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Annaba: Tribunal criminel - La bande des cagoulés d’El Battah, jugée et condamnée

Publié le 25/11/2013
Les trois individus jugés ce dimanche 24 novembre semaient la terreur sur toute la longueur du littoral d’El Battah, guettant toute voiture qui pénètrerait dans ce maquis et fondait sur elle, tel un rapace. Armés de sabres et cagoulés, les trois membres de cette association de malfaiteurs montée dans le but de s’en prendre aux personnes et à leurs biens ne lâchaient pratiquement rien. Que cela soient portable, argent de poche, objets en or ou en argent. A la suite de multiples plaintes déposées par des victimes parfois ensanglantées, les gendarmes de la Brigade de Ben M’Hidi avaient décidé de se mettre tous les jours en embuscade. Dissimulant leurs véhicules de service, ils sillonnaient à pied les lieux, sûrs de surprendre en flagrant délit ces malfaiteurs. Le signalement donné par les agressés ne permettait pas aux agents de l’ordre public de les identifier, car agissant toujours le visage masqué et abhorrant des tenues spéciales de « travail » qu’ils dissimulaient sous des lentisques ou des oliviers nains qui forment la majeure partie de cette forêt, cependant très dense. Les lieux sont fréquentés par des personnes qui viennent s’adonner à des boissons alcoolisées ou de couples clandestins. Ce qui facilite la tâche aux bandits de grands chemins que sont devenus ces trois individus. En cette journée du 22 novembre 2012, les gendarmes avaient été attirés par des cris perçants lancés par une personne qui se faisait malmener justement par cette bande. Rapidement sur les lieux, les gendarmes appréhendent le premier voyou Z. Ahmed, né en 1987 et résidant à Sidi Embarek, un village situé à quelques encablures du lieu de l’agression. Les deux autres prennent la fuite. Seul B. Abdelkrim né en 1985, sera alpagué quelques temps après le début de sa cavale. Quant au troisième larron O.Salah, il est toujours en fuite. Confrontés aux quatre dernières victimes, dont une jeune fille qui était en leur compagnie, ils sont formellement reconnus. Devant le tribunal, le premier accusé nie toute participation, alors qu’il avait été arrêté sur les lieux mêmes du délit, arguant le fait qu’il «était un pêcheur et revenait, juste après avoir amarré sa barque. B. Abdelkrim, au moment de ses déclarations à la barre reconnait implicitement avoir été sur les lieux avec l’intention de voler. Ce qui lève un voile sur les dessous de l’affaire. Il veut apitoyer la cour en citant la situation précaire dans laquelle il vit, et avoir été l’hôte de prison à plusieurs reprises, car pour lui, le vol est son seul gagne-pain. Le Tribunal, présidé par M. Mamène Brahim qui a vu défiler devant lui des centaines et des centaines de criminels, a compris dans son intime conviction la culpabilité des deux compères cagoulés et leur inflige une peine exemplaire de 5 années de réclusion criminelle assortie d’une amende. Concernant le fuyard, la loi ne le laisse pas sans sanction et c’est la plus lourde, puisqu’il est condamné à vingt ans par défaut et une amende de 200 millions de centimes.

L'EST - 25/11/2013 - Ahmed Chabi

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