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Annaba: CITÉ AUZAS - Le calvaire des mal-logés

Publié le 22/09/2015
Le calvaire des mal-logésRéduire la taille de la policeAyant eu vent d’une information selon laquelle les autorités locales procéderont à la distribution prochaine des logements sociaux avant la fin de l’année en cours, nombre de citoyens qui attendent depuis longtemps d’être relogés, espèrent être parmi les futurs bénéficiaires. En effet, des dizaines de familles vivant dans de mauvaises conditions dans la cité Auzas, ont perdu espoir après avoir assisté il y a quelques années au relogement de leurs concitoyens. « Cela fait quatre années qu’ils nous ont filmé et montré à la télé. Malgré les mauvaises conditions de vie dans lesquelles nous nous  débattons et le passage des membres de la commission, ni mes voisins ni moi n’avons bénéficié de logements décents. Les élus locaux ne semblent pas se soucier de notre sort», nous a fait savoir Bennari Mostepha qui vit avec sa femme et ses deux filles âgées respectivement de 20 ans et 17 ans dans une petite pièce dépourvue de toutes les commodités. C’est dans une «maison arabe» située au 62 rue Biskri Ali ex-Bayard au cœur de la cité Auzas que ce quadragénaire passe sa vie en compagnie de sa petite famille au milieu d’une dizaine de voisins désespérés et complètement désemparés. Précarité, vétusté, insalubrité, manque d’hygiène, toilettes communes, tel est l’état des lieux de leurs «abris», interpelle plus d’un notamment les services compétents pour la prise en charge réelle de leurs problèmes du logement. «Ce n’est pas facile de partager avec les membres de sa famille une pièce où les conditions de vie les plus élémentaires sont inexistantes. Quant aux parents qui ont des enfants pubères ou en âge de scolarité, ils en souffrent énormément. Pour les premiers, s’ils ne sont pas réellement pris en charge par leurs parents, ils peuvent être facilement versés dans la délinquance juvénile. Pour les seconds, c’est l’échec scolaire», a-t-il ajouté. Par ailleurs, plusieurs dossiers qui concernent le devenir de cette grande ville et ses daïras et qui sont restés en suspens depuis la disparition tragique de l’ancien chef de l’exécutif en la personne du défunt Mohamed Mounib Sendid, il y a celui du logement sur lequel des centaines de citoyens fondent leur grand espoir. Ces derniers ont poussé un grand ouf de soulagement après avoir appris la nomination d’un nouveau wali en la personne de M. Youcef Cherfa. «Avec la venue d’un nouveau wali, je ne pense pas qu’on va encore attendre plus qu’on a attendu. J’ai un pressentiment qu’on va bénéficier d’un logement décent puisque les conditions dans lesquelles nous vivons sont répugnantes que nul ne peut accepter en ce XXI siècle», a conclu Bennari Mostepha qui espère voir son épouse et ses deux filles vivre dans un logement digne de ce nom tout en souhaitant  que tous ses voisins et ceux de son quartier populaire où la plupart de ses habitations menacent ruine soient relogés le plus tôt possible dans les mêmes conditions que les siennes.

lestrepublicain-
22 septembre 2015 -Nejmedine Zéroug

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