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Annaba. Un ramadhan dur pour les ménages: Pas de pénurie, mais pas de sous

Publié le 09/09/2009

A Annaba, il n’y a pas eu de pénurie ce Ramadhan. Eu égard à la fréquentation quotidienne des différents marchés on se croirait dans un pays où l’opulence n’est pas une simple vue de l’esprit.

C’est une réalité. Beaucoup de monde, dès 10h prend d’assaut les magasins d’alimentation générale, boucheries, boulangeries, pâtisseries, « zlabias » et étals de fruits et légumes. La majorité de cette clientèle est composée d’anciens travailleurs ayant opté pour le départ volontaire ou la retraite anticipée. Ils ne ratent pas l’occasion de faire la chaîne. Ce qui leur permet de tromper l’apparence, avec un semblant de bien-être qui les a depuis longtemps quittés. Ce sont des cadres des deux sexes, à peine la cinquantaine, qui tentent ainsi de remplir leur couffin du Ramadhan. Confrontés à des prix rarement égalés, ils baissent aussitôt la tête et poussent un soupir où il y a du désespoir, puis repartent avec leur panier toujours vide. Il n’y a pas eu également de « pénurie » de fidèles dans les mosquées. Après le f’tour, des centaines s’en vont prier, demandant à Dieu de leur épargner l’humiliation de la main tendue. Ces chômeurs, ces pères et mères de famille transformés en désespérés tout autant que leurs enfants universitaires, ont tout juste lancé un regard en direction des magasins d’habillement bien achalandés du centre-ville.

Beaucoup se sont dirigés du côté du marché de la friperie El Hattab, ou encore de la Plaine Ouest pour être confrontés à une autre catégorie de goules. Découragés, ils sont retournés chez eux, ont raclé les fonds de tiroir et pris les quelques bijoux restants pour leur mise au clou à la BDL. A leur arrivée, Ils ont été surpris d’y rencontrer d’anciens collègues, des voisins de quartier, des membres de la famille… Comme eux sans le sou, tous étaient là pour mettre en gage quelques derniers souvenirs en or en contrepartie d’une modique somme destiné à redonner le sourire à leurs enfants. Chacun croyait que l’autre était mieux loti. Ils s’étaient finalement aperçus que tous vivent la même situation d’une Algérie sans lendemain.

Leïla Azzouz [EL WATAN - 09-09-09]

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