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Annaba: Premier attrait estival de la ville - Que sont nos plages devenues ?

Publié le 18/08/2013
D’année en année, l’état des plages se dégrade à vue d’œil. Prises d’assaut par des «commerçants» d’un genre nouveau mais plutôt dans le genre dégradant, les plages n’ont plus de plage que le nom. Squattées, dégradées, souillées, elles sont devenues des «cafés à chichas», des lieux de villégiature très insalubres et cela, au vu et au su de la ville et de ses services censés s’occuper de la chose touristique. L’été est devenue une véritable aubaine pour ces « vendeurs de thé », ces « gardiens de parking » qui, au fil des années, se sont appropriés l’espace public pour en faire un fonds de commerce non réglementé non imposable mais surtout imposé…aux imposables ! L’aventure commence au parking. Si l’accès aux plages est officiellement gratuit, la réalité est ubuesque. Pas d’illusions, ils sont payants... et menaçants ! Arrivé sur les plages, la vue n’a plus rien d’idyllique, des centaines de chaises et parasols posés sur le sable, formant un carré distinct. Des jeunes veillent à ce que les estivants indociles soient écartés. Les «loueurs» étalent leur matériel sur toute la plage et dès que l’on essaie de se débrouiller un espace, on est vite interpellé. Interdiction de s’approcher. Ceux qui refusent de prendre place sont vite éjectés de la parcelle. Ils doivent s’installer ailleurs. Ailleurs, c’est-à-dire derrière, loin de toute possibilité de surveiller les enfants qui se baignent. De toute possibilité de profiter de la fraicheur de l’eau et encore moins de la vue. Jusqu´à quand cela va-t-il durer? S´interrogent les baigneurs. Faut-il une autorité sécuritaire partout pour que les choses évoluent dans le bon sens? Et le civisme n´existe plus alors? Autant de questions qu´on se pose face à la dégradation de la situation. C´est une bonne chose que d´autoriser des jeunes à exercer sur les plages, d´autant plus que cela ne dure que trois mois, mais ne faudrait-il pas leur inculquer un minimum de civisme? En principe, lorsqu´on délivre une autorisation d´exploitation d´un parking ou encore d´un espace sur une plage, on devrait faire signer à l´exploitant un contrat portant sur un minimum de règles à respecter dont celle du bon comportement à l´égard des estivants. Apparemment, ce n´est pas le cas. D´où ces problèmes intempestifs qui rendent la vie difficile aux baigneurs sur toutes les plages de la ville. Le plus déconcertant dans cette situation est que ces pratiques ne semblent déranger personne et que les Algériens sont dépouillés de leurs espaces sans que personne n’intervienne pour remettre de l’ordre, ils laissent les choses se faire comme à l’accoutumée. Pourtant, le domaine public maritime est censé appartenir à tous les citoyens et l’accès doit être impérativement gratuit pour tout le monde, l’occupation illégale des espaces naturels et la dégradation des endroits environnants aux plages sont des faits hallucinants. L’autorité de l’Etat doit reprendre ses droits sur les plages. Ces « vendeurs », nous sommes bien obligés de le reconnaître, ont une clientèle. La demande engendre l’offre. Des familles viennent y prendre l’air chaque soir. La question qui se pose alors est comment les Algériens sont-ils devenus si insensible à l’hygiène, à l’anarchie ?

L'EST - 18/08/2013 -
Aly D

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