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Annaba: ACTION PONCTUELLE OU CONTINUELLE ? - Les vendeurs à la sauvette chassés d’El Hattab

Publié le 06/01/2016
Les vendeurs à la sauvette chassés d’El Hattab Aux alentours d’El Hattab, on pouvait circuler relativement à l’aise hier, la police de la voie publique avait empêché toute installation d’étalage informel mais ces opérations ponctuelles n’empêchent pas le retour de ce «commerce» quand la vigilance se relâche et il est logique de se demander si cela va durer, si ce n’est pas encore une fois une perte de temps et d’efforts, pour rien. En effet, il suffit d’un seul vendeur installé et pour lequel on ferme les yeux et toute cette partie de la ville se couvre d’étalages de fortune. Il y a préjudice à plus d’un titre, d’abord c’est l’une des deux entrées de la ville et son encombrement, dû essentiellement au commerce informel, à un impact sur l’ensemble du centre-ville, ensuite il faut assurer la sécurité des biens et des personnes, ce qui n’est pas évident quand le simple fait d’y circuler, avec les étalages, les « fraudeurs » garés sur deux ou même trois files, devient un calvaire. Et enfin, vous avez tout ce qui constitue des délits passibles de poursuites judiciaires pour n’importe qui d’entre vous sauf pour les vendeurs informels, l’occupation illégale de la voie publique, la vente de produits douteux et plus grave les capitaux qui circulent sans contrôle et sans rien devoir au fisc. Aussi, dégager El Hattab de cet encombrement est une opération de salut public si elle se maintien dans la continuité ; il suffit que les pouvoirs publics montrent leur détermination à combattre ce phénomène pour l’éradiquer, ces vendeurs tentent parfois de protester, comme s’il y avait de quoi protester quand on est hors la loi, ou généralement attendent que la vigilance se relâche pour revenir mais n’oseront jamais tenter un bras de fer avec les policiers, sachant pertinemment qu’ils n’ont aucun droit. En tout cas hier, les piétons circulaient à l’aise, ayant gagné un jour de répit sur tous ceux qui ont fait de cette ville un immense souk de l’anarchie… «Pourvu que ça dure » disait la mère de Napoléon à son empereur de fils.

lestrepublicain -
06 janvier 2016 - Ammar Nadir

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Les Commentaires

En effet, c'est comme ca qu'il faut procéder. La loi doit être respectée. On ne peut pas laisser se déteriorer une ville à un point de non-retour. Pourquoi devons-nous nous emprisonner dans la logique d'un dilemme qui nous oblige à choir entre la Peste et le Choléra. C'est-à-dire accepter l'enfer de l'informel ou bien vous aurez une insurrection sociale. Ne peut-il pas y avoir une autre solution ?

D'abord, l'informel n'est pas une solution durable pour ces jeunes et autres chômeurs. Premièrement ce sont des petits métiers qui arrivent juste à les faire vivre le jour même, avec certainement l'angoisse que rien n'est garanti pour le lendemain. Ensuite, quand on s'entasse à plusieurs pour vendre, partout dans la ville les mêmes produits et en grande quantité, ca ne rapporte presque rien. D'abord la concurrence entre les différents vendeurs est impitoyable et ensuite l'offre dépasse souvent la demande donc les prix baissent. C'est pour dire que l'informel, en apparence, donne l'aspect d'une activité conforme à la réalité d'un métier comme les autres, mais en vérité il n'en est rien. C'est vraiment perdre sa force, son temps et son énergie pour un salaire qui n'en vaut pas la peine. Ce que rapporte l'informel à ces vendeurs est si peu de chose en comparaison avec le prix de la dégradation d'une ville, ainsi que l'argent encaissé par les gros bonnets, les vrais bénéfiaires, qui tiennent les ficelles de cette activité plus que lucrative.

Pourquoi, également doit-on toujours attendre quelqu'un d'autre pour nous offrir du travail, en nous le servant sur un plateau, que ce soit l'État ou quelqu'un de privé, au lieu de le créer soi-même ? Perdre son temps à vendre à la sauvette ne vaut pas l'apprentissage d'un vrai métier ou d'un côté vous serez dignement rémunéré et de l'autre vous contribuerez au développement et à l'économie du pays. Dieu sait combien nous avons besoin de la compétence de gens de métier. On peut aussi, par exemple se mettre à plusieurs pour ériger une petite entreprise, qui aura peut être des débuts difficiles, mais qui finira par apporter petit à petit ses fruits en donnant du travail à tous ses membres.
Tout le monde ne peut pas, peut être établir sa petite entreprise, mais c'est déjà là une des solutions pour résorber le chômage et lutter contre la fatalité.
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