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Annaba. La gestion des déchets industriels : “Les incinérateurs incinérés”

Publié le 08/11/2009

En l’absence de procédure claire en la matière et de données fiables, il est quasiment impossible de brosser  un tableau réaliste de la situation.

“Annaba a la palme d’or avec, à elle seule, l’émission de 45 % de déchets industriels au niveau du pays.” C’est ce qu’a déclaré le ministre de l’Environnement lors d’une visite à Annaba, à l’occasion des journées de formation et de sensibilisation autour de l’environnement, les 3, 4 et 5 novembre dernier.
 
Participaient à ces ateliers, une vingtaine de représentants des établissements classés publics et ceux des directions, membres de la commission de contrôle des installations classées, comme la Conservation des forêts, la DSP, la petite et moyenne industrie, les mines, la Protection civile, l’agriculture, la Drag, l’hydraulique, la SGI et l’agence foncière. L’un des problèmes soulevés concerne la gestion des déchets industriels.
 
Mme Benzaïd a déclaré que l’objectif des spécialistes de l’environnement, réside dans “l’intégration du management durable, en formant les industriels pour la maîtrise de la gestion dans ce domaine. Il faut centrer les efforts sur l’information, la sensibilisation et l’organisation des entreprises dans ce sens”. Pour notre interlocutrice, un des points noirs de ce dossier se situe dans l’anarchie qui règne dans la gestion des déchets cliniques. “En l’absence de procédure claire en la matière et de données fiables, on ne peut brosser un tableau  réaliste de la situation. Si les établissements publics procèdent à l’incinération de leurs déchets, il faut préciser que leurs équipements sont parfois en panne. Ce sont surtout les cliniques privées qui nous donnent du souci. Un gros  travail de sensibilisation est nécessaire. Il faut asseoir un système d’information fiable crédible pour permettre aux services concernés d’intervenir efficacement”, explique-t-elle. Et de soulever la question des déchets de laboratoire qui se débarrassent de leurs prélèvements “directement dans les éviers, ce qui  devient un problème de santé publique”.
 
“Il y a là une absence totale de formation. Le personnel doit absolument être sensibilisé aux risques encourus aussi bien par la population que par lui-même.” 

De son côté, le représentant de Fertial,  Ghanes Salah, a évoqué la politique de protection de l’environnement préconisée par son entreprise, en déclarant que “le gros morceau de la gestion des déchets à notre niveau, ce sont les 930 T de catalyseurs usagers à base de métaux lourds. Une opération est en cours pour leur exportation vers l’Allemagne pour leur  récupération, dans le cadre d’une convention qui sera signée prochainement entre Fertial, la Cofal Algérie et la firme allemande Remondis”.
 
D’autres projets dans ce domaine ont aussi été évoqués par M. Ghanes, visant pour Fertial la certification ISO 14001 et 9001.


Hafiza.M [LIBERTE - 08-11-09]

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