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Annaba. Immobilier: Le prix du mètre carré flambe

Publié le 04/07/2007

Depuis le début de l’année, c’est pratiquement la ruée sur Annaba, commune chef-lieu de wilaya. On y vient de partout. La tendance à l’envahissement s’est accentuée ces derniers jours.

Annaba, les pieds dans l’eau de la Méditerranée et la tête dans la montagne de l’Edough, attire les Algériens des régions de l’intérieur, du Sud, d’Alger et même nos compatriotes émigrés. Les premiers arrivés ont été les premiers servis. Villas, appartements terrains à bâtir dans les sites résidentiels (Beau-Séjour, Ste-Thérèse, Gassiot, Baie des Corailleurs, La Caroube, Refes Zahouane) remportent la palme du prix au mètre carré nu ou bâti le plus cher du pays. Les belles villas recherchées par une clientèle immigrée, les représentants de sociétés étrangères japonaises, chinoises, françaises, espagnoles font grimper la moyenne des prix à la vente ou à la location. Du fait de la rareté des surfaces, les offres se font de plus en plus serrées, entre 30 000 et 50 000 DA/m2 de terrain à bâtir avec appontement privé et surtout, vue sur mer. Dans la périphérie Oued Forcha, Joannola, Rym, El Bouni, cette dernière commune abrite le nouveau pôle universitaire, les appartements neufs et anciens se négocient de 13 000 à 20 000 DA/m2 la location/mois. Il faut dire qu’en matière d’urbanisme, Annaba a pu « accidentellement » éviter les ghettos en mélangeant au sein des projets de logements sociaux des habitations intermédiaires et celles réalisées par les promoteurs privés. Si calme, si douillette malgré une insécurité latente, la ville en bordure de mer, proche des plages, est un paradis pour les hommes d’affaires riches à milliards. Ils y trouvent oreilles attentives auprès d’anciens propriétaires, ceux-là mêmes qui reviennent vers les HLM une fois leurs enfants envolés. Depuis mai dernier, avec l’arrivée des immigrés ou des membres de leur famille chargés de guetter « la bonne occasion immobilière » les prix ont flambé. Le centre-ville est de plus en plus abandonné. La plupart des appartements sur le Cours de la Révolution et des ruelles adjacentes sont transformés en cabinets destinés aux professions libérales. Le moindre local commercial est convoité. Là également, le marché de transformation des locaux artisanaux est déjà en voie d’épuisement. Certaines agences immobilières ne savent plus où donner de la tête. La plupart des transactions sont passées de gré à gré. Flairant l’aubaine, des propriétaires institutionnels ou de grands promoteurs s’y mettent. Avec l’arrivée du gaz de ville, une alimentation plus régulière et en quantité suffisante, une énergie électrique mieux maîtrisée, Seraïdi, le village haut perché, ressemble à une bourse immobilière. C’est à qui décrocherait ce petit coin ombragé d’une villa un peu en retrait. Il reste Aïn Barbar et Chetaïbi. Pour le moment, les agences immobilières lorgnent de leurs côtés mais ne s’engagent toujours pas. Le terrorisme totalement vaincu avec l’éradication de ceux qui l’animaient, Djenane Bey pourrait dans un proche avenir se transformer en un eldorado pour l’investissement touristique.

El Watan > 04/07/07 > Samy B.


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