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Annaba. Affaire dite du thon rouge : Ouverture du procès

Publié le 25/03/2010

Reporté à trois reprises, le procès de l’affaire dite du thon rouge, dans laquelle sont impliqués le secrétaire général et le directeur des pêches maritime et océaniques du ministère de la Pêche et des Ressources halieutiques, ainsi que deux armateurs algériens et six autres turcs, s’est, enfin, ouvert hier mercredi, au tribunal correctionnel de Annaba.

Les mis en cause, qui sont poursuivis notamment pour trafic d’influence, pêche non autorisée, contrebande et évasion fiscale, sont tous revenus à la barre. Ils ont maintenu leurs déclarations faites durant le premier procès, se rejetant tout au long de leurs auditions la responsabilité dans cette affaire. Au cours de son audition, le directeur des pêches maritime et océanique (DPMO) du ministère a même réitéré ce qu’il avait avancé au cours du premier procès. Il précisera, à ce sujet qu’il avait adressé un courrier au commandant du Centre national des opérations de surveillance et de sauvetage (CNOSS), relevant de la marine nationale, en date du 26 mai 2009, et au directeur de la marine marchande du ministère des Transports, en date du 31 mai 2009, les informant de la présence illégale du bateau turc dénommé Akuadem2 dans les eaux territoriales algériennes, au large d’Annaba, tout en demandant au commandant du CNOSS de bien vouloir procéder, par ses services, à la vérification et au contrôle in situ et in visu. Il affirme même avoir tenu le secrétaire général informé de cette situation, et ce, depuis le 23 mai 2009. Ce dernier n’aurait pris attache avec le wali d’Annaba, à ce sujet, qu’à la date du 13 juin 2009, soit près de 20 jours après. La première séance de ce procès a été levée à 15 h. Elle reprendra vers 16 h pour permettre aux 12 avocats de la défense de faire leurs plaidoiries, le verdict sera certainement prononcé en soirée. Le dernier report du procès, intervenu au début de ce mois de mars, a été fait à la demande des avocats de la défense, en raison de l’absence des mis en cause de nationalité turque. Le magistrat en charge de cette affaire avait affirmé, lors de ce report, que le procès se tiendrait bien le 24 mars 2010, avec ou sans la présence des accusés turcs. Pour rappel, l’affaire a été découverte en juin dernier, suite à l’interception par les gardes-côtes algériens, au large du port d’Annaba, d’un trafic d’une cargaison de 210 tonnes de thon rouge vivant, transbordée du thonier algérien le Djazaïr II, dont le port d’attache est Bouharoun, dans la wilaya de Tipasa, dans une cage flottante remorquée par un bâteau turc, le Abdi baba 3, faisant partie de trois bateaux turcs (1 navire de ravitaillement Aquadem2, et 2 remorqueurs Serter Ahmet 1 et Abdi Baba 3) se trouvant dans les eaux territoriales algériennes. Les bateaux turcs sont depuis arraisonnés au port d’Annaba. Le premier procès s’est tenu les 7 et 8 octobre 2009, mais a été ajourné par le magistrat au 13 octobre, en raison de sa mise en délibéré intervenue après les auditions des mis en cause, des témoins et des plaidoiries des avocats de la défense. Pour sa part, le représentant du ministère public avait requis, le 8 octobre 2009, 8 ans de prison ferme à l’encontre du secrétaire général du ministère de la Pêche et des Ressources halieutiques, 6 ans de prison ferme pour le directeur des pêches du même ministère et 5 ans de prison ferme pour le reste des inculpés, au nombre de 8 patrons et armateurs de pêche : 2 Algériens et 6 Turcs. Ces peines requises ont été également assorties d’une amende représentant dix fois la valeur du produit du délit, estimée à 210 tonnes de thon rouge vivant, avec la saisie des bateaux utilisés dans ce trafic. Le procureur avait aussi demandé l’ouverture d’une enquête complémentaire sur le dossier de la pêche, couvrant les trois dernières années. Depuis, l’instruction complémentaire a été close à la fin du mois de février écoulé, après l'audition de toutes les parties concernées de près ou de loin par cette affaire, notamment les témoins à charge et à décharge, les représentants des administrations de douanes, des impôts et des gardes-côtes. Le magistrat en charge de ce dossier tenait à apporter un éclairage suffisant aux quelques zones d’ombre qui persistaient dans cette grave affaire ayant porté préjudice à l’économie nationale.

Le soir d'Algerie >  25/03/10 > A. Bouacha


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