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Annaba: Absence d’autorisation d’exportation d’ammoniac, espace de stockage saturé - Fertial ferme son unité d

Publié le 27/03/2016

Depuis mercredi dernier, la direction générale du complexe Fertilisants d’Algérie (Fertial) a mis les installations de production d’ammoniac de l’unité de Annaba à l’arrêt.

En cause, l’absence d’autorisation d’exportation. Les capacités de stockage de l’usine ont atteint la saturation, avons-nous appris des travailleurs. Le personnel en activité sur ce site a été déployé pour des tâches d’entretien avant d’être mis, si la situation persiste, au chômage technique. Même après la délivrance des autorisations d’exporter, il faut une période de sept à dix jours pour que les installations reprennent leur rythme de production, notent-ils.

A qui profite cette situation ? Certainement pas à l’économie nationale qui traverse actuellement la période la plus sombre de son histoire. Lourd de conséquences, l’impact économique l’est à plus d’un titre, puisque Fertial subira durant toute cette période un manque à gagner de 50 millions de dinars par jour, déplore la même source. Et de révéler que «le chiffre d’affaires de Fertial est de l’ordre de 300 millions de dollars, dont 75% réalisés à l’exportation».

Du côté de l’unité d’Arzew qui a repris la production après un arrêt de plusieurs jours, l’inquiétude s’est de nouveau installée parmi les travailleurs qui craignent le même sort. En effet, le 25 janvier, l’unité d’Arzew a fermé ses portes en mettant ses installations de production d’ammoniac à l’arrêt pour des  raisons similaires. Asmidal, le partenaire algérien minoritaire avec 34% du capital, affirme que «les actionnaires ne sont pas à l’origine de cette situation. Au contraire, nous venons de donner notre aval pour l’exportation de 80 000 tonnes d’ammoniac».

Classé parmi les rares partenariats étrangers  ayant réussi en Algérie, Fertial qui est née depuis 2005 entre l’espagnol Grupo Villar Mir (66% des actifs) et le groupe public Asmidal (34% du capital) est désormais perturbé.

Ce qui a poussé le partenaire social de Fertial à saisir la Fédération nationale des travailleurs du pétrole, gaz et chimie (FNTPGC) qui a immédiatement réagi.

Conscient de la gravité de cette situation, son secrétaire général, Sid Ali Beldjerdi, s’est adressé au ministre de l’Industrie et des Mines, Abdesselam Bouchouareb, l’appelant à intervenir avec célérité pour traiter ce problème. En réaction, Fertial a eu l’accord d’exporter 60 000 tonnes d’ammoniac. Ce qui a permis à l’unité d’Arzew de soulager un tant soit peu ses réservoirs de stockage et de reprendre son activité après un arrêt forcé.

C’est au tour de l’unité de Annaba de subir le même sort, avec plus de 1000 postes de travail directs et indirects menacés. Un véritable jeu trouble auquel s’adonne le ministère de l’Industrie et des Mines qui, paradoxalement, soutenait le partenariat perdant avec ArcelorMittal. Le patron de la FNTPGC n’a pas hésité à s’interroger sur ce jeu trouble interpellant le ministre de l’Industrie : «Il y a lieu de s’interroger sur ce blocage administratif injustifié qui oblige les responsables de Fertial à mettre au chômage technique, hormis le réseau de sous-traitants, quelque 1200 travailleurs directs et autant indirects au niveau des deux sites de Annaba et Arzew.

Ce qui engendre non seulement des pertes énormes pour l’entreprise, mais aussi l’annulation de ses commandes par ses clients et, par ricochet, le désengagement total de ces derniers. C’est dire que ce blocage, sans aucune raison apparente, porte atteinte à différents secteurs de l’économie nationale. Nous ne pouvons qu’alerter au plus haut niveau pour mettre un terme à cette situation dont les conséquences sont aussi graves que désastreuses.»


Pour rappel, Fertial affiche de grandes ambitions pour 2018 à travers un important projet d’investissement de plus de 360 millions de dollars, dont une grande partie sur fonds propres. Déjà entamé, cet investissement vise, selon sa fiche technique, la rénovation des trois unités d’ammoniac, l’enfouissement des conduites reliant le port à l’usine, la fiabilisation et la sécurisation des sites, l’augmentation des capacités annuelles de +40% pour les porter à 1,2 million de tonnes d’ammoniac par an. Sur le plan énergétique, il a été déjà procédé à la réduction de 21% de la consommation de gaz à la tonne d’ammoniac produite, passant de 45,1 MMBTU/t  à 35,6 MMBTU/t, conclut le chef de file de la Fédération nationale des travailleurs du pétrole, gaz et chimie.

El Watan - le 27.03.16  - Gaidi Mohamed Faouzi


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