
La délocalisation des locataires de plus de 300 stands
de l’ex-Souk El Fellah d’El-Hattab, vers la Tabacoop, a provoqué un véritable séisme chez ces vendeurs de vêtements dont les locaux ont été retapés à neuf, après l’incendie de 2011 qui avait réduit en cendres à l’époque ce marché. La décision est irrévocable, d’après les locataires qui ont tenu, hier un important rassemblement en face du commissariat de la 9éme sûreté urbaine. Selon les protestataires qui ont carrément paralysé la circulation en présence d’un important dispositif des forces de sécurité qui cherchaient à contenir la foule, la décision est arbitraire, car il y va de l’avenir de dizaines de pères de familles. Leur délocalisation vers la Tabacoop, n’est pas du tout du goût des commerçants, dès lors que le site est boudé par la population. Ils considèrent que leur transfert vers ce lieu, c’est la mise à mort de leur commerce, ont tenu à témoigner plusieurs protestataires. Bien que les autorités locales de la wilaya n’aient donné aucune explication concernant cette décision prise du jour au lendemain, les protestataires disent qu’un délai de 15 jours leur a été accordé pour libérer les lieux. On parle d’un parking à étages qui remplacerait probablement ce marché. Une information qui reste à confirmer du côté des officiels qui préfèrent rester, pour l’instant, prudents en attendant la libération des lieux. Tout en scindant des banderoles, plus de 300 commerçants crient qu’ils ne sont pas prêts à baisser les bras dans le cas où les autorités ne leur proposent pas un lieu commercial plus intéressant. Cette décision prise par les responsables locaux entre certainement dans le cadre de la lutte contre l’anarchie que connait la ville depuis des années. Le désengorgement de la ville et la récupération des sites et marchés longuement livrés au commerce informel, demeurent probablement une priorité pour les autorités à l’effet de lancer des projets d’utilité publique tels qu’un parking à étages. Une infrastructure d’une importance primordiale qui fait vraiment défaut dans cette wilaya. Pourvu que les projets soient d’utilité publique et non pas d’intérêt personnel.
lestrepublicain - 18 janvier 2016 - Boufessioua Sofiane
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