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Annaba: FÊTE DE L’INDÉPENDANCE - Des héros annabis morts pour la libération du pays

Publié le 05/07/2016
Des héros annabis morts pour la libération du paysUne anecdote qui nous faisait sourire devant l’ignorance totale par nombre de personnes  de l’histoire de notre glorieuse révolution. C’est bien cette question qui avait été posée à des étudiants concernant la date du 5 juillet 1962. L’un d’eux avait répondu naïvement « Mais il s’agit d’un stade à Chéraga où joue l’Equipe Nationale ». C’est pourquoi il faut de temps à autre rappeler l’histoire de ces héros qui ont libéré le pays en, offrant leur vie et délaisser leurs familles, livrées, alors, aux hordes coloniales. Ils avaient rejoint les rangs du Front de Libération Nationale et de son armée la glorieuse ALN qui étaient arrivés à booster les forces d’occupation hors du pays et à leur faire retraverser la Méditerranée, mettant fin au culte du débarquement de Sidi Ferruch de 1830. Il avait fallu des dizaines de révoltes et d’insurrections pour tenter d’arrêter l’avance des armées coloniales, ce qui avait causé en 132 années d’occupation, la perte de plusieurs  millions d’algériens, dont font partie les 1 million et demi de la Guerre de Libération Nationale déclenchée le 1er Novembre 1954. L’aboutissement était l’indépendance Nationale le 5 Juillet 1962 après avoir  mis à genoux l’armée française et ses alliés de l’Alliance Atlantique (OTAN). Des rues, des établissements scolaires, des places et des jardins publics ainsi que des stades et plages portent les noms de  ces hommes et femmes qui ont tout donné. Qu’on l’appelle Fatiha Zerkaoui, cette jeune combattante dont la seule et unique  photo retrouvée la montre en robe de mariée, décédée en Août 1958 à l’âge de 23 ans, après avoir été arrêtée, elle subi les viols collectifs des harkis d’Oued El-Aneb, puis livrée aux chiens et déchiquetée par ces animaux dressés pour ce faire. Babou Chérif l’enfant de la Place d’Armes, tombé au Champ d’honneur sur les montagnes surplombant le village de Chihani, auteur avec son commando du mitraillage du Cours en Octobre 1956. Ou encore Chérifi Mohamed Ben Badaoui  l’enfant d’El-M’Haffeur, mort au combat le 24 Juin 1959, encore Tazelmati Ammar, de M’haffeur également, Boutefnouchet Abdelaziz  du boulevard Che Guevara auteur de plusieurs attentats avant d’être fauché par les balles ennemies à « Kef El Aks » entre Sédrata et Guelma, lors d’un accrochage en 1957, alors qu’il convoyait en compagnie de 135 autres moudjahidines des armes de Tunisie vers les zones de  combat. La liste est longue trop longue pour qu’on puisse citer tous nos valeureux chouhadas. Ainsi l’élève de Cheikh El Madani, le  chahid Tahri Ali était un père de 3 enfants et résidait à la Cité El Moukaouama avant de militer dans les rangs des algériens qui approvisionnaient les combattants du djebel Edough.Il avait côtoyé Touaref Nouar dit « le Roux », Berrari Khémissi, l’enfant de Tekkouche, aujourd’hui Chétaïbi, membre du commando du Cours, Babou Chérif,Hamza Salah Dit « Lahchaichi », Bélaid Belgacem le loup de Bougantas, Ghodbane Messaoud et Merah Salah. Chargé par la suite de l’acheminement d’armes, il tombe lui et ses 12 compagnons dans une embuscade tendue dans la région de Boussaïd aux environs de Collo, au cours de laquelle il perdra la vie. Nous n’oublierons pas Khentèche fils de la moudjahida Khentèche Halima surnommée «El Kafza », un enfant du Pont  Blanc, un héros de la bataille de Sidi Salem  en 1959 et compagnon de Khelfaoui Hamada dit « Hamitouche » de Kail Larbi dit « P’tit Larbi » et de nombreux autres combattants de Annaba. Il avait suivi une formation dans les transmissions, une nouvelle structure à l’époque créée en Tunisie par Boussouf. Bouzered Hocine dit trois doigts qui avaient semé la terreur dans les rangs des policiers et miliciens français. Rizzi Amor abattu par un pied noir du nom de Giordano dans les couloirs du tribunal de Annaba. Ce dernier sera exécuté par les fiddayine du FLN le lendemain même de son acte. dans  les couloirs du tribunal de Annaba, Kabar Adra abattue à Bordj Samar, Necib Arifa est la première chahida tombée au Champ d’honneur en compagnie de Badji Mokhtar, un certain 19 Novembre 1954, dans la ferme du Caïd Chouef du côté de Medjez Sfa. Il s’agit de Dzaïr au prénom prédestiné. Celui qui avait fait trembler de peur le célèbre Colonel Bigeard, grand patron des Bérets Rouges, des sanguinaires qui avaient assassiné des dizaines d’Algériens dans la nuit du 19 au 20 Août 1956 à la Place d’Armes. Il s’agit de Benbakha Rabah dit « Bouti »  achevé  sous la torture des goumiers d’Oued El Aneb le 17 Janvier 1957.  Boutyi avait planifié la mission en compagnie de 6 autres combattants, tous décédés   Ounissi Abfelkrim assassiné par ses compagnons le 17  janvier 1957, Latrèche Tahar tombé au champ d’honneur le 6 octobre 1956, AIdli Abfelmajid  celui qui avait entraîné dans sa mort le sanguinaire Joaquim Umberto, le patron de la sinistre organisation criminelle « La Main rouge » le 13 Août 1957, Sâadani Amar tombé au champ d’honneur le 25juin 1956, Guennez Aziz tombé au champ d’honneur le 7 Avril 1957  et Derradji Yougef tombé au champ d’honneur le 6 octobre 1956. On ‘ne peut oublier d’autres héros tels les jeunes Tarfaya et Rébaiaia  appelés à la Cité Auzas et Jebenet Lihoud « Hamouda et Saïd ». D’autres sont morts après l‘indépendance,  tel le patron du fidda à Annaba Khloufi Mohamed Ben Said dont l’épouse vit dans un petit appartement  en location, Meksem Amar Ben Zidane dit « Gasmi Amar » activement recherchés par le Procureur de l’époque R. Gros. Dernièrement le héros de la mitraillade de la Bagatelle et du mess des officiers « Les cigogneaux » à Chapuis, Chabbi Abdelmadjid avait tiré sa révérence après avoir été le gardien, de la mémoire de ses compagnons d’armes en affichant des centaines de portraits dans le local de la Rue du CNRA.

Lestrepublicain -
05 juillet 2016  - Ahmed Chabi
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