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Annaba . REJET DES EAUX USÉES À KALITOUSSA - Le wali exige une enquête

Publié le 14/02/2016
Le wali exige une enquêteLe wali de Annaba, Youcef Cheraf, en visite la fin de la semaine écoulée au nouveau pôle urbain de la cité Kalitoussa de Berrahal, a fait une étrange  découverte, qui l’a mis hors de lui, a-t-on constaté sur place. Il s’agit d’un véritable ruisseau d’eau usagée et surtout polluant qui travers une bonne partie des bâtiments du pôle urbain. Information prise, il s’est avéré que les eaux sont rejetées depuis des années déjà, sans aucune épuration, par une entreprise de production de la tuile, implantée dans la zone industrielle. Pourtant la zone industrielle de Berrahal est dotée de son propre réseau d’eaux usées, qui se déverse du côté de la zone « El-Guemgoum », selon les explications fournies au chef de l’exécutif.  Mais cette entreprise, en l’absence d’une réaction rigoureuse des services de l’hydraulique, n’a pas raccordé son réseau et a préféré rejeter l’eau  usagée dans la nature. Le wali a ordonné fermement de mettre un terme aux agissements de cette entreprise et l’ouverture d’une enquête approfondie sur cette affaire. C’est ainsi que l’entreprise, jugée « de très qualifiée », en charge de la réalisation des canalisations des eaux usées, est confrontée à un sérieux problème de la stagnation des eaux, malgré une cadence de travail pratiquement en h24.  Les ouvriers de cette entreprise sont obligés de travailler deux jours sur quatre  du côté du site AADL, afin de libérer les eaux cumulées qui dégagent des odeurs nauséabondes et menacent la santé publique notamment des bambins. A l’occasion il a été dénoncé au wali que plusieurs polluants industriels et urbains sont rejetés quotidiennement.  En effet, le bassin du lac Fatzara, appelé communément El-Garâa,  est confronté chaque jour à plusieurs polluants industriels et urbains émanant non seulement de la commune de Berrahal, mais également d’El-Eulma et Chorfa, relevant de la daira d’Ain-Berda.  Aujourd’hui, et selon des sources crédibles, la totalité des eaux résiduelles des entreprises et stations de lavage, se jettent dans le lac Fatzara sans être épurées. Ainsi, la pollution a atteint  un degré si élevé qu’elle annonce les prémices d’une catastrophe écologique réelle. Nos sources estiment que la moitié des milliers de m3 de polluants industriels rejetés quotidiennement dans ce plan d’eau, seraient des huiles usagés. Aujourd’hui, le lac Fatzara représente un véritable catalyseur de déchets de toute sorte. « Nous sommes en présence d’un conglomérat de liquide visqueux et vaseux renfermant des vecteurs de maladies infectieuses. » a tenu à témoigner un agriculteur, spécialisé dans l’élevage bovin de race locale, en activité sur les lieux depuis des années. Pour beaucoup, le lac Fatzara représente de nos jours un réservoir pour les rejets polluants. Avec les rejets des  57.000 nouveaux habitants du pôle urbain du Kalitoussa d’ici l’été prochain et plus de 30.000 autres représentant une partie de la nouvelle de Drâ-Errich, le lac Fatzara, pourtant   classé, en 2006, zone « RAMSAR »,  sera confronté à une catastrophe écologique certaine. La sonnette d’alarme est tirée.

lestrepublicain - 14 février 2016 - B. Salah-Eddine

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