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Annaba: POLYCLINIQUE DE HADJAR-EDDIS - Une femme médecin tabassée par 2 frères

Publié le 20/01/2016
Une femme médecin tabassée par 2 frères C’était prévisible ; et dans les colonnes de ce même journal, nous avons déjà tiré la sonnette d’alarme, au mois de septembre dernier, sur l’insécurité qui semble avoir la peau dure. C’est le cas de  l’un des services médicaux publics, des plus humanisés de la wilaya d’Annaba, en l’occurrence la polyclinique de Hadjar-Eddis, dans la commune de Sidi-Amar (El-Hadjar). Devant l’absence des brigades de gendarmerie ou de police dans cette région, pourtant une cité populaire, ce qui devrait arriver arriva avant-hier en  début de  soirée, plus précisément vers 19H : Deux  individus, des frères, originaires de cette zone, ont violenté un médecin, une jeune dame enceinte. Les raisons : le Toubib a refusé d’établir un arrêt de travail au profit de l’un des mis en cause pour justifier son absence de  travail, selon la plainte déposée par la tutelle. Le médecin a reçu au dos dans un premier temps, un coup à l’aide d’une chaise, avant que les 2 agresseurs la corrige sévèrement à de coups de pieds. Selon une source proche de l’affaire, la malheureuse victime  a nécessité 30 jours d’arrêt de travail du médecin légiste. Alertés, le groupement de la gendarmerie d’El-Hadjar, a dépêché en urgence un impressionnant dispositif sécuritaire, ce qui a permis l’interpellation de l’un des agresseurs. Son frère demeure toujours en fuite.  Il faut le reconnaitre, l’insécurité règne sur cette partie de la Coquette depuis des années. D’ailleurs, devant cette situation de psychose imposée par les groupes de malfrats, la population locale a saisi à maintes reprises le chef du gouvernement sur la nécessité de doter les lieux de brigades de la gendarmerie ou de la police. Le problème d’insécurité  pèse lourd, a-t-on constaté sur place, sur le  bon déroulement de la fonction de cette structure sanitaire étatique de proximité, surtout lorsqu’on sait qu’au niveau duquel entre 200 et 300 patients, sans omettre ceux des services de radiologie et  de laboratoire, sont pris en charge quotidiennement. Pour les équipes médicales qui sont affectées, « depuis sa mise en service en 2009, l’insécurité demeure le point noir de cette polyclinique.» Le soir venu, parfois c’est carrément la pagaille, engendrée par le comportement de certains individus dans la plus part des cas, abruties par l’alcool et la drogue. Les témoignages des infirmiers sont éloquents : « les malfrats qui écument les alentours directs de l’établissement n’ont pas froid aux yeux. Ils accèdent contre vent et marée à l’intérieur de l’établissement avec des canettes de bière à la main. Et attention à celui qui  ose intervenir. Ils ont même tenté d’enlevé une jeune dame, médecin de son état si ce n’était l’intervention des travailleurs, voire des malades »  D’ailleurs, la zone dite de sécurité de la polyclinique se transforme, le soir venu, à une « mahchacha » –buvette clandestine-, au vu et au su de tout le monde. Malgré les efforts au quotidien des travailleurs, cette zone de sécurité n’est rien moins qu’un cloaque,  ou s’entremêlent les détritus de tout genre, agrémentés par les tessons de bouteille  d’alcool, qui jonchent le sol, témoignant ainsi de « soirées de beuverie », dans cet endroit transformé en repaire d’une catégorie de prédateurs qui durant la journée rodant dans les parages, prennent possession des lieus dès l’installation des ténèbres. Notre interlocuteur affirme que les assaillants à la recherche des psychotropes, terrorisent les patients, tant la plus proche brigade de la gendarmerie est située à une dizaine de kilomètres des lieux, d’une part et de l’absence de téléphone à la polyclinique d’autre part. Malgré le phénomène de l’insécurité qui représente un handicap majeur pour ses activités, cette infrastructure médicale, relevant de l’établissement public de santé de proximité d’El-Hadjar, est, cependant, de l’avis des dizaines de patients approchés, plutôt réputée pour l’exemplarité des relations du staff médical et son rapprochement avec ses patients. « La confiance du citoyen en l’administration a été bel et bien restaurée, et ce grâce à un service public qui répond à ses besoins et lui fait gagner du temps, grâce à la disposition des patients par les médecins, infirmiers et agents ».

lestrepublicain - 20 janvier 2015 -  B. Salah-Eddine

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Les Commentaires

Ces individus de l'espèce la plus ignoble, la plus pourrie, la plus méprisable, sont de plus en plus nombreux. Et pour cause: Des autorités absentes, inéxistantes et pour celles qui soi-disant donnent un semblant de travail, elles sont souvent négligentes, inattentives, insouciantes, totalement indifférentes aux tracas des gens, n'attachant aucun importance aux soucis des honnêtes personnes qui n'aspirent qu'à mener tout simplement une vie tranquille et sans nuages. Il n'y a pas si longtemps, c'était un avocat qu'on avait molesté et également un dentiste, aujourd'hui c'est une femme médecin, à qui sera le prochain tour ? On se demande parfois, devant tant d'indifférence, si certains, en réalité, n'ambitionnent pas le retour au chaos et à la loi de la jungle pour masquer des intérêts inavoués.
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