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Annaba: ArcelorMittal - Le syndicat d’entreprise pour le départ du partenaire étranger

Publié le 14/08/2013
Si l’enjeu principal pour l’Etat est de récupérer le complexe sidérurgique d’El Hadjar, du moins par l’application de l’article 51/49, celui du syndicat d’entreprise est incontestablement le départ du partenaire étranger. Lors d’un point de presse animé hier au siège de la représentation syndicale d’ArcelorMittal, les 9 syndicalistes, les 29 coordinateurs d’unités de production et les 7 membres du comité de participation, n’ont pas mâché leurs mots. Ils étaient tous unanimes quant à pointer du doigt l’employeur franco-indien qui cache des velléités quant à détruire complètement l’usine et mettre en péril l’entreprise, se sont-ils insurgés.
 Des velléités flagrantes car cela est traduit sur le terrain, confirment-ils, par la baisse historique de la production, la fermeture de certaines unités de production, le refus de rénover le matériel vétuste et la compression du personnel. Tout ceci, martèle le partenaire social, a un seul objectif, l’importation du produit de France et de Europe au détriment de la production locale et a un seul nom, celui de la fermeture pure et simple du complexe. Selon les animateurs de la conférence de presse, la production a baissé  de 2 millions de tonnes par an à l’époque de la gestion nationale, elle descendue à 290 mille tonnes par an sous la direction du partenaire étranger.
Alors que l’Algérie a besoin entre 4 millions et 5 millions de tonnes d’acier annuellement. A cela s’ajoute la compression du personnel dont l’effectif a été réduit à 5 400 travailleurs, alors que l’usine avait pas moins de 11 800 salariés qualifiés. Mais la goutte qui a fait déborder le vase, c’est le niet catégorique de l’employeur quant à la maintenance des unités à l’arrêt pour des pannes techniques, entre autres l’aciérie électrique produisant des aciers liquides, la cokerie fabriquant le goudron, et les aciéries à oxygène. Et de surcroît le refus total de remplacer des pièces détachées détruites au niveau de certaines unités par d’autres toutes neuves, ce qui a eu des répercussions négatives sur le plan industriel d’une manière générale et qui permettrait de sauver le complexe et les emplois. « Ces données illustrent parfaitement les mauvaises intentions du partenaire étranger qui ne s’est pas retenu de mettre de l’huile sur le feu des suites de la signature du règlement intérieur, boudé avec l’inspection du travail, à l’insu du syndicat d’Entreprise. C’est pourquoi nous réclamons l’intervention immédiate de l’Etat algérien à l’effet de porter main forte à notre usine et donner un nouveau souffle à la productivité, et par conséquent la concrétisation indubitable de la plate-forme de revendications socio professionnelles des travailleurs, sujette de litige entre le partenaire social et la direction générale. Le cas échéant, nous nous réservons le droit de débrayer tout en laissant les portes du dialogue ouvertes», concluent-ils. Pour sa part, la direction générale d’ArcelorMittal a souligné les efforts continus de l’entreprise envers ses salariés et la préservation des emplois existants. Et d’ajouter que toutes les parties prenantes sont convaincues que la stabilité sociale est une condition essentielle d’accompagnement du plan industriel, alors que le partenaire social conditionne la signature d’un pacte de stabilité sociale par l’octroi d’une augmentation de salaire.

 L'EST - 14/08/2013 - Toufik Ouazaa

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