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Annaba: COMME AU BON VIEUX TEMPS - Les soirées ramadhanesques d’antan de retour

Publié le 29/06/2015
Les soirées ramadhanesques d’antan de retourPour nous autres, gens du troisième âge, ces moments vécus dans la joie et le plaisir d’écouter ces bonnes « madayeh » chantées par les anciens chantres du chaâbi dans les cafés populaires ne paraissent pas très lointaines. Annaba vivait alors  avec son islam simple et très tolérant. Dès la fin de la prière d’ « El Icha », chacun se réservait une place dans l’un des cafés du quartier pour goûter à la vraie musique populaire. Il n’y avait pratiquement pas un seul quartier où il n’y avait pas cette animation, très saine d’ailleurs et qui permettait à chacun de passer des soirées très agréables. Les cheikhs de notre quartier à savoir le bon vieux Cheikh Yahyaoui El Bachir dit « Jean Gabin », un surnom sorti directement des écrans de cinéma dont il avait été affublé sans savoir pourquoi. Le regretté cheikh Ali Mabrouk, l’enfant de la Rue Rachi « ex-Desaix » qui faisait vibrer sa mandole et en même temps le cœur de ceux qui l’écoutaient. Cheikh Krikra, Ahmed Lefou, et tant d’autres faisaient le bonheur des Annabis. En ce temps, notre talentueux Cheikh Brahim Bey commençait à gratter sur une guitare à l’âge de 16 ans. La musique, dit-on, adoucit les mœurs et on n’avait pas besoin de policiers pour ramener l’ordre, car il ne se passait jamais, au grand jamais des accrochages. Les seuls qui survenaient étaient simplement versées dans les comparaisons entre les chanteurs de la capitale, les vrais maîtres de la musique chaâbi tels que Mustapha El Anka, El Ankiss et les autres. Dans les douars, c’était plutôt un autre genre de musique populaire « El gasba oual bendir » de Beggar Hadda, surnommée Hadda El Khancha, de Cheikh Bourogaâ, le chanteur et poète  accompagné par Brahim Bendebêche et sa célèbre flûte. C’étaient des soirées fraternelles et chaque famille partageait son ftour avec ses voisins. Et puis c’étaient les premières années de l’indépendance si chèrement acquise. On ne peut que saluer ce festival de la chanson citadine organisé à Annaba du 25 juin au 3 juillet, car malgré que cela soit dans des salles largement ouvertes au public, cela n’empêche pas ce dernier de se présenter chaque nuit en grand nombre pour apprécier les chants de notre patrimoine culturel et applaudir les artistes venus des quatre coins d’Algérie mais aussi des pays frères et voisins la Tunisie et le Maroc.

lestrepublicain- 29 juin 2015  - A
hmed Chabi

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