Vous êtes ici >> Accueil/Annaba Actualités/Annaba. Une cérémonie pour se donner bonne conscience
Zone Membre
Publicités

Annaba. Une cérémonie pour se donner bonne conscience

Publié le 15/03/2009

Une cérémonie officielle présidée par M. Mohamed Ghazi, wali de Annaba, en début d’après-midi d’hier, des compétitions sportives, un don de dix fauteuils roulants et de literie, offerts par l’Assemblée populaire communale du chef-lieu de wilaya, un tour de chants et de musique, ont caractérisé la célébration de la Journée nationale des personnes handicapées.
Une cérémonie qui a regroupé au théâtre régional Azzedine-Medjoubi des centaines de handicapés moteurs, des non-voyants et des malentendants. Et, comme de coutume, rendez- vous leur a été fixé pour la prochaine année, à la même heure, pour une autre célébration dans les mêmes conditions. De prise en charge des problèmes que vivent les handicapés, il n’en a pas été question. A peine si, dans son allocution précédant la cérémonie de remise des dons, le Dr Bensaïd, président de l’APC de Annaba, a-t- il effleuré le sujet. Et des problèmes, les handicapés de la wilaya de Annaba en avaient beaucoup à poser aux décideurs locaux et nationaux, à l’exemple des postes d’emploi pour handicapés, pratiquement inexistants, de l’indemnité de 3 000 DA, perçue plus comme un don que l’on verse aux uns et supprime à d’autres percevant à peine le salaire national minimum garanti. Il y a également l’obligation, au même titre qu’un travailleur non handicapé, de cumuler 32 ans de travail pour prétendre bénéficier d’une retraite complète, l’absence d’une réelle assistance sociale pour les handicapés à 100 %, la rareté, voire l’inexistence, d’équipements pédagogiques et de travail (braille) sur le marché national. Les jeunes handicapés, quant à eux, dénoncent l’inadaptation et l’inadéquation des infrastructures d’accueil, l’insuffisance des centres de formation professionnelle spécifiques à leur handicap. Dans les établissements publics, scolaires, de santé et les universités, les handicapés ne trouvent pas de moyens adaptés à leur situation. Loin d’avoir le sourire, les handicapés de Annaba affichaient dimanche dernier une bien grise mine. Plusieurs ont estimé que, contrairement à d’autres pays, les handicapés algériens sont livrés à eux-mêmes. On se rappelle qu’ils existent uniquement à l’occasion d’un rendez-vous, qui leur est fixé une fois l’an, pour permettre au pouvoir de se donner bonne conscience. Si leur intégration dans les structures socioculturelles est rare, les lieux de loisirs et de détente, spécifiques à cette catégorie de citoyens, sont inexistants. «Les responsables du pays oublient, durant toute l’année, que nous existons et, autant que les autres, le handicapé est en mesure de participer au développement du pays dans tous les domaines. On nous prend pour des mendiants, pis encore, une quantité négligeable dont on ne se rappelle qu’à l’occasion de cette journée. Notre association se limite à organiser quelques sorties aérées ou des excursions. Nous voulons des centres de formation spécifiques à notre état physique. Les rares en activité dans notre wilaya sont saturés», affirme Mourad, handicapé moteur suite à un accident de la circulation. Mlle Dalila, anciennement enseignante pour non-voyants à Biskra, parle, quant à elle, du poste de standardiste qu’elle avait réussi à décrocher à Naftal et qu’elle occupe depuis 27 ans. «J’ai eu la chance de décrocher ce poste qui fait mon bonheur, car il me permet de vivre décemment avec mon salaire. Nonvoyante, je n’éprouve aucune difficulté à exercer mon métier de standardiste, pour lequel on m’a décerné la médaille du mérite. Cependant, je ne comprends pas qu’on puisse imposer à un handicapé de cumuler 32 années de service, au même titre qu’un travailleur non handicapé, pour prétendre au bénéfice de la retraite», dira-t-elle. Cette dernière disposition est dénoncée par une majorité de handicapés. Ils ont estimé que cette loi doit être rapidement revue avec une réduction de moitié de la durée. Comme ils suggèrent qu’une étude soit menée pour solutionner le problème lié à l’indisponibilité sur le marché national de moyens et équipements pédagogiques spécifiques à leur situation.

Le Soir d'Algérie > 15/03/09 > Bouacha


ARTICLES LES + LUS

« Actualité précédente
Annaba. Des travaux et des désagréments
Actualité suivante »
CHU de Annaba. Statut d’établissement de référence nationale

Les Commentaires

Le temps a passe, et c n'est ps 1 therapie aimant pr-dessus tt ecrire... ecrire, c'1 plaisir sans fin, 1 transport dans le monde merveilleux de l'ecriture...!
Je trouve ke c'1 honte pr l'algerie de ne ps au moins venir en aide aux personnes handicapees! Concernant ns handicapes, c'1 prob trs trs dur, surtout qd on l'a vecu... Chacun d'entre eux a le droit d'etre regarde comme 1 membre a part entiere de la societe et c'lui de recevoir 1 reponse adaptee a ses besoins specifiques.
Qd a la ceremonie "journee nationale" pr les handicapes... Mais c a hurler de rire!!!
Ns vivons dans 1 monde de brute sans scrupule....les + faibles, ici, on s'en fout... c le mm prob k'avec les enfants maltraites....tt le monde s'en fout tant pis pr les vieux, les handicapes et les pauvres en general.
Je peux affirmer ke les personnes handicapees se heurtent a des probs insurmontables.
Eh oui, ils st trs intelligents, ps comme ns, mais a leurs facons, ils st trs tendres et trs sensibles, alrs arretons de les mettre a part. Eux n'ont rien demande, jste le droit de vivre, etre respecter en tant k'etres Humains et non comme personnes Differentes.
Etre 1 personne handicapee c d’abord etre 1 personne ki comme ttes les otres a des droits, des obligations, des desirs, des envies, des reves, des pulsions mais aussi un caractere avec ses bons et ses mauvais cotes. Trop souvent le terme handicape vient faire de l'ombre a c'lui de "personne". Pr ma part, je prefere parler de "personne en situation de handicap" la personne handicapee vit avc c k’elle est, en prenant compte c difficultes en s'adaptant. Mais malheursmnt, la notion handicape apparait souvent dans le regard d'autrui, les reactions, l’inaccessibilite! Certains s'en moquent, d'otre eprouvent de la tristesse ou pr d'otre encore c'la depend de l’humeur du jour! triste...
P'te anecdote, ki pourrait etre drole, si elle n'etait ps dangereuse. Aucune des rues passantes de notre la Coquette (ainsi les otres villes de notre chere bled!) n'est equipee de trottoirs surbaisses pr permettre la traversee de celle-ci aux fauteuils, parfait me direz-vs?… Qd a l'implication des municipalites, dans l'amenagement des espaces publics, ns sommes au moyen age! Alrs si on parle ou on evoque les chiens-guides pr les non-voyants.... ns allons se heurter a 1 "Haram"! Qd on sait ke dans d'otres pays, 1 taxieur riske de perdre sa licence et son permis s'il refuse 1 course avc 1 chien-guide et sera mm accuser de discrimination!
Mr Boutef, repetons-le: la prise en charge specialisee des jeunes handicapes merite sans cesse d'etre amelioree, alrs ke ns assistons a son elimination progressive, et, en dehors de declarations genereuses, rien n'est mis a la place.
En consequence de koi nombre d'enfants et d'adolescents st actuellement prives des soins et des encadrements adaptes ki leur st indispensables, en consequence de koi nombre de jeunes handicapes st ojrd’hui maltraites dans notre pays.
Il est encore temps, il faut arreter c desastre.... Prenez soin d'eux et Dieu prendra soin de vs.
Pour ajouter un commentaire, vous devez être membre de notre site !

Identifiez-vous :


Ou Inscrivez-vous gratuitement !

Dernières brèves

Articles similaires