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Annaba - Mosquée Abou-Merouane-Echarif : Patrimoine millénaire De notre correspondant Boudjemaâ Guetmi La mo

Publié le 09/07/2024
Annaba - Mosquée Abou-Merouane-Echarif : Patrimoine millénaire De notre correspondant Boudjemaâ Guetmi La mosquée Abou Merouane Echarif, plus ancien monument religieux et culturel de l’antique Bouna, attire de plus en plus de fidèles de toutes les régions avoisinantes et même les visiteurs de passage vers Souk Ahras, El-Tarf et la Tunisie. Situé sur les hauteurs de la vieille ville, l’ancienne place d’Armes, comme si elle veille sur la ville moderne, la mosquée Abou Merouane Echarif a connu une opération de réhabilitation qui lui a permis de se refaire un nouveau look qui n’a pas été apprécié par les connaisseurs qui trouvent la restauration de l’édifice peu conforme à l’image du passé. Hôpital militaire durant un siècle Dans ce contexte l’imam du mausolée de Sidi Brahim Ben Toumi, et chef spirituel de la Tariqua El Allaouia, El Hadi Tarcha, estime que ‘‘la réhabilitation a été un véritable fiasco’’ dans la mesure où la restauration a duré plus de 7 ans alors que le délai était de 18 mois, avec des rajouts, d’où la nécessité de supprimer les parties représentant les salles de soins réalisées durant l’époque coloniale, la mosquée ayant été transformée en hôpital. Tarcha n’écarte pas dans le temps le délabrement de la bâtisse. Il faut remettre en place les deux coupoles qui figuraient initialement lors de sa construction, a ajouté notre interlocuteur, proposant le remplacement des vitrines en faïence par des matériaux de construction initiaux en gardant l’aspect originel. Aujourd’hui ce patrimoine matériel peut être mis à profit pour non seulement faire connaître l’histoire du pays mais également en faire une source de revenus par la promotion du tourisme religieux. Justement, le projet de restauration et de mise en valeur engagé par le ministère de la Culture est venu remédier à l’effritement des murs décorés de mosaïques andalouses et aux dysfonctionnements de l’édifice. Lancée en mai 2013, l’opération a pris fin début 2019. La mosquée Abou Merouane Echarif, classée monument national en avril 2011, fut construite au onzième siècle par Abou Leith El Bouni sous les Zirides à l’époque de Mouaiz Ben Badis El Sanhadji. «J’aurais aimé que les travaux de réhabilitation soient faits sur des bases scientifiques et prennent en compte les contraintes techniques et logistiques inhérentes à chaque endroit», a mis en exergue, l’imam. Abou Merouane, un homme de science Construite sur un rocher, la mosquée compte deux sous-sols superposés où subsiste tout un réseau de couloirs en voûtes (vestige ribat). L’édifice qui surplombe la vieille ville, le port et la plaine d’Annaba, est doté d’une salle de prière et d’une cour avec une allée sous galerie. Face à l’entrée de la mosquée, un jardin avec deux rangées de rosiers et de jasmins. De nos jours subsiste à l’intérieur la tombe de son premier imam, le célèbre théologien, Abou Merouane El Bouni tout près de la porte principale. En mai 1832, sous l’occupation française, la mosquée est transformée en hôpital militaire avec l’aménagement d’autres structures. Une spoliation par décision de l’autorité coloniale en date de 1838. En 1947, l’édifice fût rendu au culte musulman. Fermée après l’explosion d’un navire au port d’Annaba en provenance de l’Egypte au début de l’indépendance, la mosquée Abou Merouane Echarif fut rouverte le 26 octobre 1968 aux fidèles, Plusieurs personnalités religieuses et spécialistes dans la construction ont fréquenté la mosquée dont le nom a un rapport avec cheikh El Hemmam en l’ occurrence Abou Abdelmalik Merouane El Assadi, né à Séville en Espagne en l’an 439 de l’hégire correspondant à 1047 de l’ère chrétienne. Ce dernier a occupé le lieu par la science et l’enseignement. Décédé en 501 de l’hégire, correspondant à l’an 1108, Abou Merouane repose dans l’enceinte de la mosquée. Il fut un homme de science islamique et un adepte des stratégies militaires à la faveur des voyages qu’il a entrepris dans le monde musulman. De retour à Bouna, il créa la première université de théologie dans le grand Maghreb. B. G.
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Annaba - Mosquée Abou-Merouane-Echarif : Patrimoine millénaire

De notre correspondant Boudjemaâ Guetmi

La mosquée Abou Merouane Echarif, plus ancien monument religieux et culturel de l’antique Bouna, attire de plus en plus de fidèles de toutes les régions avoisinantes et même les visiteurs de passage vers Souk Ahras, El-Tarf et la Tunisie.

Situé sur les hauteurs de la vieille ville, l’ancienne place d’Armes, comme si elle veille sur la ville moderne, la mosquée Abou Merouane Echarif a connu une opération de réhabilitation qui lui a permis de se refaire un nouveau look qui n’a pas été apprécié par les connaisseurs qui trouvent la restauration de l’édifice peu conforme à l’image du passé.

Hôpital militaire durant un siècle

Dans ce contexte l’imam du mausolée de Sidi Brahim Ben Toumi, et chef spirituel de la Tariqua El Allaouia, El Hadi Tarcha, estime que ‘‘la réhabilitation a été un véritable fiasco’’ dans la mesure où la restauration a duré plus de 7 ans alors que le délai était de 18 mois, avec des rajouts, d’où la nécessité de supprimer les parties représentant les salles de soins réalisées durant l’époque coloniale, la mosquée ayant été transformée en hôpital. Tarcha n’écarte pas dans le temps le délabrement de la bâtisse. Il faut remettre en place les deux coupoles qui figuraient initialement lors de sa construction, a ajouté notre interlocuteur, proposant le remplacement des vitrines en faïence par des matériaux de construction initiaux en gardant l’aspect originel. Aujourd’hui ce patrimoine matériel peut être mis à profit pour non seulement faire connaître l’histoire du pays mais également en faire une source de revenus par la promotion du tourisme religieux. Justement, le projet de restauration et de mise en valeur engagé par le ministère de la Culture est venu remédier à l’effritement des murs décorés de mosaïques andalouses et aux dysfonctionnements de l’édifice. Lancée en mai 2013, l’opération a pris fin début 2019. La mosquée Abou Merouane Echarif, classée monument national en avril 2011, fut construite au onzième siècle par Abou Leith El Bouni sous les Zirides à l’époque de Mouaiz Ben Badis El Sanhadji. «J’aurais aimé que les travaux de réhabilitation soient faits sur des bases scientifiques et prennent en compte les contraintes techniques et logistiques inhérentes à chaque endroit», a mis en exergue, l’imam.

Abou Merouane, un homme de science

Construite sur un rocher, la mosquée compte deux sous-sols superposés où subsiste tout un réseau de couloirs en voûtes (vestige ribat). L’édifice qui surplombe la vieille ville, le port et la plaine d’Annaba, est doté d’une salle de prière et d’une cour avec une allée sous galerie. Face à l’entrée de la mosquée, un jardin avec deux rangées de rosiers et de jasmins.
De nos jours subsiste à l’intérieur la tombe de son premier imam, le célèbre théologien, Abou Merouane El Bouni tout près de la porte principale. En mai 1832, sous l’occupation française, la mosquée est transformée en hôpital militaire avec l’aménagement d’autres structures. Une spoliation par décision de l’autorité coloniale en date de 1838. En 1947, l’édifice fût rendu au culte musulman.
Fermée après l’explosion d’un navire au port d’Annaba en provenance de l’Egypte au début de l’indépendance, la mosquée Abou Merouane Echarif fut rouverte le 26 octobre 1968 aux fidèles, Plusieurs personnalités religieuses et spécialistes dans la construction ont fréquenté la mosquée dont le nom a un rapport avec cheikh El Hemmam en l’ occurrence Abou Abdelmalik Merouane El Assadi, né à Séville en Espagne en l’an 439 de l’hégire correspondant à 1047 de l’ère chrétienne. Ce dernier a occupé le lieu par la science et l’enseignement. Décédé en 501 de l’hégire, correspondant à l’an 1108, Abou Merouane repose dans l’enceinte de la mosquée. Il fut un homme de science islamique et un adepte des stratégies militaires à la faveur des voyages qu’il a entrepris dans le monde musulman. De retour à Bouna, il créa la première université de théologie dans le grand Maghreb.

B. G.
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