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Annaba: TRIBUNAL CORRECTIONNEL - De la chaux fourguée comme drogue

Publié le 21/05/2015
Trois individus  ont comparu hier par devant le tribunal en appel après avoir été condamnés pour trafic de drogue.  Mais les cinq kilogrammes que l’un d’eux allait refiler à un ressortissant tunisien n’étaient en fait que de la chaux mélangée à du henné. La transaction devait se faire près de l’ancienne usine de Siporex à Oum Théboul, lorsqu’au cours de l’attente, le 9 janvier 2015, il avait été appréhendé par les policiers qui avaient infiltré le réseau composé de trois personnes. Chacun nie son implication dans ce trafic. Reste que 15 grammes de résine de cannabis avaient servi d’appât pour convaincre le potentiel acheteur. Le principal accusé qui était redevable d’une somme de 7 millions de centimes à un deuxième accusé, lui avait donné rendez-vous à l’endroit où il devait rencontrer le Tunisien. En tous les cas ce rendez-vous allait être fatal pour le créancier puisqu’il s’est retrouvé sur les lieux avec un sachet contenant de la drogue alors que le « dealer » présumé avait pris ses jambes à son cou. La « drogue » saisie est envoyée pour être analysée au laboratoire régional de Constantine, où il s’avère que ce n’était que de la vulgaire chaux.  La présidente du tribunal, Mme Hannèche Aïcha et la procureure, représentante du ministère public ont écouté patiemment les plaidoiries des avocats de la défense qui insistait sur le fait qu’il n’y avait pas de drogue dans cette affaire et que, pour eux, ce dossier n’a pas sa raison d’être. Tout le monde nie et pousse la présidente et ses assesseurs à prendre la meilleure des résolutions et qui est celle de l’ajourner jusqu’au 3 juin. Le temps de mieux étudier les tenants et les aboutissants de ce « trafic » dont les auteurs avaient été condamnés une première fois à des peines de prison. Il y a cependant une remarque à faire et c’est la lourde charge que subissent les juges qui traitent des dizaines d’affaires chaque jour. Le rituel débute à 9 heures du matin par le jugement des accusés emprisonnés, suivis par ceux qui comparaissent libres. L’audience  reprend l’après-midi avec l’énoncé des verdicts, ce qui demande un temps énorme et  cause beaucoup de fatigue.

lestrepublicain -
21 mai 2015 - Ahmed Chabi

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