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Annaba. ArcelorMittal : Le syndicat pour la récupération de l’usine

Publié le 16/02/2013
La situation qui prévaut  ces derniers  temps au complexe sidérurgique ArcelorMittal a donné lieu, jeudi dernier, à un important rassemblement auquel pas moins de 3000 employés venus des différentes unités de production, ont porté une attention particulière aux déclarations avancées par les représentants du syndicat d’entreprise en présence du député Smain Kouadria, lequel a fait part à l’assistance du danger qui menace l’avenir du complexe et celui des employés si l’Etat n’intervient pas incessamment. Bourfis, Bourai et Daïfallah, représentants respectivement du comité de participation et de la section syndicale de l’entreprise,  ont pour la énième fois, tiré la sonnette d’alarme sur les possibles retombées du plan d’organisation visé par la direction générale du complexe au courant de cette année. Si l’idée sera concrétisée, cela veut dire que toute la zone chaude (l’unité PMA) qui alimente le haut fourneau n°2, les aciéries à oxygène ACO1 et ACO2 ainsi que les aciéries électriques, sera éliminée avec la suppression de pas moins de 2000 postes de travail, selon les intervenants. Ces derniers ont mis l’accent sur la vétusté des installations, qui n’ont pas été rénovées depuis l’année 2001, sont la première cause d’une baisse importante de production qui n’a jamais atteint un million de tonnes. L’année écoulée, la direction avait prévu la production de 800.000 tonnes. Seulement 580.000 tonnes ont été produites alors qu’en 2011, la production a atteint 600.000 tonnes. Les statistiques, rendues publiques par la direction générale, sont donc beaucoup plus inférieures au marché algérien qui a besoin de 10 millions de tonnes d’acier chaque année. Pour parer au déficit en matière d’acier, l’Etat consacre, chaque année 10 milliards de dollars à l’importation d’acier. D’après Smaine Kouadria, ex-syndicaliste et député au parti des travailleurs, l’Etat qui cherche à récupérer le complexe, a l’intention d’investir 700 millions de dollars pour la rénovation des installations. Les nouveaux complexes prévus à l’Est et l’Ouest du pays, ainsi que celui d’El-Hadjar, vont pouvoir produire respectivement, 5, 3 et 2 millions de tonnes chaque années pour atteindre les besoins du marché algérien d’ici quelques années. Mais pour l’instant, il faut trouver une solution pour reprendre le contrôle de l’usine d’El-Hadjar. Le secrétaire général de l’UGTA, Sidi Saïd, part du même principe et refuse le bradage de l’usine quelles que soient les conditions.  Les représentants des travailleurs ont précisé également, au cours de cette rencontre, que le renouvellement des sections syndicales aura lieu incessamment après la mise en place d’une commission d’organisation des élections ainsi que la désignation officielle de 02 personnes de chaque unité de production au nombre de 14. Rappelons que les élections accusent un retard en raison de l’instabilité à laquelle fait face le complexe depuis l’arrivée de Aïssa Menadi à la tête de l’union locale de Sidi Amar ainsi que Hmarnia, secrétaire général de l’union de wilaya.

L'EST - 16/02/2013 - Boufessioua Sofiane

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