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Annaba: FORUM UNIVERSITÉ-ENTREPRISES - « L’université ne forme plus pour former »

Publié le 14/05/2016
1--Forum universitéLe deuxième forum de l’université Badji Mokhtar Annaba – Entreprises, s’est tenu dans la matinée d’hier au pôle universitaire d’El-Bouni. Cet évènement a permis de réunir la quasi-totalité des acteurs économiques de la région, avec les différents chercheurs et responsables de l’université d’Annaba ainsi qu’avec les autorités locales.

C’est donc en présence des autorités civiles et militaires que l’événement a eu lieu. Des dizaines de stands, représentant les entreprises les plus actives de la région et les départements et laboratoires de recherches qui peuvent leur être d’une grande aide, avaient été installées.

« Ce forum est un espace de rencontre, où nous serons utiles l’un pour l’autre, entre le secteur socioéconomique et celui de l’enseignement supérieur. Un espace dans lequel nous allons montrer à nos étudiants comment créer sa propre micro entreprise. Car c’est par la création de micros entreprises que l’on génère de la richesse ; nous encourageons nos étudiants depuis leur accès à la première année d’université à envisager cela. La richesse créée devra par la suite être entretenue par une performance et une compétitivité constantes, ce qui ne peut être possible que grâce aux compétences des cadres et leurs formations continues », c’est en ces mots que le recteur de l’université Badji Mokhtar, Ammar Haiahem, s’adresse à un auditorium remplis d’étudiants, de chercheurs, d’industriels et autres opérateurs économiques ainsi qu’à toutes les autorités locales.

Selon monsieur Haiahem, l’environnement est aujourd’hui très favorable pour les jeunes entrepreneurs, que l’Etat ne cesse d’encourager. Les dispositifs de l’Agence Nationale de Soutien à l’Emploi des Jeunes (ANSEJ) sont de nature à prouver l’importance capitale qu’accorde l’Etat à ce sujet. « L’université ne forme plus aujourd’hui pour former, mais pour répondre à un besoin réel exprimé par l’environnement socioéconomique. La formation graduée comme la recherche doivent être utiles », ajoute le recteur, avant de prévenir les industriels sur les dangers qui pèsent sur leurs sociétés. Selon lui, aujourd’hui, tous leurs produits se consomment, mais avec l’ouverture sur le monde et la concurrence de l’offre internationale, le consommateur voudra une qualité meilleure. Le seul moyen de remédier à ce futur problème, c’est d’être compétitif dès aujourd’hui et d’améliorer la qualité de la production nationale, s’aligner sur les normes internationales et même les surpasser. Car « consommer un produit algérien, c’est bien, mais c’est mieux si celui-ci est de qualité. Alors si ce produit est de qualité et compétitif, c’est encore meilleur », affirme le responsable d’université d’Annaba. « Pour réussir et bâtir un développement socioéconomique durable, il faut que les chercheurs et les opérateurs économiques du pays travaillent ensemble, car l’un ne peut avancer sans l’autre » conclut le recteur.

Le représentant du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, le Professeur Hafid Aourag, DG de la recherche scientifique et du développement technologique a insisté dans son allocution sur le manque de chercheurs hors université. « Dans les pays développés ou même émergents, seul un tiers des chercheurs se trouvent au niveau de l’université, alors que deux tiers sont au niveau des entreprises privées. Hélas, en Algérie, le travail de recherche ne se fait pas en dehors de l’université. Seul Sonatrach est en train d’en mettre en place pour améliorer ses performances sans dépendre de recherches importées qui peuvent ne pas correspondre aux spécificités de l’entreprise » avait déclaré celui-ci.

Le président de la chambre algérienne du commerce et de l’industrie (CACI) et PDG du groupe Benamor, Laïd Benamor, s’est dit convaincu que l’avenir appartient aux innovateurs. Pour lui, l’Algérie a besoin de la recherche scientifique dans tous les domaines sans exception, et il rejoint le professeur Aourag pour dénoncer l’importation de recherches qui souvent ne correspondent pas aux propriétés de notre société ou de nos entreprises. « Toutes les entreprises qui ont réussi à travers le monde, ont investi sur la recherche à court, moyen et long terme. » Cet homme à la tête de l’une des plus grandes entreprises agroalimentaires du pays, conclut son discours avec des conseils adressés aux futurs entrepreneurs.

Le wali a quant à lui encourager l’université à jouer un rôle efficace, en accompagnant les entreprises pour répondre à leurs besoins. Le chef de l’exécutif a aussi rappelé que tout est fait pour faciliter les investissements et encourager les investisseurs.

Plusieurs accords entre l’université Badji Mokhtar et des opérateurs socioéconomiques ont été ratifiés, les plus importants  avec le groupe Benamor, Arcelormittal, Evolab, Mahbouba ou encore les directions de wilaya de la pêche, de la culture, du tourisme et de l’emploi.

A noter que l’exposition avait attiré plusieurs centaines de jeunes curieux et désireux de visiter les différents stands.

Le provencial - 13 mai 2016 - B.Mustapha

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