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Annaba. Insertion des jeunes diplômés: Fin du calvaire pour 137 universitaires

Publié le 02/02/2011

Bon nombre de demandeurs d’emploi affirment rencontrer d’énormes difficultés avec la fonction publique, laquelle refuse de les recruter dans le cadre des dispositifs mis en place.

Recrutés dans le cadre du dispositif d’aide à l’insertion professionnelle (DAIP), 137 jeunes universitaires ont bénéficié, depuis hier, selon des sources sûres, d’un poste permanent au niveau des différentes caisses relevant du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale. Engagés initialement à la caisse nationale d’assurance sociale (CNAS), ils ont débrayé à plusieurs reprises pour demander leur titularisation. Ce vœu a été exaucé hier sur instruction ministérielle sommant les différentes caisses (Cnas, Casnos, Cacobath  etc.) à se répatir le lot de ces jeunes recrues.

Cette mesure est venue au lendemain d’un grand débat sur l’emploi, animé, à Annaba, par le chef de l’exécutif et le directeur de l’emploi, lors de la session de l’APW. Ce dernier avait soulevé plusieurs contraintes ayant trait à l’insertion des jeunes diplômés. Nous sommes confrontés à des difficultés avec la fonction publique qui n’accepte pas le recrutement des jeunes dans le cadre du dispositif DAIP. L’administration se déclare démunie de moyens  pour créer des postes de travail dont seul l’Etat peut la doter», a-t-il déclaré en plénière.  Néanmoins, la direction de l’emploi s’est félicitée d’avoir inséré 6 000 jeunes dans différentes entreprises publiques et privées, toujours dans le cadre du DAIP et CFI. «La majorité d’entre eux préfère être recrutée à l’université, mais l’insertion définitive des chômeurs universitaires a été interrompue en 2009», a-t-il précisé. En effet, depuis 2008, seuls 120 jeunes ont pu décrocher un contrat à durée indéterminée (CDI) dans différentes entreprises économiques. Le recteur de l’université qui a également assisté à cette assemblée, a brassé large dans cadre du recrutement relevant de son institution.

Dans son intervention, il a déclaré: «140 contractuels sont en activité à l’université de Annaba. Cependant, leur permanisation ne dépend pas seulement du ministère de l’Enseignement supérieur mais également de celui des Finances, qui assure la budgétisation des postes.» Le recteur ne s’est pas arrêté là pour faire son diagnostic sur la situation; il a critiqué la fonction publique qui, selon lui, a suppléé aux prérogatives de l’université. «La fonction publique organise des concours au profit des universitaires et procède à la correction de leurs copies. Aussi, le problème du service national ne permet pas à la majorité d’être recrutés à l’université», a-t-il souligné. Présidant l’assemblée, le wali a instruit le directeur de l’emploi à l’effet de trouver une formule à même de réinsérer ces cadres universitaires, en fin de contrat, en sommant les entreprises économiques de ne jamais procéder à la résiliation de leur convention.

Leïla Azzouz [EL WATAN - 02-02-2011]

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Les Commentaires

c'est à dire travailler pour 12000 DA le mois pour des licenciées et des ingénieurs !! n'est ce pas une dévalorisation des diplômes ?
ils sont obligés d'accepter les pauvres
LA PRÉCARITÉ NE RASSURE PERSONNE.

Résorber le chômage, c'est la priorité des priorités. Il faut absolument tout faire pour insérer les gens au monde du travail, surtout les jeunes. Toutes les possibilités doivent être exploitées. Il ne faut négliger aucune piste qui mène à l'emploi. Il faut se battre sur chaque poste possible dans le secteur privé ou public pour caser la jeunesse. Toute place obtenue est une victoire sur le chômage. Pour cela, il faudrait faire montre de plus de volonté et d'engagement. Plus on fait des efforts pour placer les jeunes, plus la vie ira mieux dans notre ville et notre pays. La demande de titularisation d'emploi de ces jeunes universitaires d'Annaba est entièrement légitime. Il est tout à fait naturel que chacun d'entre nous veut se sentir rassurer et réconforter dans son emploi, en obtenant un contract à durée indéterminée ( Le fameux CDI ). En l'occurence, le ministre de l'enseignement ainsi que celui des finances doivent également faire leur travail et se mettrent d'accord pour débloquer le budget de ces nouveaux postes. Le chômage et la précarité ne seront combattus que par la concertation, l'effort et la volonté de toutes les parties concernées.
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