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Annaba. Groupe Ferphos: Chakib Khelil s’en mêle

Publié le 14/09/2008

Un mois, jour pour jour, depuis la révélation à l’opinion publique de l’affaire dite «groupe Ferphos», le ministère des Mines et de l’Industrie via son plus haut responsable, M. Chakib Khelil, a réagi.
Il a demandé et obtenu, la semaine dernière, que lui soit remis le dossier complet pour s’en imprégner. Pour, à la lecture des conclusions des commissaires aux comptes qu’il contient, prendre les dispositions administratives nécessaires. Sa démarche est intervenue quelques jours après la réunion à Annaba des présidents-directeurs généraux des 6 filiales du groupe. Elle est également intervenue avec la décision du haut lieu de dessaisir du dossier la gendarmerie. L’enquête a été mise entre les mains des éléments de la brigade économique de la Sûreté de wilaya d’Annaba. Conformément au vœu du haut lieu, il s’agit d’aller vite en besogne pour, certainement, limiter les dégâts d’une affaire à broyer les destins. Pour cause, le préjudice financier que les commissaires aux comptes et les experts ont dénoncé et qui, en conformité avec les dispositions de loi régissant leur mission, ont saisi par la suite la justice. Les premières estimations ont par la suite évalué à des centaines de milliards de dinars. L’affaire est d’autant plus grave qu’elle est mise au jour non pas par des syndicalistes irrévérencieux, mais par des commissaires aux comptes et experts-comptables assermentés. C’est justement sur la base de leurs conclusions que le directoire de la Société de gestion des participations s’est prononcé. Il l’a fait, à la fois, sur la forme et sur le fond du dossier auquel les commissaires aux comptes et experts avaient arrimé leurs premières investigations. Autre rebondissement dans cette affaire, la désignation de nouveaux experts. Assistés de commissaires aux comptes, ils ont pour mission d’éplucher un à un les comptes du groupe et de ses filiales depuis leur création. En tête de liste, les filiales entreprises publiques économiques Ferbat et Sotramine. Il y a également ces pseudo certifications ISO. Selon des indiscrétions proches de la SGP Somines, elles auraient été offertes à la veux-tu en voilà, en contrepartie de fortes sommes payées en euros. Et lorsque Ferbat, spécialisée dans la construction, bénéficie de ce type de certifications, alors qu’elle est annuellement sous perfusion financière depuis sa création, il y a lieu de se poser des questions. Suit le dossier de cette société privée spécialisée en communication. Le gérant, qui a la chance d’avoir pour papa un ancien nabab et le sens des «affaires», a perçu en une seule fois 6 000 euros pour un travail de «communication» réalisé sans aucun bon de commande. Nuitées par centaines dans un hôtel de luxe à Alger par-ci, autres centaines de nuitées également dans un autre hôtel de luxe toujours à Alger par-là, des villas et des logements en duplex, salaires mirobolants, voitures de service haut de gamme, portables de la plus haute technologie, le tout pour les chefs exclusivement. Les commissaires auront certainement du pain sur la planche pour séparer le bon grain de l’ivraie. Ils devront également chercher des explications documentées à la mise en réforme, une année après leur acquisition, en 2006 de 17 camions semi-remorques acquis en leasing. Les mêmes comptables se pencheront certainement sur les situations salariales des travailleurs. Telles celles de la centaine de chauffeurs de Sotramine qu’on recrute ou licencie à tour de bras. Les experts chercheront aussi pourquoi cette entreprise force les chauffeurs mal payés à effectuer 3 rotations par jour et sans interruption Tébessa-port d’Annaba (plus de 2 100 km). «Nous percevons un salaire un peu plus élevé que le minimum garanti par l’Etat et 200 DA/jour pour la restauration. Cette charge de travail excessive est à l’origine de nombreux accidents ou détérioration des camions», révèle un des syndicalistes. Il a ajouté : «Profitant de la peur du non renouvellement de leur contrat de travail, qui dépasse rarement 3 mois, un trio de personnes manipulées par la direction générale impose aux chauffeurs de signer une motion de défiance vis-à-vis de leur syndicat. Nous avons la preuve du chantage qu’ils exercent sur eux», avoue le même syndicaliste. Il a été licencié à l’issue d’un contrat de quelques mois non renouvelé. C’est cette catégorie de travailleurs qui aurait mérité un communiqué de soutien du secrétaire général du syndical de l’entreprise. Celui paru sur Le Soir d’Algérie, signé par ce même secrétaire général, s’il apporte une déclaration de fidélité au P-dg du groupe, ne dit rien et n’apporte aucune preuve sur ceux qui, selon son signataire, sont les auteurs de : «... une campagne médiatique orchestrée et dirigée sournoisement à partir des coulisses de la SGP Somines et autres...» Ne sont-ce pas les commissaires aux comptes et les experts-comptables et non la SGP qui ont révélé et dénoncé auprès de la justice ce qui s’apparente à une véritable gabegie des deniers de l’Etat ?
Le soir d'Algérie > 14/09/08 > A. Djabali


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