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Annaba. Le monde de la ferraille ébranlé

Publié le 28/04/2009

Depuis le début de l’année 2009, le monde de la ferraille à Annaba est ébranlé quotidiennement par un séisme de forte magnitude, dont l’épicentre est situé à ArcelorMittal.

Les auteurs sont des Indiens, des Turcs et même des Israéliens qui, avec la complicité de cadres algériens, ont réussi à refluer la sève du complexe ArcelorMittal El Hadjar. Le souffle qui a enflammé la braise est celui de Smaïn Kouadria, secrétaire général du syndicat des travailleurs d’ArcelorMittal. Après l’échec des négociations avec l’employeur portant sur 11 revendications, dont l’augmentation des salaires, ponctuées du dépôt d’un préavis de grève qui prendra effet le 6 juillet 2009 à 5h, les faits et les méfaits ont pris une vitesse grande V. C’est à partir de là que le dossier de GSW, une entreprise indienne sous-traitante à ArcelorMittal dans la récupération de la ferraille, a été mis au jour. Le PDG et le superviseur de cette firme étrangère de droit algérien ont été appréhendés par les éléments du CTRI d’El Hadjar et présentés à la justice. Ils ont été condamnés à 3 ans de prison ferme avec leurs complices, 2 gardiens algériens.

En parallèle, c’est le dossier d’une autre entreprise étrangère, également sous-traitante dans le secteur du transport avec ArcelorMittal, qui a été dénoncé. Jouissant de toutes les facilités possibles et imaginables, EFES a balayé toutes les micro-entreprises algériennes qui activent dans le même secteur en s’octroyant, de gré à gré, la totalité du contrat dont l’enveloppe est estimée à 35 milliards de centimes. Aujourd’hui, les micro-entreprises algériennes créées au lendemain de la compression des effectifs de l’ex-Sider par les sidérurgistes chôment. Mieux encore, EFES a nargué les nationaux en créant une autre entreprise – Karamaden – spécialisée dans la maintenance. Son contrat il l’a décroché, toujours chez ArcelorMittal, le lendemain de sa création. Suivront l’opération d’assainissement du comité de participation du complexe, à peine 48 heures après le limogeage de Zediri Malek, l’ex-président de ce dernier, qui gère un portefeuille de 3% de la masse salariale de 7200 travailleurs, et la non-reconduction du contrat de travail de Bouyaya Mohamed, un apparatchik syndicaliste à la retraite depuis 12 ans. Ceci a valu au SG du syndicat de l’entreprise des menaces de mort proférées anonymement par le milieu des magnats de la ferraille.

M. F. Gaïdi [EL WATAN - 28-04-2009]

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Les Commentaires

bonjour
mais il y a de parties cachees qui ne sont pas encore auditionnés et qui doivent rejoindre leurs collegues en prison.

mais qui a signé ce contrat a coup de milliards sans le moindre respect des procedures a mittal steel .

ce contrat est bel et bien passé par le service des marché.
mais pour le moment , je pense qu'ils sont toujours protegés mais ca ne va pas durer.

ils doivent repondre de leurs acte.
et la contrepartie de la signature de de ce fameux contrat doit etre rendu publique. les sportifs appellent ca la prime de signature

a arcelormittal , il l'appelle " la commission " vive les appro de ama"

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