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Annaba : TOURISME - Après le jeûne, le farniente

Publié le 20/07/2015
Après le jeûne, le farnienteAugmenter la taille de policeLa reprise, toujours laborieuse après un mois de langueur et de consommation effrénée, le sera d’autant plus qu’elle coïncide avec la pleine saison estivale et la période des congés. Les familles n’auront rien de plus pressé que de courir vers les plages et en fait de reprise véritable, il faudra attendre tout simplement la rentrée sociale en septembre. Et cette année aussi malgré tout le potentiel existant, le tourisme local vivotera tandis qu’une majorité d’Algériens et de locaux bien sûr, une grande partie de ceux qui n’hésitent jamais à être ronflants dans leurs discours sur le développement touristique, iront prendre l’air de la Tunisie. Il est vrai que malgré la tragédie de Sousse et les prévisions pessimistes sur le coup porté au tourisme tunisien, les Algériens se sont bousculés déjà pour y aller, malgré aussi la taxe incompréhensible de passage à la frontière. Il n’est que juste de soutenir ce pays frère, en compensant avec des Algériens la perte occasionnée par le défaut des touristes européens mais il est juste aussi de s’interroger sur le peu d’empressement à développer le secteur touristique local. Et par ceux là même qui ont tous les atouts en main pour ce faire. Rien n’est fait par exemple pour le tourisme de masse, celui qu’offrent tous les pays à vocation touristique à leur population. Celui que peuvent offrir des camps de vacances ou des espaces de camping, auxquels on a préféré «l’investissement» dans les promotions immobilières quitte à défigurer une ville autrefois appelée coquette. Mais ce n’est plus qu’un entassement de constructions hétéroclites qui défient toutes les règles de l’urbanisme. Il n’y a même pas lieu de revenir dessus tellement l’image est figée à tout jamais. On aurait plutôt tendance à se demander pourquoi une plage telle que celle de Sidi Salem, immense et spacieuse, reste réservée aux animaux errants telles les vaches qui la partageront avec les rares estivants qui la fréquenteront aux côtés des jeunes de la localité et surtout des pêcheurs. Les gens vont plutôt s’entasser sur les plages de la Corniche ou va se limiter pratiquement tout le commerce local, en grande partie de restauration rapide, de cette saison estivale comme des précédentes d’ailleurs. Les glaciers du Cours auront leur part de chiffre d’affaires mais sans plus. Ceux qui sont ici pour réfléchir au développement de ce chiffre d’affaires, à exploiter ce que la nature a donné à cette région et que l’argent déversé par l’Etat, depuis des années, aurait pu rendre plus rentable pour toute la région et au-delà, pensent sûrement à autre chose. Ceux qui en douteraient doivent savoir qu’aucune des corporations liées directement  et commercialement à la saison estivale, ou indirectement, n’a jamais été invitée à donner son avis, l’avis de professionnels, pour le développement du chiffre d’affaires durant cette période de l’année. Et cela alors même que l’Etat, incite à de telles initiatives et surtout sur le développement du secteur touristique ; et d’autant plus que le seul revenu dont dépend toute l’économie du pays est en phase irréversible de chute libre. Quand l’Etat arrêtera de déverser l’argent du pétrole qu’il n’aura plus, et c’est pour bientôt, que feront ces gens ?

lestrepublicain - 20 juillet 2015 - Ammar Nadir

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Les Commentaires

Certes, nous devons soutenir nos frères tunisiens, en cette épreuve difficile que traverse leur pays, parce que nous savons ce que c'est. Mais il faut cependant leur souligner, même si ca fâche un peu, leur comportement méprisant à l'egard de nos concitoyens pendant la décennie noire, lorsqu'ils fuyaient le pays pour respirer un peu. Leur signifier, qu'aujourd'hui pendant que leur pays est déserté par les touristes de tous les pays occidentaux, ils n'ont en fin de compte trouver personne d'autre que leur loyaux et honorables voisins Algériens, qu'on n'a pas cesser de charrier il n'y a si longtemps, pour leur vevir en aide.

Quand au manque d'ambition et de perspective pour faire d'Annaba un important pôle touristique, je n'ai cessé personnellement de dire, que de la plage de Sidi Salem, après avoir fait des ménagements, jusqu'à Cape Rosa, c'est notre Copacabana à nous! Si les décisions étaient entre les mains de gens visionnaires et compétents.
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