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"Les Canadiens d’origine algérienne décidés à traquer l'argent de la corruption"

Publié le 12/07/2019
"Les Canadiens d’origine algérienne décidés à traquer l'argent de la corruption" "La démission du président Bouteflika ne suffit pas pour ces manifestants à Montréal. Karim Ouadia Après dix semaines d'un mouvement de contestation sans précédent en Algérie, les manifestants maintiennent la pression. Au Canada, la communauté algérienne fait écho à la population sortie dans la rue en Algérie pour demander le départ de ce qui reste du pouvoir de l'ex-président Abdelaziz Bouteflika. Les Canadiens d'origine algérienne s'adressent aux autorités du pays d'accueil pour qu'elles fassent barrage à l'argent de la corruption. Un collectif, né des rencontres citoyennes qui ont lieu tous les dimanches à Montréal au terme des rassemblements, fait de la lutte contre les transferts illicites des capitaux par le pouvoir corrompu sa priorité. Ses membres, regroupés en neuf comités, préfèrent parler de forum et ne veulent pas être identifiés comme membres d'une association. Cette démarche est « en phase avec ce que demande le peuple qui est sorti en Algérie », explique Rabah Hammachin, l'un des initiateurs de ces rencontres qui ont commencé avec 25 personnes et regroupent désormais « une centaine de participants qui discutent et pensent l’Algérie de demain ». Un comité, né des rencontres citoyennes qui ont lieu chaque dimanche après la manifestation, fait de la surveillance des capitaux une priorité. Ces rencontres citoyennes sont qualifiées de « franc succès » par Amel Bouazza, une entrepreneure qui a animé les premiers rendez-vous. L’idée de dénoncer les « transferts de capitaux vers le Canada » figure en tête de liste des sujets en débat. Il y est également question de « sensibiliser les leaders d’opinion et les médias à la cause des Algériens ». Rabah Hammachin, l'un des initiateurs de ces rencontres, explique que les rencontres ont commencé avec 25 personnes et regroupent désormais « une centaine de participants qui discutent et pensent l’Algérie de demain ». Par souci d'exactitude, nous avons apporté une précision quant au rôle joué par M. Rabah Hammachin au sein du groupe dont il est question dans cet article. La version originale de l'article présentait M. Hammachin comme l'initiateur de ces rencontres, ce qui pouvait laisser entendre qu'il en était le seul. Il est plus précis de dire qu'il en est un des initiateurs. L’article a donc été modifié en ce sens. Demander au Canada d'agir Plusieurs personnes de ce comité, dont des juristes, examinent la possibilité d’entreprendre des actions concrètes pour retrouver les fonds de la corruption. « Le gouvernement canadien doit maintenir un niveau d’alerte en vue de contrecarrer toute tentative de détournement de fonds illicites en provenance de l’Algérie », déclare Meriem Boudjemai, une avocate qui se penche sur le sujet. On veut des actions avec le Parlement canadien. La corruption en Algérie n’est pas au bénéfice du Canada. Rabah Hammachin Me Boudjemai dit s’attendre « à ce que le gouvernement canadien active des mécanismes juridiques en conséquence, conformément à ses engagements envers la communauté internationale ». Nous demandons explicitement au gouvernement canadien de bloquer à titre préventif les avoirs canadiens des membres du régime dictatorial algérien illégitime depuis le 22 février 2019, et de leur interdire d’effectuer des transactions vers le Canada". (Meriem Boudjemai, avocate)
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"Les Canadiens d’origine algérienne décidés à traquer l'argent de la corruption"

La démission du président Bouteflika ne suffit pas pour ces manifestants à Montréal.

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Karim Ouadia

Après dix semaines d'un mouvement de contestation sans précédent en Algérie, les manifestants maintiennent la pression. Au Canada, la communauté algérienne fait écho à la population sortie dans la rue en Algérie pour demander le départ de ce qui reste du pouvoir de l'ex-président Abdelaziz Bouteflika. Les Canadiens d'origine algérienne s'adressent aux autorités du pays d'accueil pour qu'elles fassent barrage à l'argent de la corruption.

Un collectif, né des rencontres citoyennes qui ont lieu tous les dimanches à Montréal au terme des rassemblements, fait de la lutte contre les transferts illicites des capitaux par le pouvoir corrompu sa priorité. Ses membres, regroupés en neuf comités, préfèrent parler de forum et ne veulent pas être identifiés comme membres d'une association.

Cette démarche est « en phase avec ce que demande le peuple qui est sorti en Algérie », explique Rabah Hammachin, l'un des initiateurs de ces rencontres qui ont commencé avec 25 personnes et regroupent désormais « une centaine de participants qui discutent et pensent l’Algérie de demain ».




Un comité, né des rencontres citoyennes qui ont lieu chaque dimanche après la manifestation, fait de la surveillance des capitaux une priorité.


Ces rencontres citoyennes sont qualifiées de « franc succès » par Amel Bouazza, une entrepreneure qui a animé les premiers rendez-vous. L’idée de dénoncer les « transferts de capitaux vers le Canada » figure en tête de liste des sujets en débat.

Il y est également question de « sensibiliser les leaders d’opinion et les médias à la cause des Algériens ».




Rabah Hammachin, l'un des initiateurs de ces rencontres, explique que les rencontres ont commencé avec 25 personnes et regroupent désormais « une centaine de participants qui discutent et pensent l’Algérie de demain ».


Par souci d'exactitude, nous avons apporté une précision quant au rôle joué par M. Rabah Hammachin au sein du groupe dont il est question dans cet article.

La version originale de l'article présentait M. Hammachin comme l'initiateur de ces rencontres, ce qui pouvait laisser entendre qu'il en était le seul. Il est plus précis de dire qu'il en est un des initiateurs. L’article a donc été modifié en ce sens.

Demander au Canada d'agir

Plusieurs personnes de ce comité, dont des juristes, examinent la possibilité d’entreprendre des actions concrètes pour retrouver les fonds de la corruption.

« Le gouvernement canadien doit maintenir un niveau d’alerte en vue de contrecarrer toute tentative de détournement de fonds illicites en provenance de l’Algérie », déclare Meriem Boudjemai, une avocate qui se penche sur le sujet.

On veut des actions avec le Parlement canadien. La corruption en Algérie n’est pas au bénéfice du Canada.

Rabah Hammachin

Me Boudjemai dit s’attendre « à ce que le gouvernement canadien active des mécanismes juridiques en conséquence, conformément à ses engagements envers la communauté internationale ».

Nous demandons explicitement au gouvernement canadien de bloquer à titre préventif les avoirs canadiens des membres du régime dictatorial algérien illégitime depuis le 22 février 2019, et de leur interdire d’effectuer des transactions vers le Canada.

Meriem Boudjemai, avocate









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