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Annaba: Commerce informel - Ils ne sont jamais partis

Publié le 10/11/2013
Tout a été vain pour éradiquer le commerce informel. Malgré les instructions du chef du Gouvernement, l’économie parallèle n’a jamais été aussi florissante puisqu’elle elle n’a jamais été vraiment inquiétée. En fait, les vendeurs à la sauvette ne sont jamais partis, ils font profil bas lors d’une opération coup de poing et… reviennent. Ce n’est pas pour les priver de ce revenu que l’on dit ça puisque chacun de ces vendeurs invoque sa situation de chômeur et sa précarité même si quelqu’un qui dispose d’un véhicule utilitaire pour transporter sa marchandise peut prétendre à la précarité : non, c’est le bazar qu’ils ont mis en place qui est dérangeant, synonyme d’insécurité pour les citoyens d’abord et de manque à gagner pour l’Etat ensuite. Il n’y a nul besoin de revenir sur ces conséquences déplorables et auxquelles il semble que personne ne peut faire face à Annaba mais il y a au moins quelque chose que l’on peut faire puisque on ne peut mettre fin à ce commerce : on peut revenir à la «rahba» traditionnelle, ce souk quotidien qui avait peu à peu disparu ne laissant que les chineurs du quartier «Mercis». D’autant que la principale raison du maintien du commerce informel relève de la modicité des prix des produits. C’est cela qui attire à Annaba, quotidiennement, une grande partie de la population rurale et pour cette catégorie sociale justement ainsi que pour les ménages démunis existait la «rahba» qui se tenait en banlieue, loin des rues de la ville. En effet, une rue comme la rue Larbi Tébessi, déjà étroite, est devenue infréquentable du fait des étalages sur les trottoirs et la chaussée, et l’exemple qu’elle donne ainsi que tout le pourtour d’El Hattab a fini par déteindre sur d’autres espaces et jusqu’au Cours de la Révolution. Chacun a le droit de gagner sa vie, pourvu que ce soit d’une manière légale et sans empiéter sur les droits d’autrui, ce qui n’est pas le cas avec une économie parallèle du niveau du commerce informel qui sévit à Annaba. Ce commerce a atteint un tel degré qu’il est devenu une menace pour la stabilité sociale même si on pense pouvoir le contrôler en alternant tolérance et chasse. En 2001, quand plus de 1.400 communes majoritairement RND, avaient fait face à une fronde populaire pour leur gestion catastrophique, la commune d’Annaba, elle, a fait face à des émeutes orchestrées par un groupe de vendeurs à la sauvette, motivés par une saisie de vêtements.

L'EST - 10/11/2013 -
Ammar Nadir

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Les Commentaires

L'informel veut avoir les pouvoirs publics à l'usure. Il veut les épuiser avec le temps et la persévérence à lâcher prise et abandonner le bra de fer. Tout cela parce que les autorités n'ont pas été assez ferme. Ou bien elles n'ont pas compris que dans ce genre de lutte tenace et récalcitrante qui nécéssite une surveillance de tout instant,sans concession, il faut être préparer à y faire face aussi longtemps que le problème n'est pas résolu car cela peut durer. C'est la seule solution pour éradiquer le phénomène et surtout faire respecter la loi que personne, quelque soient ses conditions, n'est au-dessus d'elle.
De l'autre côté, il faut évidemment trouver d'autres solutions à résoudre le problème du gagne pain de ces gens. En leur offrant par exemple un autre lieu à l'écart qui les conviendrait mieux etc...
Le marché informel à Annaba date depuis la préhistoire de - de 2 millions d'années, les Homo Erectus l'auraient développé depuis la paléolithique - de 1,8 millions d'années, à partir du Néolithique un nouveau type d'humains fait son apparition dans les collines de Bouhamra, ancien comptoir phénicien ayant compris que la prospérité, la fructification de leurs richesses et le développement économique pour assouvir leurs buts expansionnistes et depuis les marchés informels sont devenus des grands centres commerciaux, plus tard vers 814 avant J.C que les marchés informels se sont développés avec comme capitale la rue Gambetta et au finale la prospérité provoqua des rivalités avec ses voisins et ses habitants et adopta ses moeurs publics et ses coutumes, sources de toute liberté et de tout bonheur social, la suite de l'histoire au prochaine billet.(M.O.F.Annabi)
Merci Mofannabi! J'ai beaucoup ri.
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