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ArcelorMittal Annaba. Investissements tous azimuts

Publié le 08/04/2012

ArcelorMittal AnnabaArcelorMittal, le géant mondial de la sidérurgie, est passé, en quelques semaines, de la menace de dépôt de bilan à un discours élogieux sur les possibilités uniques du marché algérien. Alors qu’au début de cette année, le groupe indien avait engagé un bras de fer avec les pouvoirs publics en brandissant le spectre de la cessation d’activité, il semble aujourd’hui très confiant quant à l’avenir de son activité en Algérie.

Dans une déclaration à l’APS, Vincent Le Gouic, ancien patron d’El Hadjar et actuel PDG de la division Maghreb d’ArcelorMittal, estime que le marché algérien est «dynamique et en pleine croissance» et précise qu’ArcelorMittal Annaba va lancer en Algérie un plan de développement, financé par une augmentation de capital et de fonds propres, destiné à accroître ses capacités de production à 1,4 million de tonnes par an contre moins d’un million actuellement pour une capacité théorique de deux millions de tonnes d’acier liquide par an.

Il est vrai qu’entre temps, ArcelorMital a empoché un prêt de 14 milliards de dinars financé par la BEA et renfloué sa trésorerie au sein de l’usine d’El Hadjar, alors que d’autres sites du groupe ferment à travers le monde. C’est pour sauver le fleuron de la sidérurgie en Algérie et ses 7000 travailleurs, forts d’un syndicat toujours prêt à en découdre, que le gouvernement a dû intervenir en janvier 2012 pour mettre fin aux menaces du groupe. Face à la démarche de ce dernier, le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, avait averti que «l’Etat algérien allait intervenir pour empêcher une éventuelle fermeture du complexe détenu à 70% par AreclorMittal et à 30% par le groupe public algérien Sider». Cet épisode terminé et après avoir signé, il y a quelques jours, un accord de financement stratégique avec la BEA, il change de discours et plaide pour l’augmentation de la capacité de production du complexe d’El Hadjar.

Ainsi, M. Le Gouic estime que «le complexe va contribuer à couvrir la demande locale et réduire la facture d’importation». «L’économie algérienne, soutenue par son programme quinquennal d’investissements publics, se présente comme un excellent relais de croissance par rapport à la crise qui frappe l’Europe», explique-t-il. Et alors que la disponibilité des financements est rendue difficile aussi par l’excédent de l’offre, en Europe et dans le bassin méditerranéen, M. Le Gouic estime que la direction du complexe d’El Hadjar se fixe comme objectif de maintenir la paix sociale, qui est un facteur essentiel du plan de redressement. Revenant sur l’épisode du bras de fer engagé entre son groupe et les pouvoirs publics sur fond de contestation des travailleurs, en janvier dernier, M. Le Gouic déclare aujourd’hui reconnaître l’apport de la BEA dans le règlement du litige. «Depuis le démarrage de nos discussions avec la BEA, sa stratégie est restée inchangée. Ce sont des signes forts de crédibilité, de cohérence et de durabilité très importants en phase de négociation pour un groupe comme ArcelorMittal.»

A ce propos, le premier responsable d’ArcelorMittal pour la région du Maghreb a expliqué que l’accord de financement, signé la semaine dernière avec la banque algérienne, a été conclu sur la base d’«une vision stratégique». «L’approche partenariale et entrepreneuriale du président de la BEA qui, sans renier les fondamentaux de la banque en termes de couverture de risque, a fait preuve d’innovation en proposant un engineering financier qui a permis de mettre en place à la fois les garanties suffisantes avec un effet de levier pour permettre à ArcelorMittal d’augmenter son capital», précise M. Le Gouic. Il est à noter que l’accord conclu entre les deux parties prévoit de transformer la garantie internationale de 120 millions de dollars, exigée par la BEA pour le rachat de la dette d’AreclorMittal auprès de la banque française Société Générale Algérie, en tranches d’augmentation de capital.

Zhor Hadjam [EL WATAN - 08-04-2012]

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Tant mieux pour nous. Parceque ailleurs c'est la grogne et la colère des ouvriers. Arcelor Mittal est entrain de changer sa tratégie globale, en fermant plusieurs sites dans le monde. Le malheur des uns fait le bonheur des autres.
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