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Annaba. Emigration clandestine : Mort suspecte d'un harag dans un centre italien

Publié le 29/12/2011

Chebchoub FaresChebchoub Farès, 24 ans, candidat à l’immigration clandestine, qui a trouvé la mort, officiellement, le 3 décembre dans sa cellule dans un centre d’accueil à Cagliari, a été inhumé avant-hier en fin de soirée à Annaba.

Sa famille affirme qu’aucun document de la médecine légale, hormis le certificat de décès confirmant son acte désespéré, n’a accompagné le cercueil de sa dépouille rapatriée avant-hier via un vol Rome/Alger/Annaba. «Nous demandons à notre ministère des Affaires étrangères d’enclencher une enquête à l’effet de déterminer les circonstances exactes dans lesquelles mon frère Farès a trouvé la mort», a lancé, en marge des funérailles, Miloud son frère aîné. Selon toujours la même source, Farès avait quitté l’Algérie, à partir de la côte de Annaba, avec un groupe de jeunes le lendemain de l’Aïd El Adha. L’embarcation dans laquelle il avait pris place avait été interceptée par les gardes-côtes italiens. Ils avaient été placés dans un centre d’accueil. Le 3 décembre, les autorités italiennes ont déclaré qu’un jeune Algérien candidat à l’immigration clandestine s’est pendu dans sa cellule. Une version qui ne semble pas convaincre la famille du défunt qui a d’ores et déjà engagé un avocat pour dévoiler toutes les zones d’ombre qui entourent la mort de Farès.

Gaidi Mohamed Faouzi [EL WATAN - 29-12-2011]

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Les Commentaires

D'abord, il y a la traversée de la mer avec tout le cortège des risques qu'elle comporte. Et ensuite, si par chance on réussit à mettre les pieds sur l'autre rive, cela ne veut pas dire pour autant que les ennuis sont terminés. Quand on est en situation irrégulière, on fuit souvent, on se cache, on mène une vie secrète etc... Et cela les exploiteurs, les truands, et les scélérats de tout genre le savent. Ils savent que civilement vous êtes une personne morte. C'est-à-dire qu'il n'existe aucune trace de la présence et de l'existence de cette personne dans la société où elle se trouve. En conséquence, cette personne n'est protégée par aucune forme d'aide ou de loi. Elle est à la merci du premier venu. Elle peut être tuée, vendu comme esclave, exploitée par un travail qui ressemblerait aux travaux forcés, la faire disparaître etc...sans que les personnes qui lui font subir ces traitements ne s'inquiètent d'une quelconque conséquence judiciaire. Puisque cette personne est inconnue de tous les services administratifs. Donc elle est fictive, imaginaire,insignifiante ne bénéficiant d'aucune justice, d'aucun droit.
C'est ce qui arriva certainement à ce jeune malheureux de Chebchoub Farès. Même s'il se trouvait dans un centre d'accueil qui en réalité sont de véritables prisons où l'on se croit protéger. Il aurait pu facilement avoir eu une altercation avec un gardien raciste qui profita de l'occasion pour se faire la peau d'un arabe. Et une fois le forfait achevé on inventera toutes sortes d'explications et autres prétextes possibles pour dissimuler le crime. Du moment qu'il n'y a pas de preuves, et que tout c'est passé à huis clos. Et finalement tout cela pour tenter le rêve de la grande aventure. Un rêve malheureusement qui n'existe plus! Valait-il la peine de le tenter ?
Bjr Ricrac,
Ton analyse est juste. G'merci pr ton post,... il est super efficace!
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