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Annaba. Rentrée scolaire : Plus de 70 écoles délabrées

Publié le 12/09/2007

La rentrée scolaire est prévue pour ce samedi. Elle arrive, alors que plusieurs écoles dans la commune de Annaba sont véritablement sinistrées.

Particulièrement celles de Abdelhamid Benbadis, Ben Amiour Abdelkader, ElMhafeur, Hippone, Didouche Mourad et Bouzered Hocine, qui connaissent un état de délabrement avancé. « Plus de 70 écoles primaires de la commune de Annaba sont déclarées sinistrées. Elles attendent l’intervention de la direction de la DLEP pour être aménagées et nettoyées. Si les écoles du chef-lieu de wilaya sont dans cet état, qu’en est-il de celui des localités enclavées ? » s’est interrogé le président de l’union des quartiers de la wilaya de Annaba. En effet, à Draâ Rich, Chetaïbi et Tréat, les établissements scolaires des trois paliers de l’enseignement sont dans un état lamentable. La mauvaise gestion, le laissez-aller, l’indifférence des responsables locaux de ce secteur ont entraîné la dégradation avancée de la majorité de ces établissements. Face à l’isolement et à l’indifférence de ceux qui ont la charge de veiller sur ces écoles, ces dernières sont vouées à la détérioration : constat désolant que fera le wali au cours de ces nombreuses visites d’inspection. C’est un miracle qu’il n’y ait pas eu encore d’accidents, dont les victimes n’auraient été que des élèves. Effarés et révoltés, les responsables ont, en effet, découvert des salles de classe où tout menaçait ruine : murs lézardés, absence de chauffage, fils électriques dénudés et directement en contact avec les élèves, tables datant de l’ère coloniale, tableaux mal accrochés, salles de classe repoussantes de saleté, en plus des odeurs pestilentielles se dégageant des toilettes non entretenues depuis des années, et la liste est très longue. Pis encore, la pauvreté des parents de ces localités a aggravé la situation, qui est pratiquement la même dans la majorité des établissementsscolaires de ces localités enclavées. Cette situation est certainement due à la démotivation et au découragement apparents relevés chez les enseignants et certains chefs d’établissements. Dans ces localités et communes déshéritées, au piémont de l’Edough et à forte concentration humaine, les élèves des écoles, tous paliers confondus, tremblent de froid à longueur de journée, à partir de l’automne et durant tout l’hiver, car il n’y a pas de chauffage, ou à cause de la défectuosité des appareils exsitant, ou encore par manque de gasoil. Malgré le nombre important d’écoles, certaines d’entre elles, situées dans des contrées très reculées et difficilement accessibles, souffrent du manque d’élèves, en l’absence de transport. Rappelons que dans une de ces localités, située sur les hauteurs de Chetaïbi, seuls 6 élèves des deux sexes occupent une école de 8 salles, encadrés par deux enseignants, l’un d’arabe et l’autre de français. A Sidi Boufernana, ils sont à peine une vingtaine, avec quatre enseignants et un directeur par intérim depuis plusieurs années. Le communiqué de l’union des associations de quartier, qui a été adressé aux autorités locales ne fait que confirmer cet état de choses. « Nous lançons un véritable SOS au wali de Annaba, afin de remédier à cette situation, car toutes les instructions qu’il avait données lors de ses multiples visites d’inspection n’ont pas, jusqu’à preuve du contraire, été respectées par les responsables », a-t-il conclu.

M. F. Gaïdi [EL WATAN - 12-09-2007]

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