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Annaba: FESTIVAL DU CINÉMA MÉDITERRANÉEN - La course folle pour "El Annab Edahabi"

Publié le 09/12/2015
Les projections et les hommages s'intensifientLes projections et les hommages s'intensifient - Le Festival du cinéma méditerranéen de la ville d'Annaba, après cinq jours de compétition, entame l'avant-dernier virage de la fin.

Depuis le théâtre régional Azzedine Medjoubi et jusqu'au Palais de la culture et des arts, les projections et les hommages s'intensifient. Au 5e jour de cet événement phare de la wilaya d'Annaba, différents thèmes cinématographiques ont été présentés. «Printemps tunisien» de la réalisatrice Raja Amari; le film relate des événements avant la chute de Ben Ali (en 2011).
Trois garçons et une fille vivent et survivent dans une société de plus en plus étouffante et inégalitaire. Leur itinéraire croise celui de la révolution tunisienne et celle-ci les traverse pour changer à jamais leur destin. Aucun n'en sortira indemne. Chacun en paiera le prix. C'est de l'avis des nombreux spectateurs qui, estimant la dimension dans l'espace et dans le temps, la guerre des «jasmins», le film aurait été amputé de plusieurs vérités. Chômage, impunité policière et autres aléas du quotidien tunisien... illustrant les années de plomb avant la guerre du «jasmin». Véritable référence et souvenirs, incarnés par un groupe de musiciens et une réceptionniste dans un hôtel, pour illustrer le champ humain de la Tunisie de Ben Ali. Un film qui retrace la vie de deux sociétés différentes vivant dans un même pays. L'une, la véritable jet-set dans toutes ses dimensions, l'autre, une jeunesse opprimée dans le sens propre du terme.
Prisonniers d'une dictature bien distinguée, les Tunisiens vivent et réfléchissent en silence. Tous autant que les personnages de ce téléfilm. Attendant des jours meilleurs, Fathi, le jeune professeur sans affectation. Car les postes sont réservés aux pistonnés et aux personnes influentes. Engagée dans la cause du changement, sa petite amie Noura fait partie de la classe moyenne qui, via les réseaux sociaux, joue un rôle important dans l'organisation des manifestations à Tunis-ville. Le personnage pragmatique Walid, pour s'en sortir est prêt à tout, allant jusqu'à s'acoquiner avec le pouvoir. Moha, totalement désoeuvré, las de vivre avec la tête vide, le coeur amer, a baissé les bras et n'attend plus qu'une chose: embarquer pour Lampedusa et tenter sa chance en Europe.
Avec la présence d'un grand public «Printemps tunisien», de la cinéaste Raja Lamari, a personnifié cette jeunesse désespérée opposée à un pouvoir richissime et coupé du monde. Au volet hommage, la projection de la grande oeuvre «Patrouille à l'Est», a fait un tabac, avant-hier au Palais de la culture et des arts. En présence des autorités locales, Youcef Charfa, wali d'Annaba, en présence d'une panoplie de scénaristes, metteurs en scène entre autres, étaient présents pour rendre hommage au géant du cinéma algérien, celui qui a fait l'âge d'or du 7e art, Amar Laskri, Cette grosse pointure du cinéma algérien est restée fidèle à ses idéaux, ceux que lui a inculqués la glorieuse Révolution algérienne.
Outre «Patrouille à l'Est, Amar Laskri, a réalisé «El Moufid», «Fleur de lotus», «Les portes du silence» et d'autres grandes oeuvres qui se sont vues décerner des Prix nationaux et internationaux.

Abdelhak Ben Maârouf comédien
«Le Festival a concilié les Annabis avec le cinéma»
Heureux du retour du Festival du cinéma méditerranéen à sa ville d'origine, le grand comédien Abdelhak Ben Maârouf, et chef du département du théâtre d'Annaba, estime que la wilaya d'Annaba a grandement besoin d'une telle initiative. Après des d'années d'interruption, l'événement a démarré en grande pompe, a dit le comédien. C'est un signe de bonne volonté des acteurs concernés, pour le faire réussir, a-t-il manifesté. Quant à son maintien, il est du devoir de tout un chacun de mettre du sien pour cet événement qui retrouve ses racines à Annaba et pas ailleurs, devait préciser Abdelhak. D'ailleurs, partant de cette optique, le ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi, n'a pas lésiné sur les efforts pour permettre à Annaba de récupérer son festival et permettre aux Annabis de revivre les années d'antan. Ben Maârouf Abdelhak, qui a grandi avec les Journées cinématographiques des années 1980 et 1990, n'a pas omis de rappeler que la réussite de cet événement, revient aussi à la volonté de Cherfa Youcef, wali d'Annaba.
En dépit de tous les enjeux, entourant ce festival, convaincu des capacités des responsables de cette wilaya, ce wali a, tout de même, relevé le défi en un temps record. Même considération à l'égard des efforts d'Ould Khelifa, commissaire de ce festival d'envergure. Il a donné le meilleur de lui-même pour que cette première édition soit parfaite, ajoute-t-il. Bravo au ministre de la Culture, bravo au wali d'Annaba et bravo au commissaire du festival, a lancé le comédien annabi. De par une initiative bénie par le président de la République, M.Abdelaziz Bouteflika, ce trio a permis à de grandes sommités d'atterrir dans la ville d'Annaba. Mieux encore c'est un plaisir de voir Annaba la Coquette achever l'année 2015 en fête.

Liberté - 


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Les Commentaires

N'ayant pas pu assister au festival du cinema, pour cause délai de livraison de mon passeport, je regrette vraiment, à la prochaine Inchallah.
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