L’Agence nationale du sang (ANS) compte atteindre, à Annaba, 24 000 dons du sang à l’horizon 2009.
C’est ce qu’a affirmé le docteur Friga du centre de transfusion sanguine de l’hôpital Ibn Rochd relevant du centre hospitalier universitaire. Notons, par ailleurs, que 18 000 dons du sang ont été enregistrés en 2007. Bien que considérable, ce chiffre est néanmoins jugé insuffisant par le docteur Friga, qui précise à ce propos que « le CHU de Annaba reçoit des patients en provenance de six wilayas de l’est du pays, d’où l’importance de la disponibilité du sang ; 3 400 dons du sang ont été collectés durant les deux premiers mois de l’année 2008 ». Ceci laisse penser que cette année sera prolifique en dons du sang et confortera l’indice de générosité de la wilaya de Annaba, qui vient de bénéficier d’un projet de réalisation d’un centre de transfusion sanguine. Celui-ci sera implanté dans la commune d’El Bouni pour renforcer les structures existantes, localisées dans les secteurs sanitaires de Chétaïbi, Annaba, Aïn Berda, El Hadjar et El Bouni. L’objectif figurant parmi tant d’autres au plan national du sang, avec la restructuration des unités territoriales de collecte et de gestion du sang, est de recruter des donneurs réguliers, et ce afin de couvrir les besoins.
El Watan > 02/04/08 > Tewfiq G.
Les quelque 2 000 malades atteints de cancer, recensés à Annaba par l’association des cancéreux El Hayat, comptent les jours pour que soit enfin réceptionné le centre anticancéreux (CAC). Considérablement pénalisés par le retard accusé, ces malades souhaitent que les engagements pris par le premier responsable du CHU Ibn Rochd, lors de la dernière visite du ministre de la Santé, soient respectés. En effet, il est question que ce centre, financé par un fonds saoudien, soit opérationnel avant la fin de l’année en cours. La défaillance du système bancaire interne serait pour beaucoup dans ce retard, sachant que l’entreprise chinoise en charge de la réalisation du chantier a abandonné ce dernier pour non-paiement. Mais ce ne sont pas uniquement les malades de Annaba qui sont las d’attendre, il y a également ceux des six wilayas de l’est du pays, appelés à être pris en charge par ce même centre. L’attente est d’autant plus justifiée qu’on sait que les services spécialisés en oncologie font cruellement défaut au niveau des différentes structures sanitaires de Annaba. Avec 60 % des cas enregistrés à Annaba, ce sont les femmes, la plupart mères de famille, qui se sentent les plus lésées de par les récurrents déplacements vers d’autres wilayas. Des déplacements que justifie souvent le traitement chimiothérapique. C’est d’ailleurs ce qu’avait confirmé Mme Sabrina S., atteinte d’un cancer du sein, qui, interrogée, déclare : « Nous n’arrivons pas à comprendre pourquoi à Annaba le service d’oncologie est inexistant. Durant leur suivi et prise en charge médicale, les malades se retrouvent éparpillés à travers différents services, tels l’hématologie et la gynécologie. En plus, la prise en charge se fait à la tête du client, notamment pour la chimiothérapie. Si vous avez des connaissances solides, on vous oriente vers Alger ou Constantine, où les protocoles de chimiothérapie diffèrent complètement de ceux appliqués au niveau des structures sanitaires de Annaba. Dans celles-ci, curieusement les marqueurs tumoraux ne sont jamais effectués ». De son côté, la présidente de l’association El Hayet a tenu à préciser que le cancer le plus fréquent reste, sans contexte, celui du sein. Elle dira à ce sujet : « Chaque année nous constatons une évolution inquiétante de ce type de cancer. Même les jeunes filles célibataires ne sont pas épargnées. Elles sont particulièrement éprouvées par cette terrible et plus que contraignante maladie ». Et d’ajouter : « Les 2000 malades ne reflètent nullement la réalité sur la prévalence du cancer à Annaba. Ce nombre ne représente que les patients pris en charge et recensés par notre association. Nous ne pouvons avancer aucun chiffre en l’absence de statistiques fiables. Tout ce que je peux affirmer est que nous avons constaté que le taux de prévalence est en croissance exponentielle, notamment chez les femmes. Le nombre de cas de cancer du sein et de l’utérus évolue d’année en année. Une étude scientifique sur la question serait d’un grand apport pour une meilleure et rapide maîtrise de la pathologie ».
El Watan > 02/04/08 > N. Benouaret
La wilaya de Annaba qui, il fut un temps, drainait la main-d’œuvre de toute la région Est, est devenue le fief des chômeurs.
La perte de milliers d’emplois, après le licenciement pour des raisons économiques, opéré dans les grands complexes industriels, notamment l’ex- Sider et Asmidal, ont compromis toute perspective de développement du marché du travail et concouru à l’émergence d’un marché parallèle. Les entreprises restantes ne peuvent plus faire face au flux des nouveaux demandeurs d’emplois notamment parmi les jeunes diplômés de l’université. La problématique de l’emploi est d’autant plus complexe que la demande est trop forte, et les quotas consacrés à la wilaya dans le cadre des différents mécanismes d’intégration de ces jeunes dans le marché restent très insuffisants. Cet état de fait est à l’origine des pressions exercées sur les communes et la direction sociale. Les jeunes, qui revendiquent un travail recourent parfois à la violence, à l’instar de ceux issus de Sidi Ammar, lesquels convoitaient un emploi à l’ex-complexe sidérurgique. Le ministre de la Solidarité nationale a été interpellé par un député sur la situation frustrante que connaît la wilaya de Annaba, dont les contrats de pré-emploi qui lui reviennent restent très en-deçà des besoins exprimés, et ne couvrent la demande qu’à hauteur de 20 %. Le député en question s’interroge sur les critères du dispatching des quotas sur le territoire national, tout en suggérant au ministère en question de prendre en ligne de compte les spécificités de certaines wilayas. L’effort consenti localement en matière d’offre a abouti à la création de 6 017 postes de travail, dont 13 024 permanents, ce qui dénote une évolution comparativement à l’année 2006, où il a été créé 43 953 postes de travail. Les secteurs pourvoyeurs d’emplois restent l’habitat, l’agriculture, les forêts et l’urbanisme. Les postes de pré-emploi s’élèvent à 17 401 pour l’année 2007. Il est à noter que 345 locaux destinés aux jeunes sans emploi ont été réalisés dans le cadre du programme de 1 200 locaux inscrits au titre du programme présidentiel.
El Watan > 02/04/08 > Arezki Saouli
Issue de la liquidation de l’EDG Annaba, la SARL El Bahdja compte une vingtaine d’associés, tous anciens travailleurs des ex-galeries de Annaba, qui ont opté pour la cession, à leur profit, des actifs de leur unité sise à Oued Forcha.
Pour ce faire, ils doivent avoir le statut particulier de SARL et une promesse de vente de l’unité, ainsi que la contribution d’ouverture de droit (COD) des salariés repreneurs des actifs, en tenant compte des montants COD pour la capitalisation des sociétés créées dans le cadre de la privatisation. Or, cela n’a pas été fait depuis le 15/11/1997, date de dissolution de l’entreprise, à ce jour. Selon les travailleurs, le liquidateur est mis à l’index ; ils lui reprochent le refus du paiement des contributions au CPA, malgré l’existence d’un engagement dans ce sens signé par le liquidateur lui-même. Les gestionnaires de cette SARL reprochent également à ce liquidateur d’avoir procédé à la location des locaux de leur société à une tier ce entreprise en contrepartie de 4,8 MDA (millions).
Cette transaction a été effectuée, toujours selon la même source, sans le consentement des associés de la SARL, et sans que ces derniers n’aient bénéficié de la rentabilité de cette opération, ainsi que de la vente du matériel roulant de leur société. Ce matériel a été cédé suite à unesaisie judiciaire à l’encontre du liquidateur qui a émis un chèque sans provision, sachant que les cartes grises du matériel roulant vendu aux enchères sont au nom de la SARL. Le liquidateur, qui assurait également la fonction de commissaire aux comptes de la même SARL, se justifie par l’octroi d’un désistement de la part de l’ex- gestionnaire de celle-ci, lui accordant le droit de vente. Cependant, cette dernière ne pourra jamais être conclue que s’il y a paiement de la totalité de la somme au domaine public. En fin de mission, le liquidateur demeure injoignable pour donner des explications. Dans l’expectative, les associés de la SARL sont toujours dans l’attente du dénouement de leur problème et espèrent régulariser leur situation afin d’exploiter leur SARL en toute quiétude.
El Watan > 02/04/08 > A. G.
D'un côté, une équipe locale offensive à souhait qui a failli ouvrir la marque à la 1re minute de jeu par El Hadi Adel, de l'autre, des visiteurs jouant la défensive avec des contre-offensives dont celle de la 28' qui verra Hemiti seul devant le portier local rater lamentablement une occasion en or.
Cette chaude alerte stimulera davantage les Annabis qui assiégeront le périmètre adverse sans pour autant trouver la faille face à des défenseurs blidéens très fébriles. Même l'incorporation de Messaoud à la 35' de jeu ne ramènera rien. La seconde période sera plus prolifique en occasions de but pour l'USM Annaba. C'est Messaoud qui libérera ses camarades et les supporters à la 56'. Fauché balle au pied dans la surface de réparation, il se fera justice en transformant le penalty. 5 minutes ne se sont pas écoulées que profitant d'une passe en profondeur de Dellalou, Bouguera aggravera la marque en lobant le gardien blidéen. Les visiteurs tenteront de répliquer en ouvrant le jeu. Ils faillirent réduire la marque à la 75' sur un puissant tir de Behili repoussé en corner par le gardien annabi, et à la 84' lorsque Rebih rate sa réception du ballon alors que Cheraïet était battu.
-Arbitrage : Djaballah, Ftichiha, Touil
- Buts : Messaoud 62' (sp), Bouguera 70'
- Averts. : Fatigua, Messaoud, El Hadi Adel (USMAn) ; Diss, Rebih (USM Blida)
- USMAn : Cheraïet, Boudjelida, Frioua (Sebihi 78'), Dellalou, Zazou, Kara (Messaoud 35'), Zazou, El Hadi Adel, Bouder, Bouguera (Djabouka 61') Hamlaoui. Entr. : Amrani
- USM Blida : Samadi, Amoun, Zemouchi, Diss, Deroukdal (Ounès 87'), Harkas, Rebih, Behili, Maroci (Teyar 61') Harbach, Hemiti. Entr. : Ifticène
Plus de 350.000 donneurs recensés - Il a été décidé de créer un centre de transfusion sanguine dans chaque wilaya.
Comme décidé en avril 2007 à Alger, lors de la 3e rencontre maghrébine de la transfusion sanguine, organisée par l’Agence nationale du sang (ANS), la Journée maghrébine du don de sang a été célébrée officiellement dimanche à Annaba. Cette wilaya a été retenue au vu de l’indice de générosité (nombre de dons de sang par rapport à l’effectif de la population) le plus élevé enregistré dans le pays depuis plusieurs années, soit «trois fois supérieur à la moyenne nationale par habitant».
A cette occasion, le directeur de l’Agence nationale du sang (ANS), le Pr Kamel Kezzal a plaidé pour l’instauration d’une véritable «culture du don de sang». Il a affirmé, que «cet objectif est à notre portée grâce au plan national du sang mis en oeuvre depuis 2006».
Les objectifs du plan national du sang et ceux relatifs à la réorganisation territoriale des structures de transfusion sanguine ont été présentés. Il a été par ailleurs décidé, lors de cette journée, la création dans chaque wilaya d’un centre de transfusion sanguine, à l’exception de celles d’Alger, Constantine et Oran où différentes structures existent déjà.
Le secrétaire général de la Fédération algérienne des donneurs de sang, M.Kaddour Gherbi, s’est dit pour sa part confiant quant à l’amélioration de la collecte de sang, cela, grâce aux campagnes de sensibilisation, au développement des infrastructures existantes ainsi qu’à la formation du personnel médical. L’objectif est d’augmenter le nombre de donneurs de sang volontaires pour atteindre les 80%, tout en réduisant celui des donneurs familiaux. Le nombre des donneurs de sang en Algérie a été de 367 887 en 2007, soit une moyenne de 10,81/1000 habitants.
Ce nombre a augmenté de 10% par rapport à l’année 2006, selon l’ANS. Ces dons proviennent pour 51% de donneurs familiaux, 23% de donneurs réguliers et 26% de donneurs occasionnels. Pour rappel, la 3e Rencontre maghrébine en transfusion sanguine s’est tenue les 17 et 18 avril 2007 à Alger. Les recommandations de la commission technique maghrébine «Médicaments, produits sanguins et Instituts Pasteur», émises en novembre 2004 à Rabat, ont été étudiées par plus de 200 participants, algériens et étrangers, qui avaient pris part aux neuf séances de travail.
On y dénombre la présence notamment du représentant du Secrétariat général de l’UMA, les directeurs des services nationaux de transfusion sanguine maghrébins (Maroc, Tunisie) et des représentants de servi-ces similaires de Libye et de Mauritanie.
Une participation internationale était enregistrée en la personne du responsable du programme du sang de l’OMS-Afro, de la directrice du centre de transfusion sanguine de Damas ainsi que des experts de l’Établissement français du sang, du Laboratoire français de biotechnologie et de la Société internationale de transfusion sanguine. La prochaine rencontre maghrébine aura lieu en avril 2008 à Tripoli.
L'expression > 01/04/08 > Abdelkrim AMARNI
Les temps changent, les moeurs aussi. Désormais la délinquance se conjugue au féminin.
La femme, connue pour sa douceur, tend à changer d’armature. En effet, de plus en plus, elle tend à devenir un élément actif dans la délinquance à Annaba. Les derniers chiffres avancés par le groupement de wilaya de la Gendarmerie nationale illustrent bien la situation.
Durant l’année écoulée, pas moins de 45 femmes, âgées entre 18 et 40 ans, se sont retrouvées impliquées dans des affaires de délinquance traitées par la Gendarmerie nationale. Ces femmes ont été arrêtées, pour la plupart, en flagrant délit.
Les affaires traitées se rapportent aux moeurs (31%), coups et blessures volontaires (7%), vols (2%), le reste ayant trait à différents autres délits. Au cours de cette année, les mêmes services ont eu à traiter quatre affaires où sont impliquées huit femmes.
Elles ont été arrêtées pour falsification, corruption ou prostitution. Au cours des dernières années, des jeunes filles ont exécuté des opérations spectaculaires qui avaient, à l’époque, défrayé la chronique.
En 2005, une jeune femme armée d’un Mat 49 avait attaqué un cabinet d’ophtalmologue et fut arrêtée sur les lieux par les éléments de la police judiciaire qui étaient intervenus à temps.
En 2006, c’est une jeune étudiante qui avait tenté de cambrioler une bijouterie à la cité Les Lauriers roses, en attaquant avec une bombe lacrymogène le propriétaire.
La même année, une fausse auto-stoppeuse avait servi d’appât pour attirer les automobilistes dans des guet-apens à Aïn Achir...
Selon un sociologue de l’université de Annaba, ces femmes qui ont plongé dans l’illégalité, commettant des délits et des crimes jusque-là réservés aux hommes, sont en fait des victimes de la société qui n’a pas su les préserver et les soustraire à ces maux en leur offrant de bonnes perspectives.
En Algérie, les femmes sont écrasées, reléguées, martyrisées et soumises par la force. Certaines arrivent à supporter cet enfer quotidien et tiennent, bon gré mal gré, jusqu’au mariage. D’autres en revanche, se rebellent et quittent le domicile familial pour essayer de reconstruire leur vie. Et c’est la rue qui prend le relais. Elles sont prises en charge par des individus sans scrupules qui les initient au crime. Une fois dedans, elles ne peuvent plus s’en sortir. La cellule familiale est en train de se désintégrer. Les traditions disparaissent et s’estompent au fil du temps cédant la place à une modernité sauvage qui prend le dessus sur toute valeur.
L'expression > 01/04/08 > Mohamed Tahar RAHMANI
Jamais Annaba n’aura atteint un degré d’insécurité comme celui enregistré ces derniers mois.
En effet, hier, c’est un autre chauffeur de taxi, âgé de 46 ans, qui a été agressé et délesté de son véhicule de type Atos par deux malfaiteurs. Résident à Sarouel, une localité déshéritée de la wilaya d’El Tarf, ce chauffeur a été sollicité à 6h par ces malfrats pour une course à destination de la commune d’El Bouni. Arrivés à hauteur de la localité de Lallalick, à quelques encablures d’El Bouni, ils menaceront le chauffeur avec des couteaux à cran d’arrêt et une bombe lacrymogène, le sommant de s’arrêter et de leur remettre sa voiture. Devant la résistance de celui-ci, les deux criminels le roueront de coups de poing et lui porteront des coups de couteau, tout en le gazéifiant de lacrymogène avant de le jeter sur le bord de la route et prendre possession de son véhicule. Il sera secouru par un autre chauffeur de taxi quelque temps après. La victime déposera plainte à l’arrondissement de police de la commune d’El Bouni. Il faut dire que les citoyens ont de plus en plus peur dans la wilaya de Annaba, particulièrement ceux du chef-lieu, d’El Bouni, d’El Hadjar et de Sidi Amar. Il s’agit d’une réalité que nul ne peut plus cacher, même pas en organisant des conférences de presse, où les principaux animateurs livrent parcimonieusement des informations aux représentants de la presse.
El Watan > 01/04/08 > M. F. G.
Sont-ce les caprices du climat qui déterminent les prix des fruits et légumes ? Toujours est-il que les marchés de la ville ont renoué avec une flambée des prix que la loi de l’offre et de la demande ne saurait expliquer.
L’approvisionnement régulier du marché et la demande qui a fléchi après la fête du « Mawlid Ennabaoui » laissaient présager d’une certaine accalmie. Il n’en a été rien, et les prix ont été revus à la hausse pour de nombreux produits. Tout porte à croire que le marché est sous le joug d’une poignée de spéculateurs qui agissent sur les prix à leur guise. Cela est d’autant plus plausible que le jeu de la concurrence est totalement absent. Les écarts de prix restent insignifiants d’un marché à un autre, tandis que la mercuriale est chaude au niveau des marchés parallèles que les petites bourses sollicitent dans l’espoir de ne pas tomber sous le diktat des marchands attitrés et consacrer les quelques dinars économisés à « la facture » des produits de première nécessité, lesquels deviennent inabordables vu que le pouvoir d’achat est réduit à sa plus simple expression. Pour l’exemple, la pomme de terre, pourtant disponible à satiété, a vu son prix monter en flèche pour atteindre les 60 DA, alors qu’elle affichait, il y a quelques jours 35 DA. Il en est de même pour la tomate, dont le prix est passé du simple au double et qui n’est pas cédée aujourd’hui en dehors de la fourchette des 40 à 60 DA. La courgette aussi met la barre haute et affiche entre 70 et 80 DA. Les petits pois, par contre, ont vu leur prix fléchir à 50 DA. Si la tendance est au statu quo pour les viandes rouges, il en est autrement pour le poulet, vendu ces derniers jours à pas moins de 260 DA le kilo. Au rayon des fruits, c’est aussi la frénésie : pratiquement tous les produits sont hors de portée. À titre illustratif, les pommes ont atteint la cime des 240 DA et les oranges 120 DA. Les dattes de qualité demeurent intouchables, affichant entre 350 et 380 DA.
El Watan > 01/04/08 > Arezki Saouli
Les Algériens sont-ils moins portés sur le don du sang par rapport à leurs voisins tunisiens et marocains ? Cette interrogation émane du docteur Kamel Kezzal, directeur de l’agence nationale du sang (ANS), qui lors d’une réunion de coordination, tenue à l’occasion de la célébration de la journée maghrébine du don de sang, a laissé entendre que les Tunisiens et les Marocains sont plus généreux dans ce domaine.
Il s’est dit être jaloux de l’expérience de ces deux pays en matière de collecte de sang. Dans la foulée, il plaidera pour une culture du don du sang, soulignant que celle-ci est dans les cordes des Algériens, et le plan national du sang, mis en œuvre à partir de 2006, s’inscrit justement dans l’augmentation et l’amélioration de la production et de la productivité du sang. Il convient de signaler qu’il n’est pas fortuit que Annaba ait été retenue pour servir de cadre à la célébration de la journée maghrébine de don du sang. Elle a été choisie en raison du fait qu’elle enregistre, depuis plusieurs années, l’indice de générosité le plus élevé en matière de don du sang à l’échelle nationale, lequel est trois fois supérieur à la moyenne nationale par habitant. Cette performance va sans doute perdurer, surtout avec la création d’un centre de transfusion sanguine qui sera bientôt opérationnel à El Bouni ; signalons que celui-ci dispose déjà d’une banque du sang. La journée maghrébine du don du sang a été, par ailleurs, mise à profit pour expliquer les objectifs escomptés à travers le plan national du sang, lequel a été mis en œuvre à partir de 2006. Quant à ceux relatifs à la réorganisation territoriale des structures de transfusion sanguine, ils sont établis sur la base d’un schéma directeur de wilaya avec la création d’un centre de transfusion sanguine pour l’ensemble des wilayas du pays. Le secrétaire général de la fédération algérienne des donneurs de sang, Kaddour Gherbi, également présent à Annaba à cette occasion trouve, pour sa part, qu’il est possible d’augmenter les dons à la faveur de campagnes de sensibilisation et de développement des infrastructures de transfusion sanguine, ainsi que de la formation du personnel médical. Aussi, les intervenants dans la collecte et la gestion du sang ont-ils insisté sur la nécessité de multiplier le nombre de donneurs de sang pour atteindre les 80%, et en même temps réduire celui des donneurs familiaux pour une question de sécurité et de disponibilité de ce produit, nécessaire pour sauver des vies humaines. Le bilan de 2007 de l’ANS fait ressortir que le nombre de dons, à l’échelle nationale, a atteint 367 887, soit une moyenne de 10,81 dons pour 1 000 habitants. Ce nombre a augmenté de 10%, comparativement à l’année 2006, selon les statistiques de cette agence. Notons, en outre, que 51% des dons proviennent de donneurs familiaux, le reste de donneurs réguliers avec 23 %, et les donneurs occasionnels 26%.
El Watan > 01/04/08 > Tewfiq G.