie-Ouest. Paradoxalement, le projet n’a pas évolué d’un iota depuis la dernière visite du ministre du Tourisme. Seule une partie d’une piste a été ouverte, avant d’être mise en cause par des propriétaires terriens, qui ont refusé le coût de dédommagement fixé par l’Etat dans le cadre de l’utilité publique et demandent une  revalorisation. Si ce projet est en difficulté, les constructions illicites poussent comme des champignons au niveau de la ZET. En constatant le phénomène, avec en plus des logements de construction récente,  le wali n’a pas caché sa colère en tirant à boulets rouges sur les autorités locales. Hors de lui, Youcef Cherfa, a lancé en direction des responsables concernés : « C’est une agression flagrante du patrimoine de l’Etat. Il s’agit en plus des constructions récentes. Pour moi, il y a anguille sous roche et il y a un silence complice des autorités locales. J’exige une large opération de démolition et surtout une enquête approfondie de la gendarmerie devant aboutir sur les tenants et aboutissements de cette affaire scabreuse».

Des potentialités mais....

Malgré toutes les potentialités naturelles dont dispose-t-elle, Chétaibi ne profite de ses atouts que l’espace d’une saison : l’été. Encore là, beaucoup reste à faire. Les capacités d’accueil sont pratiquement inexistantes, selon les habitants. Les nombreux touristes n’ont à leur disposition, en fait, que les locations d’appartements, hors d’atteintes d’ailleurs de beaucoup d’entre-deux. Véritable havre de paix, région féérique pour le visiteur, qui est vite repéré, il n’est, cependant, pour ses habitants, qu’une région enclavée et déshéritée où sévit le chômage et le « spleen » des jeunes. Les 19 carrières qui offraient, il y a des années, des postes de travail aux habitants, sont toutes abandonnées, signalent les riverains. La pierre de granit, est pourtant précieuse et abondante. La population locale a beaucoup à dire sur les difficultés de leur quotidien, surtout en ce qui concerne le problème de chômage qui se pose avec acuité d’année en année. Aujourd’hui, il est difficile même de prétendre au produit de la pêche. Donc, fini les temps de la « baraka » où, sitôt les embarcations rentrées a bon port, de casiers entiers de poissons sont offerts gratuitement à la population venue partager les offrandes de la grande bleu. Car, les marins-pêcheurs tekkouchis, après à voir pris le large font prendre à leur marchandise, fraîchement acquise, le chemin de la ville ou le profit ne peut être que largement meilleur. Comme également, il n’a jamais été question depuis des années de compter sur les fruits de la terre, Chétaibi, qui s’étend sur une superficie de 132 km2, étant une région montagneuse où la surface agricole n’occupe que quelque 400 hectares servant à la tomate industrielle, essentiellement dans la localité d’El-Azla et quelques parcelles insignifiantes sous-exploitées au demeurant, contre des milliers d’hectares de Chênes et de chênes-lièges. Le travail de la terre est difficile dans cette région. Un autre travail est pratiquement impossible à trouver dans la commune.

Lestrepublicain - 19 octobre 2015 - B. Salah-Eddine

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