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Annaba: Chétaibi - En raison de la misère au quotidien, les jeunes n’ont de rêve que pour “El-harba”

Publié le 14/09/2013
En raison de la misère au quotidien, l’un des plus beaux villages et l’une des premières communes du pays, en l’occurrence Chétaïbi (Annaba), est fui par les siens. D’abord, par les aînés, qui ont déjà montré le chemin, dans les années 80, et tant pis s’ils ont opté pour le béton des « HLM » et la pollution industrielle. Maintenant, c’est au tour de jeunes qui n’ont de rêve que pour « El-Harba » - la fuite-. D’ailleurs, face à la privation au quotidien, même ceux qui vont à l’université et aux lycées de Annaba et de Berrahal ne voudront plus revenir. Véritable havre de paix, région féerique pour le visiteur, qui est vite repéré, Chétaibi n’est, cependant, pour ses habitants, qu’une région enclavée et déshéritée où sévit le chômage et le “spleen” des jeunes, aux yeux desquels l’exode et surtout “El-Harga”- immigration clandestine-, reste la seule issue. « La majorité des jeunes, surtout celle qui avait les moyens pour El-Harga, a réussi à quitter ce « cimetière » et rejoindre l’autre rive de la Méditerranée. Ailleurs, bien qu’ils vivent dans la clandestinité et installés dans des caves, des wagons abandonnés, etc.,  ils sont joyeux et ravis, car ils ont de quoi manger à leur faim. Ici, nous vivons, le moins que l’on puisse dire, une misère noire », ont tenu à signaler des jeunes totalement déboussolés. Pis encore, les riverains signalent qu’ « aucune entreprise de production digne de ce nom n’existe dans la commune, en mesure un temps soit peu d’absorber le chômage qui sévit en maître. En plus, ici, il n’a jamais été question, signalent les habitants, depuis des années de compter sur le travail de la terre”. Chétaibi, qui s’étend sur une superficie de 132 km2, étant une région montagneuse où la surface agricole n’occupe que quelque 400 hectares servant à la tomate industrielle, essentiellement dans la localité d’El-Azla et quelques parcelles insignifiantes sous exploitées au demeurant, contre des milliers d’hectares de zens et de chênes liéges. Donc, le travail de la terre est difficile dans cette région. Un autre travail est pratiquement impossible à trouver dans la commune, affirme la population locale, qui a beaucoup à dire sur les difficultés de la vie de tous les jours notamment le  problème de chômage qui se pose avec acuité d’année en année. Mieux, encore, aujourd’hui, il est même difficile de prétendre au produit de la pêche. Ainsi, finis donc les temps de la « baraka » ou sitôt les embarcations rentrées à bon port, des casiers entiers de poissons sont offerts gratuitement à la population venue partager les offrandes de la grande bleue, indiquent les habitants. Car, expliquent-ils, les marins pécheurs Takouchis, après avoir pris le large font prendre à leur marchandise, fraîchement acquise, le chemin de la ville où le profit ne peut être que largement meilleur. Aujourd’hui, et au vu des problèmes à tous les niveaux, seul un véritable programme spécial de développement au profit de cette commune, peut sortir cette région de sa torpeur et isolement.

L'EST - 14/09/2013 -
B. Salah-Eddine

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