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Annaba : Réalisation d’un musée sur le site archéologique d’Hippone

Publié le 30/10/2015
Les sites archéologiques sont légion à Annaba. Ils témoignent du passage de civilisations qui se sont succédé depuis la nuit des temps. Les plus visibles et les plus anciennes qui résistent encore aux aléas du temps sont les ruines romaines, que surplombent la basilique de Saint Augustin située à l’entrée sud-ouest de la ville d’Annaba. Classé en 1968 monument national, ce site, qui s’étale sur une superficie de 30 hectares, comprend des citernes de tailles différentes dont certaines d’entre elles comportent un dispositif de récupération des eaux pluviales.

Parmi ces citernes, il y a lieu de citer celle d’Hadrien d’une capacité de 12.000 m3. Celles-ci  sont les plus importantes découvertes à ce jour, d’après le directeur de la culture de la wilaya de Annaba, le poète Driss Boudhiba. Se trouvant  au débouché de l’aqueduc romain, ce réservoir est formé d’une salle de 40,25 m sur 17,40 m, d’une hauteur de 10 m ; deux rangées de piliers de 1,60 m de côté forment trois nefs en voûtes d’arête.
En 1893, ces citernes furent restaurées pour l’alimentation de la ville d’Annaba.  La citerne dite «de forme bizarre»,  découverte lors des fouilles de 1929, est munie d’un orifice d’évacuation  circulaire à son extrémité. Elle compte des angles supérieurs et inférieurs arrondis et son intérieur est revêtu d’un enduit en ciment. Outre le Théâtre romain, le quartier des Villas et les théières, on y trouve également le marché et la cité chrétienne qui abrite la basilique de la Paix, érigée par Saint Augustin lui-même.
Dans la perspective de valoriser les ruines romaines, il a été programmé trois projets. Le premier consiste, indique le directeur de la culture, en la réalisation d’un musée sur le site archéologique d’Hippone (Annaba) qui s’étalera sur une assiette de terrain de 500 m2. Le  futur musée sera doté d’une architecture adaptée au site,  a-t-il précisé. Il viendra ainsi s’ajouter au musée datant de l’époque romaine. Les autres projets concernent la protection des ruines romaines avec la délimitation des vestiges qui devront faire l’objet de travaux d’aménagement des voies de passage et de l’installation d’un réseau d’éclairage pour la cité antique classée au patrimoine mondial. Le Théâtre romain d’Hippone, nom de la ville à l’époque romaine, est le plus large d’Afrique. Avec une capacité de 6.000 places et une largeur de 100 mètres, il arrive en tête devant les théâtres africains de Sabratha (Libye) avec 92,6 m de largeur, Timgad (Batna) 63,6 m, Dougga (Tunisie) 63,5 m et de Djemila (Sétif) 62 m. Dans le monde, il devance ceux d’Athènes (Grèce) et de Pompéi (Italie), avec respectivement 77 et 60 m de largeur.

El Moudjahid LE : 29-10-2015 -  Boudjemaâ Guetmi


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Les Commentaires

Enfin une bonne nouvelle concernant ce site archéologique avec le projet d'un nouveau musée et les différents aménagements programmés pour la protection des ruines etc... Afin mettre fin à la détérioration du lieu. Une détérioration faite non pas par les effets du temps, qui ne sont tout de même pas arrivés totalement à bout de ce site, mais plutôt par l'homme qui semble plus déstructeur que jamnais, en des temps records, comme on le constate ailleurs en ce qui concerne l'environnement en général. Ce site classé patrimoine national, s'est transformé, depuis des années avec l'appui du laisser-aller en un lieu réservé au cheptel local qui en a fait un espace de transhumance au quotidien avec toutes les conséquences que l'on peut imaginer. Maintenant souhaitons que cela va bientôt s'arrêter pour enfin rendre à Hippone son éternelle histoire atravers ses vestiges qui ont résisté jusqu'ici à toutes sortes d'aléas des siécles et qu'il nous faut maintenant comme héritiers de cet inéstimable et irremplcable patrimoine de le protéger et le préserver le plus longtemps possible. A propos, il serait bien également plus juste de restituer à Annaba le masque de Gorgone. Un musée ne prend de l'importance et de la valeur que lorsqu'il abrite des objets de valeur.
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