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Annaba. La vieille ville : Plusieurs bâtisses menacent de s’effondrer

Publié le 28/09/2009

Une cellule de crise a été installée. Le maire a entamé des poursuites judiciaires contre tous les entrepreneurs en charge des projets d’assainissement et tenu des réunions d’évaluation au quotidien, en plus d’enclencher d’autres actions au lendemain des inondations générées par une petite averse qui a mis la ville de Annaba dans le déluge.

Ces mesures seront-elles en mesure de protéger la ville, à l’avenir, des inondations ? Le doute est permis, selon les habitants, si l’on se fie à la vulnérabilité des réalisations dont seul le directeur de l’hydraulique vante les mérites. Sur le terrain, la réalité est tout autre. En effet, ces derniers jours, le retour des intempéries dans la wilaya de Annaba a davantage nourri les appréhensions des occupants des habitations précaires, notamment ceux de la vieille ville (Place d’Armes). Après les inondations de la semaine dernière, ils craignent de revivre la situation d’effondrement mortel qu’avait connue cette vielle cité, et qui remonte à l’ère ottomane. Les habitants reviennent, encore une fois, à la charge pour dénoncer ce qu’ils estiment être le mépris affiché par les autorités locales quant aux misérables conditions de leur vie.

Les expertises qu’ils ont présentées sont formelles : le risque se situe dans les cages d’escalier effondrées des maisons qu’ils occupent avec leurs familles, les fissurations verticales, le fléchissement différentiel du sol aux étages, les fissures profondes dans les murs de soutènement, l’affaissement, l’humidité et la promiscuité des rongeurs et autres bestioles caractérisant ces habitations, particulièrement celles de la rue Philippe. Kellah Mostapha, un père de famille habitant une buanderie sur la terrasse de cet immeuble menaçant ruine, dont la demande de logement date de plus de 15 ans, témoigne, non sans peine : « Nous sommes plusieurs familles avec des enfants à occuper un immeuble datant de la période ottomane. La dégradation des murs, de la cage d’escalier et la toiture est visible. Elle témoigne de la fragilité de la masure et représente un risque d’effondrement latent. Depuis plusieurs années nous sommes inscrits sur les listes des demandeurs de logement et attendons toujours une hypothétique attribution. Nous espérons être encore de ce monde lors des futures attributions de logements. »

Leïla Azzouz [EL WATAN - 28-09-09]

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