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Vols à Arcelor-Mittal Annaba: Un important préjudice financier

Publié le 25/11/2008

Depuis quelques jours, le tribunal correctionnel d’El-Hadjar et la gendarmerie de Sidi Amar ont du mal à contenir des dizaines de personnes, prévenues ou témoins, dans l’affaire de vols de produits sidérurgiques au complexe d’El- Hadjar.
Il s’agit d’un des plus importants délits depuis l’implantation de la société francoindienne Arcelor-Mittal Annaba en Algérie, il y a un peu plus de sept années. Selon des sources crédibles proches des enquêteurs, le préjudice financier, qui s’étalerait dans le temps, se chiffrerait à plusieurs centaines de millions de dinars. Il est le fait d’une bande organisée, composée de plusieurs individus, dont des chauffeurs de poids lourds, des informaticiens et des receleurs. Quatre membres de ce réseau, dont le chauffeur du poids lourd, sont en détention provisoire. Dans l’espace aussi, du fait de la domiciliation des complices dans différentes régions de l’est du pays, où les produits volés, en majorité des tôles d’acier, sont déposés ou écoulés. L'affaire a pour origine un bon de chargement. Il est connu par tous les clients du producteur franco-indien de la sidérurgie à Annaba sous l’appellation «BCH». Il a été présenté par le chauffeur du poids lourd, chargé de tôles laminées, pour un montant de 1,48 million de dinars. Il s’est avéré, après vérification approfondie, qu’il s’agissait d’un faux résultat de scannage du vrai. Les faussaires ignoraient certainement que ce dernier n’avait plus cours, car supprimé récemment par les responsables de la direction des expéditions. Ce «BCH» contrefait comportait également le cachet humide du service compétent pour les chargements, confectionné par les faussaires. Ce qui, apparemment, était insuffisant pour prendre à défaut la vigilance de l’un des préposés au contrôle. Ce dernier a alerté sa hiérarchie et, moyens informatiques aidant, on a réussi à détecter le faux. Confondu en présence des gendarmes arrivés entre temps, le chauffeur déballa tout ce qu’il savait sur le vol, le réseau et le complice, qui attendait la sortie du camion sur le parking à l’entrée du complexe. Ce réseau serait en étroite relation avec de gros opérateurs économiques, habitués des importations tous genres, y compris des produits sidérurgiques, dont le rond à béton et les tôles laminées. L’effondrement du marché du fer et de l’acier, à travers le monde et en Algérie, semble avoir aiguisé les appétits. Tant et si bien que se sont constitués des groupes à intérêts financiers totalement divergents. C’est un membre de ces groupes, importateur de son état, qui aurait appelé au téléphone l’agent contrôleur pour dénoncer le réseau. Du côté de la direction générale d’Arcelor-Mittal, on n’a pas souhaité faire de commentaires sur ce dossier. On a cependant confirmé l'information relative à la tentative de vol. «L’enquête diligentée par la Gendarmerie nationale permettra l’identification et l’interpellation de l’ensemble des membres du réseau, s’il existe réellement. Nous ne pouvons en dire plus pour le moment», s’est-on limité à affirmer. Cette affaire tombe au plus mauvais moment pour la société Arcelor-Mittal, confrontée à une baisse sensible des prix de ses produits et au mécontentement de la majorité de ses clients. Ces derniers lui reprochent le maintien des anciens prix, pour des bons de commande déposés bien avant la crise économique et financière mondiale et non satisfaits. Nos sources indiquent que la fébrilité qui s’est emparée du marché national des produits sidérurgiques a aiguisé les appétits de ceux intéressés par le gain facile. Ils sont bien introduits dans le milieu du commerce de gros. La crise économique et financière mondiale est l’autre argument avancé par les importateurs pour casser les prix. Ce dont ont profité les membres du réseau de faussaires et de voleurs, pour s’y introduire et proposer le butin après les vols à un prix défiant toute concurrence. «Ce qui n’est pas le cas chez Arcelor-Mittal, qui non seulement n’a pas satisfait nos bons de commande, déposés avant la crise, et qui, après le déclenchement de celle-ci, veut nous faire appliquer les anciens tarifs», ont déploré certains commerçants du marché de gros de produits sidérurgiques, anciens clients d’Arcelor-Mittal.

Le soir d'Algérie > 25/11/08 > A. Djabali


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