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Annaba: CÉRÉALES - Le stress hydrique fausse les prévisions

Publié le 20/06/2016
 Le stress hydrique fausse les prévisions C’est la  première impression des agriculteurs qui viennent de commencer les moissons depuis le début de ce mois. Ce n’est pas une bonne année pour les céréales, le rendement est jugé très faible. A peine un peu plus que la moitié des surfaces globales  cultivées, autour de 14000 ha. La prévision déjà très pessimiste  de 23 à 24 q/ha est loin d’être atteinte, les pertes « sont plus importantes que nous ne pensions » au début des moissons selon les agriculteurs interrogés. Dans les champs le stress hydrique et le piétin échaudage ont fait des ravages, les épis sont « chétifs » vides de graines selon la formule des agriculteurs. La question de l’irrigation revient  dans toutes les conversations des fellahs, confrontés à de gros problèmes dans ce domaine. « Si Dame Nature ne peut être gérée, il n’en n’est pas de même pour l’irrigation à partir des oueds ». Et là, il y a beaucoup à dire « même si nos préoccupations demeurent depuis des années  sans aucune écho auprès des responsables. Nous sommes las de tirer les sonnettes d’alarmes pour rien ». L’extrême pollution des oueds et en premier l’Oued Seybouse rend toute irrigation dangereuse et interdite. « Mais rien n’est fait concrètement pour y remédier. on en parle tout le temps, mais sans plus » regrettent à l’unanimité les fellahs qui ont répondu à nos questions et qui se sentent « abandonnés par les responsables et en premier lieu par les décideurs, surtout dans la conjoncture actuelle, ce qui est une véritable aberration ». »Il y a environ 40 ans depuis que la pollution  s’est installée dans nos cours d’eau, de plus en plus présente, et les pollueurs  continuent de sévir sans être dérangés, tuant les cours d’eau les uns après les autres » accuse un fellah d’El-Hadjar qui « est las de parler de ce problème sans voir  se concrétiser aucun décision ferme sur le terrain par les premiers responsables de la protection de l’environnement ». « Il y a des années que l’on parle de ce grave problème qui freine l’agriculture mais…rien du tout » renchérit un autre agriculteur. Le bilan final  de  la moisson des céréales est attendu juste après l’Aïd. Du côté de la tomate industrielle, le problème est le même, le stress hydrique  a anéanti les prévisions les plus pessimistes, et on s’attend aussi à une  mauvaise année. Quelques  fellahs de Tréat et El- Kerma  ont déjà procédé aux premières cueillettes et le faible rendement est déjà ressenti par le consommateur, qui  achète le kilogramme au prix fort. « Les tomates de cette année sont, pour la plupart de petite dimension, faute d’eau »  ajoutent nos sources. « La balle se trouve dans le camp des responsables de l’environnement».
  lestrepublicain -  20 juin 2016 00:00  - Farida H
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