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Progression de la maladie de l’hépatite B ou C à Annaba

Publié le 03/02/2010
La stérilisation des instruments médicaux mise en cause :  Nombre de patients ont contracté cette maladie dans des CHU et des centres de soins en raison de la mauvaise stérilisation des instruments médicaux, quand stérilisation il y a.
Elles sont près de 500 personnes  atteintes d’hépatite B ou C, dont la majorité serait contractée dans les structures sanitaires, comme l’a déclaré, avant-hier, le président de l’association des malades atteints de cette pathologie au niveau de la wilaya d’Annaba. Ce dernier pointe du doigt les nombreux centres de soins, cliniques, polycliniques et cabinets dentaires, relevant aussi bien des secteurs publics que privés, et qui utilisent encore les poupinels pour la stérilisation des instruments chirurgicaux au lieu des autoclaves, plus sûrs. Mais là aussi, comme devait nous le déclarer Mme T., une fonctionnaire qui a contracté une hépatite C il y a quelques mois à la suite d’une intervention gynécologique au CHU, “les autoclaves doivent répondre aux normes, ce qui n’est pas toujours le cas”.
Pour M. G., le président d’une association de malades qui vient de s’apercevoir qu’il était atteint d’une hépatite C, c’est au niveau aussi bien de la stérilisation des instruments qu’à celui des perfusions qu’il faut agir pour limiter l’avancée dangereuse de cette maladie parmi la population. Il venait de subir, dans une clinique privée, un acte chirurgical, avant d’être orienté vers le CHU où il a subi plusieurs opérations et, accompagnant toutes ces étapes, de nombreuses perfusions sanguines.
“Je ne sais pas à quel stade j’ai contracté cette maladie, mais le fait est là, et je tiens à dénoncer la légèreté avec laquelle cette question est gérée dans nos structures de santé.” M. G. se demande comment il va faire pour garder sa santé, déjà très fragilisée par une maladie chronique et ces actes opératoires. Pour lui, “il s’agit non seulement de la santé publique, mais aussi de l’économie nationale qui se trouve atteinte par les coûts de la prise en charge de cette maladie, qui coûte à l’État plus de 200 millions de centimes par malade”. Il se demande, tout comme nos autres interlocuteurs, pourquoi les services concernés de la santé publique et privée ne prennent pas en considération cet aspect très important de la santé des citoyens. “Aujourd’hui, vous vous faites soigner pour une maladie, vous pouvez vous retrouver très facilement atteint d’une hépatite et, pourquoi pas, du sida.” Ajoutons que, pour ces personnes qui souffrent de cette maladie, les dentistes, tous secteurs confondus, ont une grande responsabilité dans cette situation et dans l’évolution de ces maladies. “La grande majorité utilise encore des moyens obsolètes de stérilisation des instruments qui passent d’une bouche à une autre, sans se soucier de la santé des personnes qui paieront pour contracter une hépatite ou le sida. La majorité ne se soucient que de leur personne en utilisant des gants et des masques, beaucoup plus pour se prémunir personnellement d’une éventuelle contamination.”

Liberté > 03/02/10 > Hafiza M.


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