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Annaba: Avec le flux important des Subsahariens - De appels à la réouverture du laboratoire antipaludique

Publié le 25/08/2013
Des spécialistes et anciens entomologistes mettent en garde contre une catastrophe éventuelle, suite l’apparition de cas de paludisme dans le Sud avec le flux en permanence des Subsahariens, si des mesures n’étaient pas prises en charge à temps. Une campagne d’éradication du paludisme est plus que jamais nécessaire avant que cette pathologie, dans la plus part des cas mortelle, ne se propage dans le pays, mettent en garde des experts qui se sont rapprochés de notre rédaction. Dans notre pays, le malade paludéen se déplace du Sud vers le Nord du pays, et ce sont plus précisément les nomades producteurs d’ovins qui viennent généralement des pays limitrophes se déplaçant vers les villes du littoral, selon des spécialistes. Ce qui est le cas de ces centaines, voire des milliers de subsahariens ici présents à Annaba, ajoutent-ils, sans pour autant les stigmatiser ou prétendre qu’ils sont porteurs de maladie, jusqu’à preuve du contraire. « C’est vrai que les autorités locales mettent les bouchées doubles à l’effet de bien prendre en charge ces Subsahariens et leur éviter de contracter des maladies. Mais, des activités antipaludiques quotidiennes, doivent être effectuées. D’autant plus qu’il faudrait faire des enquêtes épidémiologiques approfondies sur les supposés paludéens, en cherchant leur provenance, en précisant leur localité pour les transhumants, soutiennent-ils. Il est impératif, disent-ils, de prévoir une opération effective à commencer par la réouverture du laboratoire antipaludique autrefois implanté au centre de santé Laârbi Khrouf, et qui a joué un rôle primordial dans la lutte contre cette pathologie. À cela s’ajoutant une présence et un suivi sur le terrain en direction des Subsahariens, premières victimes. Ils signalent par ailleurs que le mode de vie du vecteur du paludisme (anophèle femelle) est bien connu, son activité est essentiellement nocturne dans un rayon ne dépassant pas 5 km, les facteurs climatiques ont un rôle considérable dans la multiplication, l’éclosion et la croissance des larves jusqu’à l’âge adulte et le moustique en question se déplace la nuit soit pour pondre ses œufs ou pour piquer des humains. Des anciens entomologistes nous ont fait savoir qu’ils s’étaient déplacés durant les années soixante-dix à Tamanrasset et à Ouargla où des équipes de l’armée avaient travaillé sans relâche en vue d’éradiquer ce fléau apparu à cette époque. Rappelons que le parasite du paludisme avait été découvert dans leur pays en 1880 par le Dr. LAVERAN et les efforts déployés dans le cadre du programme national de lutte contre le paludisme ont permis grâce à la volonté, la discipline et l’utilisation rationnelle des données scientifiques à éradiquer ce qui était jadis un véritable fléau ». Ils concluent par rappeler que « ce qui se passe aujourd’hui doit nous inciter à revoir notre stratégie de surveillance des maladies par la mise en place de réseau opérationnel de surveillance épidémiologique et entomologique ».

L'EST - 25/08/2013 -
Toufik Ouazaa

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