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Annaba: Travaux d’entretien, rénovations, aménagements… - Pourquoi attendre la pluie pour réveiller les engins

Publié le 29/11/2015
12278046_10208399322606981_1786523143_nDepuis bon nombre d’années, l’approche du mois d’octobre est synonyme de hantise pour pratiquement tous les habitants vivant sous le ciel Algérie, dans les villes et dans les agglomérations, car la pluie si bénéfique pour l’homme et la terre, devient source de désagréments par la faute d’une gestion des affaires des cités, perpétuellement soumise à des aléas.

En effet, dans notre édition d’avant-hier jeudi, sous le titre « 38 wilayas sont menacées » au registre des risques d’inondations, le professeur spécialiste en la matière, Abdelkrim Chelghoum, met en garde en rappelant que « des projets grandioses ont été lancés par le gouvernement depuis août 2008 pour protéger les villes algériennes ». Effectivement, il n’est pas une ville où les citoyens ne se plaignent pas d’inondations, d’effondrements d’habitations ou de pans de mur, de regards obstrués…et, comble d’ironie, d’un manque d’eau dans les foyers, des jours durant parfois, le H 24 dont bénéficient certains quartiers, restant la grande inconnue dans la plupart des zones. On ne peut aborder ce sujet, sans rappeler que souvent les intempéries sont à l’origine de morts (le cas de Tamanrasset le 20 septembre 2015 où l’on dénombre 16 personnes disparues, et le cas d’El-Tarf, le 11 mars 2012, qui déplore 3 victimes). A Annaba, le 9 septembre 2009, les intempéries ont sévi au niveau de la quasi-totalité des zones urbaines, obligeant les éléments de la protection civile à intervenir 25 fois pour des opérations de pompage d’eau. En 1978, les dégâts causés du côté du Pont Blanc par les inondations étaient d’une ampleur autre. Bref, Dans cette wilaya (ailleurs, on n’est pas mieux loti), les leçons n’ont pas été tirées, et pour cause, chaque hiver signe son quota de dégâts : A peine a-t-il plu intensément dimanche dernier et les jours qui suivirent que routes et rues affichent un « visage » méconnaissable comme à la Plaine Ouest, comme l’attestent les photos ci-contre. Le niveau des eaux recouvre entièrement les chaussées en maints endroits, obligeant les gens à solliciter les accotements quand ils le peuvent, car certaines personnes sont contraintes de les traverser pour se rendre au lieu du travail, à leur local commercial ou autre. Mais voilà que dans ce lot, il se trouve des enfants qui vont à l’école, bravant un risque relatif. Tous n’ont pas la possibilité d’être accompagnés par un parent, et peu d’entre eux se rendent à l’établissement dans la voiture de papa ou maman. Dans quel état d’âme, ces bambins prêtent l’oreille à l’enseignant et assimilent le cours ? A ces conditions déplorables, cela va sans dire, s’ajoute parfois le froid de la salle de classe là où les appareils de chauffage font encore défaut.

Ce spectacle des eaux colonisant des espaces qui ne sont pas les leurs, est le résultat d’un état de fait dont les regards bouchés par divers ingrédients (branchages, bidons d’huile, bouteilles…).

N’est-ce pas qu’il est possible de se faire l’économie d’une telle situation, en procédant aux travaux adéquats au printemps et en été ?

Environ six mois de soleil, de temps clément, ne suffisent-ils pas pour entretenir, rénover, aménager…? Les programmations relèvent des responsables (qu’importe des APC, des services hydrauliques…) ; attendre l’approche des saisons de pluie pour entamer la réalisation d’un projet, n’est aux yeux de personne, une démarche sensée. Plus condamnable encore est son démarrage en plein hiver, comme c’est le cas souvent çà et là. Par ailleurs, au niveau de la Veille Ville, les effondrements sont loin de vouloir dire leur dernier mot, comme tout un chacun le constate, et comme nous nous attelons à en faire l’écho de façon répétitive. Des travaux de confortement sont projetés dans le cadre de la concrétisation du décret du 13 mai 2013 portant « Création de zone protégée et délimitation du secteur », mais jusqu’à aujourd’hui, rien n’a été mis en œuvre. Des appartements s’abattent comme des châteaux de carte au su des élus qui ne trouvent du temps que pour déplorer les dégâts, et qu’il y ait des morts parfois.

Un autre exemple non moins édifiant, du côté de la Cité l’Orangerie où est implanté la clinique El-Farabi, aucune rue n’a été épargnée par la folie des travaux tous azimuts.

Toutes sont éventrées depuis des mois pour la pose de nouvelles conduites d’eau. Et là où le travail en question a été achevé, la réfection des rues attend on ne sait quoi. Ainsi, toute la zone affiche un piètre état au grand dam des chauffeurs de véhicules qui expose leur matériel à des risques évidents (ou se pénalisent par de grands détours), et des citoyens qui éprouvent les pires difficultés à marcher. Et comme les eaux cachent aux uns et aux autres la profondeur des crevasses et nids de poules, imaginez la dimension du calvaire enduré. Et comme cette façon de procéder n’est pas propre à ce quartier seulement, beaucoup d’autres habitants prennent leur mal en patience. A qui se plaindre ? Que dire ? Est-il un haut responsable local qui ignore « l’étendue des dégâts » qui s’érigent en passage obligé pour le « bien-être » attendu ?

Et comme par un effet de contagion, la lointaine commune de Chétaïbi adopte, elle aussi, cette pratique hautement pénalisante : Alors que le mois d’octobre n’allait pas tarder à pointer son nez froid, on a entamé la réalisation d’un projet consistant à installer sous terre de nouvelles conduites pour l’évacuation des eaux usées. Bonne chose certes, mais le timing est sujet à critiques. Il s’agit d’une canalisation de quelques centaines de mètres, à aménager sous la rue partant de la cité Branès Khémissa pour aboutir à la grande conduite du boulevard Daoudi Bachir qui longe la mer jusqu’au port. Les travaux s’effectuent cahin- caha, à un rythme dicté par les intempéries qui ne font pas dans les sentiments. Les responsables (APC et Hydraulique) sont à cheval avec les engins pour finir le plus tôt possible, mais la décision revient aux aléas de la saison pluviale, forcément marquée de temps à autre par des rafales de vent qui paralysent toute volonté d’aller de l’avant. La preuve, la rue est quasiment impraticable en plusieurs endroits pour les voitures.

Évidemment, à Chétaïbi, Berrahal, Annaba…certains projets d’envergure, pour être réalisés, nécessitent plus d’une année. Dans ce cas de figure, des travaux en plein hiver sont inévitables, ce que l’on conçoit aisément. La condamnation que tout un chacun formule, porte sur ces travaux d’entretien ou de rénovation qui peuvent et doivent être programmés de manière à éviter ces saisons que marque le statu quo. Un statu quo qui, chez nous, sous l’empreinte du froid, ou des vacances ou du mois du Ramadhan, trouve toute la signification qui le légitime.

Le provencial - 27/11/2015 - Khémissi AMEUR

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Les Commentaires

"NOUS SOMMES USES DE LE DIRE ET DE LE REDIRE"

Pour solutionner ce problème a répétition je vous le redis "QUE LES SOLUTIONS SE TROUVENT DANS LES TIROIRS DE L'UNIVERSITES BADJI MOKHTAR" plusieurs thèses ont déjà faites par de docteurs...elles représentent des milliers d'heures d'études comment faire face aux inondations...ils suffiraient de les mettre en œuvres!!!.
Google: Badji Mokhtar-Annaba University: Thèse de 342 pages faites en 2008 de Laroussi Beloulou.

Vulnérabilité aux inondation dans le milieu urbain. Cas de la ville d'Annaba. il suffirait de la lire il y a toutes les solutions!!!.
"Plusieurs thèses"

Dr Hadeid Mohamed thèse 1982 "inondation de la ville d'Annaba" il explique tout!!!.
"Des tonnes de thèses qui pourrissent dans les tiroirs"

Un investissement "COLOSSALE" financé par l'état qui ne demande qu'a être exploité!!! et pendant tout cette perte de temps et d'argent "ON CONTINUE A PATOGER DANS LA FlOtTe" comme des grenouilles on attendant le jour du miracle!!!.
Le moins qu'on puisse dire,mon cher ami, pour ne pas verser dans la colère qui nous anime, nous ne sommes pas des travailleurs. Nous sommes la pire des espèces de fainéants, de paresseux et d'incompétents toutes catégories confondues. Je me demande si, est-ce que chez nous on sait ce que veut dire travsailler ? Est-ce que ce mot a un sens ? Ou bien quelle conception avons-nous du travail ? Apparemment nous ne bougeons que lorsqu'il y a péril en la demeure. Et que le reste du temps, il n'y a pas de gravité à être inactif, ou persister dans son insouciance.
C'est vrai, on peut admettre que la période de beau temps, pour des gens comme nous sensibles aux moindres efforts, est celle qui est la plus propice à tous genre de travaux. Encore faut-il que nos bras cassés savent mettrent à profit cette période. Mais les arguments avancés comme excuse, c'est-à-dire la période estivale, les aléas de l'hiver, le mois du Ramadan pour effecter ces travaux, ne sont que des prétextes pour cacher son incompétence. Il y a des peuples et des pays à travers la planète, que j'appelle la race des laborieux, qui travaillent dans des conditions extrêmes en toutes saisons comme sous de grandes chaleurs atteignant les +50 celsius ou sous des températures polaires abordant là aussi les moins -20 et les moins -30 degrés celsius, en dépit de cela ces courageux laborieux, font sortir de terre les villes entières en un temps record. Alors que chez nous des tâches mineures et prévisibles qui ne demandent pas d'efforts immodérés, prennent des siècles à réaliser où à solutionner.
"Mon cher ricrac, je rejoins ton point de vue, mais ma question que faire pour faire changer notre mentalité? ou bien est ce une fatalité?".

Selon l'expert international Abdelmalek Serraï "L'Algérien est très fainéant et ne travail pas suffisamment"(lire son point de vue sur Google)la rentabilité du travailleur algérien est catastrophique".
"Notre malheureuse société n'est pas une fatalité, mais l'image pétrifiée de notre conscience"(du Sahara aux Cévennes) citation de Pierre Rabhi.
"Autre pour réveiller les consciences sur la protection de notre environnement"

A voir TV A2 1er/12/15 à 20h55: "Terra" par Yann Arthus Bertrand.

Sur la même chaine juste après à 22h30: "Ma vie zéro déchet" un foyer composé de trois personnes et ainsi passé de 30 a 1 kilo de déchets par semaine. A voir absolument!.
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