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Annaba: Dominique Wolton, directeur de recherche au CNRS - «Les politiques sont coupés de la réalité»

Publié le 17/10/2016
L’absence des politiques locaux de Annaba à la conférence «Communication et politique» présentée la semaine dernière par Dominique Wolton, directeur de recherche au CNRS en sciences de la communication et spécialiste des médias, est décevante.

En effet, ils étaient un élément incontournable qui a fait faux bond, s’il l’on se fie à la définition de la «communication politique» du conférencier. Selon lui, la communication politique est  «l’espace où s’échangent les discours contradictoires des trois acteurs qui ont la légitimité à s’exprimer publiquement sur la politique et qui sont les hommes politiques, les journalistes et l’opinion publique à travers des sondages».

Or, les journalistes et l’opinion publique étaient représentés par des universitaires présents à l’invitation du directeur de l’Institut français, David Quiennec. Egalement conviés, les politiques locaux — hormis Farouk Djaraya, président de l’APW de Annaba — brillaient par leur absence, même si nous sommes à la veille d’élections législatives. Cela dénote de la qualité de nos élus toutes obédiences confondues qui, pour eux, le volet de la communication politique semble être le dernier de leurs soucis.

En effet, ils auraient appris de cet éminent chercheur que cette définition de la communication politique «insiste sur l’idée d’interaction de discours tenus par des acteurs qui n’ont ni le même statut ni la même  légitimité mais qui, de par leurs positions respectives dans l’espace public, constituent en réalité la condition de fonctionnement de la démocratie de masse». Mais le constat de Wolton est sans équivoque : «Les politiques sont coupés de la réalité.»

La communication politique est le «moteur» de l’espace public ; elle est également, selon Wolton, un changement aussi majeur dans l’ordre de la politique que les médias de masse l’ont été dans celui de l’information  et les sondages dans celui de l’opinion publique. Son rôle essentiel est d’être l’espace où s’échangent les discours contradictoires des trois acteurs qui ont légitimité à s’exprimer : les hommes politiques, les journalistes et l’opinion publique à travers des sondages.

Cette définition restrictive a l’avantage de montrer que l’originalité de la communication politique est de gérer les dimensions contradictoires et complémentaires de la démocratie de masse : la politique, l’information et la communication. Elle traduit l’importance de la communication dans la politique, non pas au sens d’une disparition de l’affrontement, mais au contraire au sens où l’affrontement — qui est le propre de la politique — se fait aussi dans les démocraties sur le mode communicationnel. Elle est à la fois une réalité visible tous les jours, un niveau de fonctionnement et un concept indispensable à la compréhension des démocraties pluralistes de masse. Le conférencier a néanmoins dénoncé la proximité des journalistes des politiques qui, estime-t-il, n’arrange pas les deux parties. «Cette proximité est allée jusqu’à voir des mariages entre journalistes et politiques», étaye-t-il. Au terme de la conférence, à laquelle a pris part également Patrick Poinsot, le nouveau consul général de France, l’orateur s’est montré très jovial, notamment lors du débat où il a apprécié les interrogations des uns et le statut économique des autres intervenants.  

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El Watan le 17.10.16 -  Gaidi Mohamed Faouzi
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Les Commentaires

Bonjour:

je viens de suivre une émission radio annaba sur la réalisation d'espace verts et l'aménagement urbain de la ville. on ne peut pas parler d'aménagement sans donner des précisions sur les compétences de chacune des nos institutions locales. Que doit faire la ville, la wilaya et enfin l'APW en matière d'aménagement du territoires. Il faut que nos intervenants disent qui doit faire tel ou tel travaux. Une fois que les compétences sont déterminées. Les gens peuvent comprendre à qui on doit s'adressée pour améliorer les choses. Les routes urbaines sont en principe de la compétences de l'APW et les grands travaux au niveau de la wilaya c'est la wilaya qui a cette charges pour le faire. la ville a une compétences des espaces verts de la ville ainsi que la propreté des routes.Si tout ce cheminement n'est pas défini par ces institutions. On ne peut pas aller plus loin en matière d'aménagement du territoire. c'est pas le Wali qui s'occupe des espace verts et de la propreté des routes. on doit décentraliser les compétences pour éviter de se jeter la balle et donc les responsabilité. l'article si dessus , démontre carrément un absence de politique de communication de d'information entre les services. D 'absence de certaines personnes dans ce type de réunions afin de ne pas entendre des vérités qui mettent en cause leurs compétence dans la gestion d'un peuple , d'une ville , d'un pays. Voila pourquoi les personnes attendus ont brillé par leurs absence. Pour faire une politique urbaine ou autre il faut nécessairement de la communication, la confiance et la circulation de l'information.
Il y va sans dire que le politique doit s'impliquer dans la vie du citoyen, de la société, si non ce pourquoi il est désigné sera totalement raté.
Son rôle, c'est de gérer les affaires publiques d'une communauté, d'une société, d'un groupe social etc... Il doit donc être dans l'action, il doit être en rapport avec les autres, il doit être présent. Il doit lutter, batailler, combattre tout forme d'injustice, de malheur, de corruption, regler les affaires, remettre les choses dans l'ordre etc... etc... la liste est longue. Puisqu'il est investi d'un pouvoir et c'est justement avec ce pouvoir qu'il peut résoudre beaucoup de soucis et changer pas mal de choses. Parceque ce pouvoir lui permet de le faire, ce que beaucoup ne peuvent pas. Donc si ce rôle capital du politique qui se dérobe, qui se soustrait à sa charge ou à sa fonction, tout en gardant les privilèges et les avantages, n'est pas présent, n'est pas là à sa place, surtout quant il le faut, c'est comme un navire sans commandement qui est à la dérive ballotter pas les vagues dans toutes les directions.
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