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Annaba. Kalachnikov disparu: 3 policiers condamnés à un an de prison ferme

Publié le 06/08/2008

Kalachnikov disparu à AnnabaAlors que la kalachnikov est toujours dans la nature.

Pour négligence manifeste entraînant la perte d’un denier public (Kalachnikov), le président du tribunal de Annaba a condamné hier trois policiers à un an de prison ferme.

Les 6 autres personnes civiles accusées dans cette affaire de vol ont été innocentées. Peu anodine, cette affaire qui a défrayé la chronique, a secoué au mois d’avril dernier tous les services de sécurité. La disparition d’une kalachnikov dans un restaurant de la cité populaire du 11 décembre 1960 de Annaba n’était pas une hypothèse plausible pour les enquêteurs de la commission d’inspection régionale de la sûreté de Constantine dépêchée le lendemain à Annaba pour enquêter sur l’affaire. Cependant, ni les intenses recherches engagées à travers la ville, ni l’arrestation du propriétaire du restaurant et encore moins des clients présents au moment de la disparition de l’arme n’ont permis sa récupération. Pis, après leur présentation au tribunal de Annaba, les 3 policiers ont été placés sous mandat de dépôt le 18 avril dernier par le magistrat instructeur. Les 6 autres personnes civiles, à savoir le propriétaire du restaurant, le gérant et son serveur ainsi que 3 clients attablés au moment de la disparition de l’arme ont été placés sous contrôle judiciaire après une garde à vue de 3 jours.

A la barre, les neuf accusés ont défilé un à un et répondu à l’avalanche de questions posées par le juge, liées essentiellement aux circonstances de la disparition de l’arme. Dans son réquisitoire, le procureur de la République n’était pas tendre avec les accusés. Il a axé son intervention sur la gravité des conséquences sécuritaires que peut générer le vol de cette arme d’assaut qui plus est très convoitée par les terroristes et les contrebandiers. Il a requis deux ans fermes pour les neuf accusés. Cependant, le collectif de la défense était optimiste. Dans sa plaidoirie, Me Farah Med Salah n’est pas allé par trente-six chemins pour « innocenter » ses clients. « Pour défaut d’élément légal de l’infraction, je demande la libération de mes clients », martèlera-t-il. Ce qui n’est pas fait pour convaincre le président du tribunal qui, après les délibérations, a condamné les 3 policiers à la prison ferme.

M. F. Gaïdi [EL WATAN - 06-08-2008]

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