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Annaba. Station maritime principale des garde-côtes

Publié le 14/04/2008

Abdelaziz Zaïdi (Chef de la station maritime principale des garde-côtes de Annaba)
« Nous nous sommes pleinement investis pour venir à bout de ce phénomène »

Vos services sont-ils assimilés à la police maritime ou à la marine nationale ?
Il faut d’abord savoir que la station maritime principale des garde-côtes de Annaba a été créée par décret exécutif n°96-350 du 19 octobre 1996. Elle est née du jumelage de trois institutions : la pêche, les transports et les garde-côtes (Défense nationale).

Pouvez-vous nous définir vos missions exactes en mer ?
Les préoccupations croissantes de sécurité en mer font que nos domaines d’intervention en mer ou en milieu portuaire sont multiples. Nos principales missions portent entre autres sur : l’administration des gens de mer, la tenue de la matricule des gens de mer et du registre algérien d’immatriculation des navires, l’application de la législation relative à la navigation maritime, à la pêche et aux douanes maritimes, l’exécution des règles concourant à la sauvegarde de la vie humaine en mer et à la protection de l’environnement marin et du domaine maritime public, l’application des dispositions de la loi sur la pêche et enfin l’inspection de tous navires qu’ils soient nationaux ou battant pavillon de toutes nationalités étrangères.
Avec la conjoncture économique actuelle, la fonction internationale du port est établie. La mer ou le port représentent des lieux de contrôle privilégiés. Le passage incessant de navires battant pavillon étranger représente une source permanente d’infractions et de conflits.

Quels sont les engagements internationaux auxquels a adhéré notre pays pour y faire face ?
Au plan international, la sécurité maritime est réglementée par diverses conventions dont notre pays est signataire. Il s’agit surtout de la Port States Control (convention internationale relative à l’Etat du port), Flag States Control (convention internationale relative à l’Etat du pavillon), Solas (convention internationale pour la sauvegarde de la vie humaine en mer), Marl Pol Pollution (convention internationale pour la prévention contre la pollution par les navires), STCW (convention internationale relative aux normes de formation des gens de mer, délivrance de brevets et de veille) et SAR (convention internationale de recherches et sauvetage en mer).

Qu’en est-il du contrôle des navires de commerce sachant que cela nécessite un renforcement qualitatif en moyens humains ?
Nous disposons d’inspecteurs qualifiés qui effectuent le contrôle des navires de commerce à l’entrée et à la sortie du port, au large ou en rade. Mais il faut préciser que le contrôle n’est pas systématique pour tous les navires étrangers dans les ports algériens. Il y a des normes internationales à respecter en la matière, soit un minimum de 15% de navires de commerce étrangers à contrôler. Ce seuil a été fixé dans le cadre du mémorandum d’entente de la mer méditerranéenne signé à Malte en 2002. A Annaba par exemple, une moyenne d’une quarantaine de navires est mensuellement contrôlée. Avec cette moyenne, elle se classe en troisième position après Skikda et Béjaïa.
Eu égard aux inquiétantes proportions prises par le phénomène des harraga, surtout à Annaba, les plus hautes autorités du pays ont plus d’une fois été interpellées par les familles des auteurs de ces aventures souvent périlleuses.

Devrait-on s’attendre à ce que des mesures soient prises en haut lieu pour y remédier ?
Votre question est d’ordre politique et je ne suis pas habilité à me prononcer au nom de l’Etat. Tout ce que je peux vous dire, c’est que de notre côté, en tant que première et seule autorité en mer, d’importants efforts ont été consentis dans le but d’endiguer ce phénomène. Les services des garde-côtes ont mobilisé tous les moyens matériels et humains pour maîtriser la situation. Ils ont accentué leur présence en mer à travers des patrouilles 24h/24. Ces efforts ont commencé à porter leurs fruits puisque les tentatives à l’émigration clandestine se raréfient. Nous nous sommes pleinement investis pour venir à bout de ce phénomène.

El Watan > 14/04/08 > N. Benouaret


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