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Annaba. Bilan de campagne-Une ambiance éphémère

Publié le 25/11/2007

L’indifférence populaire pour les prochaines joutes électorales accule les partis politiques, lesquels persistent à faire des promesses utopiques.

L’ambiance de campagne créée à la faveur des meetings, animés par les quatre chefs de partis qui ont successivement investi la Coquette, s’est avérée éphémère. Annaba semble renouer, au lendemain de l’activité partisane conjoncturelle, avec la routine de la vie quotidienne des citoyens, qui affichent une indifférence totale vis-à-vis de l’événement électoral. La campagne tire à sa fin, sans pour autant que les candidats arrivent à convaincre l’électorat potentiel. Cela est d’autant plus vrai que les discours se suivent et se ressemblent dans la quête du plus grand nombre de voix possibles, susceptibles de « défendre » la cause des partis convoitant les assemblées communales et de wilaya. Les rassemblements, qui ont eu lieu et les actions, dites de proximité, engagées depuis le lancement officiel de la campagne électorale, ont généré, il est vrai, un discours pluriel dont la teneur reste fonction du poids réel des partis politiques et de leur ancrage dans la société, mais il n’en demeure pas moins, et c’est le dénominateur commun, que l’absence d’innovation pour susciter l’intérêt de l’opinion publique fait que les thèmes de campagne versent dans la redondance quand on sait que la scène est pratiquement dominée par les partis de l’alliance présidentielle. Il va sans dire que tous les leaders des formations politiques planchent, dans leurs discours respectifs, sur les attentes sociales et sur les moyens de les satisfaire, prenant parfois le risque de verser dans l’utopie pour proposer des solutions aux différents problèmes qui minent l’environnement de la collectivité et d’agir sur les fléaux qui gangrènent la cité. Aussi, faut-il le souligner, les candidats ont, dans leurs stratégies respectives, privilégié ce qu’ils appellent le travail de proximité dans les cités à forte concentration humaine et les zones rurales, qui constituent de véritables réservoirs électoraux. Les secteurs déshérités ont, à chaque consultation populaire, fait gonfler le taux de participation. Et cette tradition, bien ancrée parmi les petites gens du monde rural, n’est pas occultée par les différents partis en lice dans la compétition électorale. L’autre constat est que les indépendants, si l’on excepte ceux qui sont parrainés par les partis comme les candidats qui se présentent à Tréat et Oued El Aneb sur les listes FFS, sont les grands absents dans la confrontation. A ce jour, les personnalités indépendantes ne s’imposent pas sur la scène. Le même constat concerne les formations appelées « petits partis », qui ne semblent pas avoir les moyens de leur politique. Leur absence prolongée sur la scène politique durant toute l’année n’a pas permis l’émergence des réflexes qui s’acquièrent avec l’assiduité et la pratique de tous les jours. Ainsi, cette campagne a-t-elle confirmé la tendance à l’instabilité des militants qui passent d’un parti à un autre, souvent sans grande conviction ? Le phénomène qui touche pratiquement toutes les formations politiques est pour beaucoup dans le désintérêt de l’opinion publique quant à la politique en générale et aux élections en particulier.

El watan > 25/11/07 > Arezki Saouli


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