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Annaba: DÉTENUS DANS LA VILLE DU KEF - Les 8 harraga demain devant le procureur de la République

Publié le 09/02/2016
Les 8 harraga demain devant le procureur de la RépubliquePortés disparus depuis mardi dernier, les 8 candidats à l’émigration clandestine, faisant partie d’un  groupe de 14 harraga, sont sains et saufs et se trouvent en détention dans la ville tunisienne du Kef. Ils ont été interceptés, quelques minutes après avoir quitté leur embarcation, en panne d’essence, pour regagner le rivage, par les éléments de la marine tunisienne. C’est ce qu’ont d’ailleurs, confirmé, les parents de Merdaci Mohamed-Lamine, l’un des 8 harraga de Annaba, portés disparus en mer. Ils  ont annoncé que leur fils ainsi que ses compagnons d’infortune sont bel et bien en vie et qu’ils se trouvent entre les mains de la justice tunisienne. Contactés,  les Merdaci ont, en effet, confirmé qu’ils ont pris attache avec le Procureur de la République d’El-Kef, qui les aurait rassurés sur le sort des 8 jeunes candidats à l’émigration clandestine, en leur indiquant que ces derniers devraient comparaître devant un tribunal de cette ville, lundi 08/02/2016, avant leur remise aux autorités algériennes. Selon la maman de Merdaci Mohamed Lamine, le Magistrat en question aurait été formel, en assurant que les huit naufragés ont été secourus dans des conditions difficiles par la marine tunisienne, alors qu’ils tentaient de regagner à la nage, les côtes de la station balnéaire de Tabarka. C’est auprès des autorités de cette ville, située à quelques kilomètres, à peine de la frontière algéro-tunisienne, justement, où elle s’était rendue après l’annonce de la tragédie, que certains parents avaient appris, en premier, la bonne nouvelle du sauvetage des malheureux harragas et de leur actuel lieu de détention. Nos sources signalent, que c’est grâce à un officier algérien, installé dans la Wilaya d’El-Tarf et qui est très proche des services sécuritaires tunisiens, qu’une  famille aurait appris que les jeunes harraga algériens sont détenus dans le gouvernorat du Kef. Pour rappel, ce sont 14 personnes au total, qui avaient pris part à cette équipée, qui a soudainement viré au drame, lorsque l’un des passagers malade succomba à une crise fatale. Les rescapés expliqueront, plus tard, que  le passeur, un repris de justice, leur a proposé de jeter le cadavre en mer et continuer la traversée. Cependant les harraga, en majorité, ont préféré de renoncer à l’aventure et rebrousser chemin, que de larguer le cadavre de leur copain en mer. Mais, sur le chemin du retour, la barque artisanale eut une avarie de moteur : panne d’essence.  Poussée, des heures durant, par le courant des vagues, l’embarcation a rejoint la côte, à la limite des eaux de la frontière, Algéro-Tunisienne. La panique gagna tous les passagers, après ces deux incidents et dès qu’ils se sont rapprochés des côtes, ils se sont jetés,  laissant l’un des leurs, un jeune de Dréan qui ne savait pas nager, en compagnie  de la malheureuse victime, à bord de l’embarcation, à la dérive à quelques miles marins de la plage Segleb, au Nord de la Commune d’Oum-Tboul.  Ainsi, 4 des harraga ont réussi à rejoindre le littoral à la nage avant qu’ils ne soient récupérés par les éléments de la marine nationale, soutenus par des hélicoptères de recherche et de sauvetage de type marlin. Les gardes-côtes ont dû mobiliser pendant deux jours, de grands moyens pour tenter de retrouver les 8 harraga restants, mais sans succès, ce qui avait plongé l’opinion publique dans l’émoi et la consternation. Ce n’est pas la première fois, que des familles de harraga, désespérées, s’adressent aux voisins tunisiens pour savoir si leurs enfants n’avaient pas été interceptés par les gardes-côtes de ce pays, comme ce fut le cas en mai 2007 et en octobre 2008. Ainsi, le drame des harraga continue de provoquer des malheurs, notamment au sein des familles annabies, dont les enfants, en proie au désespoir, préfèrent l’aventure, pour rejoindre l’autre rive de la méditerranée à la recherche d’un hypothétique bien-être.

lestrepublicain - 07 février 2016  -
B. Salah-Eddine
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