Démarrage des travaux en août prochain - Le projet de la grande mosquée est sur le point d’être lancé. C’est ce que nous avons appris avant-hier lors d’une conférence de presse animée par les membres de la commission religieuse en charge de ce projet.
A cet effet, 700 MDA (millions) sont déjà disponibles au niveau des comptes bancaires d’investissement et de gestion de la commission, et ce pour entamer les travaux au plus tard en août prochain. L’avis d’appel d’offres national et international pour la réalisation de l’étude relative à ce projet a intéressé, jusqu’à présent, une soixantaine de bureaux d’études, lesquels ont déposé des soumissions. L’ouverture des plis se fera au cours du mois de mai prochain, a indiqué Mohamed-Redha Bousshaba, qui annoncera dans la foulée l’organisation de journées d’information du 22 au 24 avril à l’effet de sensibiliser les citoyens sur l’importance de cette infrastructure grandiose dont le coût global avoisine les 11 milliards de dinars. Cette manifestation va comporter une exposition consacrée au projet au théâtre régional Azzedine Medjoubi, ainsi que des conférences, qui seront animées par des imams d’Alger et de Blida à travers la majorité des mosquées de la wilaya. La grande mosquée, dont l’implantation est prévue sur les hauteurs de la localité de Boukhadra (El Bouni) au sud-ouest de la ville de Annaba, comprend une grande salle de prière pour 35 000 fidèles, une école coranique, Dar El Fatwa, une salle de conférences de 2 000 places, une bibliothèque, un centre commercial, des zones récréatives et des espaces verts. S’étalant sur une superficie de 9,8 ha, ce projet sera doté de quatre entrées, Sud, Ouest, Est et Nord.
El Watan > 21/04/08 > T. G.
La recherche scientifique demeure le parent pauvre de l’Université algérienne. Ce constat a été établi et dénoncé par des chercheurs universitaires à l’occasion des premières assises régionales sur la recherche dont l’inauguration a été faite par Rachid Harraoubia, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Les responsables de structures et d’ateliers de recherche ont mis à profit cette opportunité pour exposer les problèmes rencontrés au cours de leurs travaux de recherche. Les présents ont souligné que l’enveloppe financière allouée à la recherche scientifique est insuffisante et en deçà des besoins réels exprimés.
A titre d’exemple, un chercheur affirmera que pour ses déplacements à l’étranger pour participer à des colloques internationaux ou à des rencontres scientifiques de haut niveau indispensables pour ses travaux, il est obligé de dépenser son propre salaire. Et d’affirmer que l’université n’octroie aucune aide.
D’autres ont dénoncé les conditions de travail loin d’être appropriées pour des chercheurs travaillant dans des domaines tels que l’intelligence artificielle ou la technologie. Dans son intervention, le ministre s’est voulu rassurant en révélant qu’une enveloppe financière de 100 milliards de DA sera mise à la disposition de cet important département devenu incontournable dans toute avancée scientifique. Ces assises régionales, qui seront suivies les 22 et 23 avril 2008 à Alger pour la région Centre et celles de Tlemcen les 24 et 25 avril pour l’Ouest, ont permis aux présents d’élaborer des recommandations à même de permettre à l’Algérie d’atteindre le niveau mondial.
L'expression > 21/04/08 > Mohamed Tahar RAHMANI
Devant les multiples difficultés que rencontrent les hémodialysés de la wilaya de Annaba, et les nombreuses doléances qu’elle reçoit au quotidien, l’association des insuffisants rénaux Saffa se retrouve dans l’incapacité de cerner les contraintes qui l’entravent dans l’accomplissement de sa mission.
Une mission qui consiste à assister, orienter et veiller au bien-être des malades hémodialysés. Pour subir leurs quatre séances hebdomadaires, ceux-ci, au nombre de 400, et dont la majorité est issue de milieux démunis, sont répartis à travers les 6 centres de dialyse privés, dont un public. Contactée, l’association Saffa ne manquera pas de souligner les problèmes dont souffre cette frange de malades. Ces problèmes ont surtout trait à la prise en charge de ces derniers dans les centres de dialyse relevant du secteur privé. « La DSP a été sollicitée à maintes reprises pour une prise en charge conjointe avec le CHU de Annaba des analyses sanguines et des examens radiologiques ; à lui seul, le CHU n’est plus à même de supporter cette charge », indiquera le président de Saffa. Le retard mis par la caisse d’assurances (Cnas) dans la livraison des cartes à puce Chiffa, soit de un à trois mois, est une autre difficulté qu’a soulevée notre interlocuteur. De plus, malgré l’absence de solutions palliatives, cette institution a instruit les officines pour qu’elles ne livrent plus de médicaments sans la présentation de cette carte. C’est une démarche qui pénalise à plus d’un titre les hémodialysés qui se trouvent confrontés à un véritable casse-tête pour s’approvisionner en médicaments. Un autre problème a été soulevé par l’association : la non-application, par les sociétés de transport sanitaires, des dispositions du nouveau décret exécutif n° 07-218 du 10 juillet 2007, fixant les conditions, les modalités de prise en charge, les tarifs ainsi que la conformité des véhicules spécifiques aux dialysés. A cet effet, les membres de l’association exhortent les administrations concernées à effectuer des contrôles dans ce sens. Aussi, Saffa dénonce les manœuvres douteuses auxquelles s’adonnent souvent les transporteurs, qui ont tendance à obliger les malades à opter pour telle société de transport et pas pour une autre. A ce propos, l’association précise que les malades sont libres de choisir, à leur convenance, le transporteur ou le centre d’hémodialyse. L’implantation des fistules hautes, nécessaires à une certaine catégorie d’insuffisants rénaux, est l’autre contrainte qui s’ajoute au combat des malades. La pose de ces fistules, dont le coût avec cortex avoisine les 100 000 DA, ne peut être assurée que par des cliniques spécialisées en chirurgie cardiovasculaire. Ce qui constitue une très lourde charge pour les malades, d’autant plus que la convention liant la Cnas à une clinique privée de Dély Brahim, spécialisée dans ce type d’opérations, a été résiliée. Pour sa part, le directeur de la Cnas se défend, disant : « Des consignes ont été données aux officines pour ne plus livrer de médicaments sur la base des carnets de santé. Les malades chroniques peuvent acheter leurs médicaments et se faire par la suite rembourser auprès de la Cnas. Provisoire, cette mesure a été décidée à l’effet de pousser les retardataires à activer le dépôt de leurs dossiers, sachant qu’à l’instar de celles de 4 autres wilayas, la Cnas de Annaba est désignée comme centre pilote. Depuis plus d’une année, des efforts considérables ont été consentis par notre institution afin inciter les assurés à déposer leurs dossiers dans les délais nécessaires. Dans ce sens, une campagne d’information et de sensibilisation a été lancée à leur intention ». Pour ce qui est de la résiliation de la convention avec une clinique privée d’Alger, le responsable précisera ceci : « L’implantation des fistules hautes n’est plus remboursable et ne figure plus dans les conventions signées entre la direction générale de la Cnas et les 5 cliniques privées spécialisées dans la chirurgie cardiovasculaire. A propos du problème afférent au transport, il faut savoir qu’en 2007, pas moins de 198 dialysés ont pu être pris en charge par la Cnas. Leur acheminement vers les centres d’hémodialyse a nécessité des coûts avoisinant les 40 MDA (millions). Pour le1er trimestre (2008) seulement, la caisse a dû dépenser 4,34 MDA. La Cnas est conventionnée avec 2 sociétés de transport sanitaire au niveau desquelles des visites de contrôle inopinées sont régulièrement effectuées par nos agents. En cas de manquement aux clauses contractuelles, les sociétés défaillantes seront soumises à de lourdes sanctions tel que prévu par la loi en vigueur ». Par ailleurs, le problème d’interruption du programme de la greffe rénale reste, selon l’association, inexpliqué, d’autant que les deux premières interventions de greffe rénale ont été brillamment réussies par le professeur Kadi et son équipe du service urologie du CHU Ibn Rochd. Les malades s’interrogent sur les suites à donner à ce programme, malgré l’existence d’une dizaine de candidats potentiels à la greffe rénale avec donneurs. Contacté, le Pr. Kadi s’explique ainsi : « Ce n’est pas la compétence qui fait défaut, il s’agit tout simplement de l’indisponibilité des équipements adéquats ; la greffe rénale relève de la chirurgie lourde, et ce n’est pas avec un matériel aussi vétuste qu’on peut l’effectuer. En tant que médecins, on n’a pas le droit de mettre la vie des malades en danger. J’ai établi une liste d’équipements nécessaires à ce type d’intervention. J’attends toujours ».
El Watan > 21/04/08 > A. Guermouz
Des journées portes ouvertes sur l’école nationale préparatoire aux études d’ingéniorat (Enpei), relevant du ministère de la défense nationale, se tiennent depuis samedi, et jusqu’à jeudi prochain, au palais des arts et de la culture Mohamed Boudiaf de Annaba.
S’adressant surtout aux futurs bacheliers, session 2008, cette manifestation vise à faire connaître les conditions d’accès à cet établissement, qui a pour mission d’assurer une formation préparatoire aux études d’ingénieur dans les grandes écoles. Qualifiée d’école du troisième millénaire, l’Enpei, créée en 1998, dispense un cycle de formation de trois années englobant un enseignement scientifique, technique et des sciences humaines, sociales et de langues étrangères, ainsi qu’une formation et un enseignement militaires. Ce cursus est sanctionné par l’obtention d’un diplôme universitaire du premier cycle scientifique (Dupcs) et d’un brevet de formation militaire. En fin d’études, les élèves auront le choix d’opter pour une carrière militaire ou civile. Pour les élèves titulaires du Dupcs, ils peuvent être admis sur titre au deuxième cycle d’ingéniorat, soit à l’école militaire polytechnique ou tout autre établissement de formation supérieure. Des officiers de l’Enpei, qui est encadrée pédagogiquement par le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique (Mesrs), sont mobilisés et disponibles pour accueillir le public et assurer la réussite à ces portes ouvertes.
El Watan > 21/04/08 > Tewfiq G.
AEP : Le recours à un programme d’urgence est écarté dans le court et moyen terme
Les populations de la wilaya seront régulièrement alimentées en eau potable à court et moyen terme à la faveur du remplissage du barrage de Mexa (El Tarf) qui a enregistré, à fin mars, 47 millions de m3, soit la limite de ses capacités de mobilisation.
Cela, sans compter les approvisionnements en eau provenant du second barrage, à savoir celui de Cheffia, situé également dans la même wilaya, lequel totalise un volume d’eau stockée de plus de 98 millions de m3 sur une capacité théorique de mobilisation de 160 millions de m3 d’eau. Le remplissage de ces deux ouvrages hydrauliques a été rendu possible grâce aux fortes chutes de pluies du mois écoulé. Avec ces quantités stockées dans ces deux barrages, les approvisionnements en cette denrée vitale, des wilayas de Annaba, tout comme celles d’ El Tarf seront assurés, sans recourir à un programme d’urgence qui reste jusque-là, écarté.
El Watan > 21/04/08 > T. G.
Plan bleu des 14 wilayas du littoral - La commune de Chétaïbi vient, encore une fois, d’être mise à l’honneur. Le mérite revient à sa baie, classée parmi les plus belles au monde.
C’est certainement grâce à ce titre qu’en prévision de la saison estivale, le ministère du tourisme a retenu sa plage du centre comme plage pilote à même de représenter la wilaya de Annaba dans le cadre du Plan bleu, devant concerner 14 wilayas du littoral. Cette désignation sera émaillée par un riche programme d’animation culturelle, sportive et artistique, devant s’étaler sur les trois mois de l’été. Les mélomanes pourront ainsi assister à des soirées musicales en tous genres, animées par des troupes artistiques invitées des quatre coins du pays. Les amateurs de ski nautique, de plongée sous-marine, de beach volley, de natation et de voile auront, quant à eux, à se disputer la première place lors des concours appelés à être organisés durant la même période.
El Watan > 20/04/08 > A. G.
Les opérateurs économiques évitent d’investir dans les localités dépourvues de voies de communication.
Le réseau routier enregistre une nette dégradation en l’absence d’une politique d’entretien et de maintenance. Un constat qui devrait inciter les pouvoirs publics et élus locaux à réfléchir sérieusement sur la mise en place d’une stratégie et des méthodes d’organisation et de coordination entre les différents secteurs d’activités, susceptibles de maintenir en bon état des routes réalisées au prix d’énormes investissements consentis par l’État. Les infrastructures de base représentent un facteur essentiel dans le développement et une exigence à toute action d’investissement. A titre illustratif, il a été donné de constater que de nombreux opérateurs économiques évitent d’investir dans les localités isolées car dépourvues de voies de communication et ne disposant pas d’atouts favorables à la création d’activités. Ce qui explique, dans une certaine mesure, le déséquilibre en matière de développement entre les régions qui composent la wilaya. C’est dire l’importance des routes dans toute dynamique de développement socioéconomique. Résultat d’un investissement colossal, le réseau routier nécessite, aujourd’hui plus que jamais, une réhabilitation certaine en raison de l’état de détérioration avancée dans laquelle il se trouve. La programmation de 7 maisons cantonnières, réparties à travers les localités de la wilaya, est un début de solution en l’absence d’entretien et de maintenance des routes, tout autant que les projets réalisés courant 2007, et qui concernent la modernisation et le confortement des chemins de wilaya sur une longueur de 35 km. Cette opération a ciblé le chemin de wilaya 15 reliant les hauteurs de la ville de Annaba à la localité de Sidi Aïssa, et les chemins de wilaya 57 et 107, qui font la jonction entre les localités de Tréat, Berrahal et Chétaïbi. Des travaux de réparation de certains tronçons du chemin de wilaya 16, sur l’axe reliant Romanet et Chétaïbi, ont été également effectués dans le but de mieux desservir cette zone très fréquentée en période estivale. Parmi les autres réalisations enregistrées en 2007 dans ce secteur, figurent le dédoublement de la RN44, entre Berrahal et la limite de la wilaya de Skikda sur une distance de 9 km, le confortement de cette même route reliant la ville de Annaba à l’aéroport Rabah Bitat, et la construction d’une route desservant le nouveau pôle universitaire d’El Bouni à partir de la RN16. De nouveaux projets, notamment la construction d’ouvrages d’art, sont en cours d’exécution dans le but de donner plus de consistance au réseau routier, afin qu’il soit en mesure de répondre aux besoins des usagers en matière de fluidité du trafic automobile et aux projections en matière de développement de la région à la faveur des investissements d’envergure annoncés, tels que le village touristique à Sidi Salem, la grande mosquée sur les hauteurs de Boukhadra et les zones de développement industriel intégré (ZDII), sans oublier les projets prévus dans le programme du renouveau rural.
El Watan > 20/04/08 > Tewfiq G.
Pas moins de 1 554 km composent le réseau routier de la wilaya, se répartissant entre 131 km de routes nationales wilaya (CW), 329 km de chemins communaux (CC) et 329 km de routes urbaines. Selon une estimation mentionnée dans un rapport de l’assemblée populaire de wilaya (APW), ayant été élaboré à partir d’informations recueillies auprès de la direction des travaux publics, 445 km de route se trouvent dans une situation peu enviable, et 165 autres dans un mauvais état. Le réseau routier de la wilaya compte, par ailleurs, 58 ouvrages d’art, dont 33 localisés sur les routes nationales, et 25 sur les chemins de wilaya.
El Watan > 20/04/08 > T. G.
Wilaya de tous les contrastes, Annaba n’a pas encore remis en cause sa forte disparité entre ses communes très urbanisées, comme Annaba, El Bouni, El Hadjar et Berrahal, et son arrière-pays moins peuplé et à vocation agricole, des communes telles Tréat, Cheurfa, El Berda... En l’absence d’une approche engagée par les élus de l’APW dans le traitement de ce dossier de développement, rien n’indique que les priorités aient été prises en compte, pas plus que les faits d’actualité, à l’exemple de la situation véritablement dramatique vécue depuis des années par les établissements scolaires des 3 paliers dans les communes déshéritées, notamment à Oued El Aneb, Tréat, Chorfa, El Eulma, où rien n’a été fait pour créer l’environnement nécessaire à l’essor économique et social. La commission sociale de l’ ancienne APW ne s’est pas attachée à des actions de fond, et a utilisé le saupoudrage et le court terme en ciblant les communes riches en moyens matériels et financiers comme Annaba, El Hadjar, El Bouni, Sidi Amar, Berrahal et Aïn Berda. C’est sur ces dernières communes que les élus de wilaya concentrent leurs actions de renforcement de l’armature économique et sociale. Commune côtière aux innombrables atouts socioéconomiques, touristiques et en même temps agropastoraux, Chétaïbi n’a pas intéressé les élus de l’APW. Pourtant, avec la réalisation d’un barrage d’une capacité de 40 millions de m3, et celle d’un port mixte commercial et de pêche, elle compléterait les atouts dont elle dispose déjà pour être le principal facteur de redynamisation des activités économiques de toute la région.
El Watan > 20/04/08 > Leïla Azzouz
La douane a programmé, pour mai prochain, une quatrième opération de vente aux enchères des marchandises en souffrance au port de Annaba, faute d’enlèvement par leurs propriétaires.
Cette vente concernera 34 conteneurs et 63 caisses et colis, dont certains sans adresse. La douane appréhende la difficulté d’écouler ces marchandises parce que composées d’équipements et matériels ne pouvant être utilisés que par les entreprises importatrices. D’ailleurs, trois opérations de vente aux enchères ont été déjà effectuées sans pour autant susciter un engouement auprès d’éventuels acquéreurs. Les propriétaires de ces marchandises sont des entreprises des secteurs public et privé, dont certaines sont de grosses boîtes à l’exemple de Sonatrach, Fertial et Arcelor Mittal. Parmi ce lot de marchandises en souffrance, figurent des conteneurs de déchets ferreux et non ferreux destinés à l’exportation.
El Watan > 20/04/08 > T. G.